La Galerie Simple est située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, au cœur d’un quartier populaire. Elle est à la fois un atelier de création, un lieu d’exposition et un espace de résidence. Elle accueille également des intervenants qui y mènent des activités qui ne sont pas immédiatement artistiques ou encore des lectures d’écrivains. A travers ces pratiques diverses, la ligne générale est toujours celle d’une ouverture sur le dehors, une ouverture au public et au quartier, une politique des rencontres. Entretien avec Cécile, l’animatrice du lieu.

On apprend le décès, cette nuit, de Shigeru Mizuki, mangaka japonais, père fondateur du manga moderne, à l’âge de 93 ans. Son univers est peuplé de yôkaï, ces créatures plurielles (attirantes ou malfaisantes) du folklore japonais comme des ombres et plaies de la Seconde Guerre mondiale ; il est connu pour avoir créé Kitaro Le Repoussant (série de mangas adaptée en animés et jeux vidéos). En France, son œuvre a été plus largement connue à travers deux titres, NonNonBâ (Cornélius, 2007, prix du meilleur album au Festival d’Angoulême) et Opération mort (Cornélius, 2008). Il avait entrepris l’écriture de son autobiographie en bande-dessinée, avec L’Enfant (Cornélius, 2012), Le Survivant (Cornélius, 2013) et L’Apprenti (Cornélius, 2014). Shigeru Mizuki venait de terminer Watashi no Hibi, Mon Quotidien, qui s’insère dans ce cycle autobiographique, La vie de Mizuki.

En 1959, Raymond Queneau publiait Zazie dans le métro. Jane Sautière qui traverse rames et lignes dans Stations pour nous offrir des tranches de vie sociale, des éloges de la lecture et un voyage intérieur, pourrait être sa petite-fille contemporaine, une Zazie qui étend ses lignes à l’ensemble de nos transports en commun.

Voici un livre étonnant que publient à Liège les éditions Fourre-Tout : il est fait de 500 feuillets encollés les uns aux autres et réunit les archives d’un projet de transformation en musée d’art moderne et contemporain du vieil Arsenal de Maubeuge. C’est là qu’au terme de diverses péripéties devait naître un Centre Pompidou Mobile — bien moins coûteux que le Pompidou de Metz. Mais ce projet, écrit Emmanuel Caille, rédacteur en chef de la revue d’A qui rapporte les faits en introduction au volume, a été emporté avec pertes et fracas par l’élection qui remplaça en mars 2014 un maire socialiste par un maire UMP-UDI.

Des coulisses sous le signe du neuf (le chiffre et l’adjectif) dont l’homophonie renvoie à l’expérimental « Revolution 9 » des Beatles, au 9e art, à l’académie éponyme, aux dictons populaires – « au gui l’an neuf », « qui vole un neuf… » – et, c’est un peu facile on vous l’accorde, à la nouveauté, thème principal de ce neuvième épisode des coulisses de la Newsroom de Diacritik.

(S.P.)

S(.) me raconte une histoire. Il passe ses congés d’été dans une maison de campagne isolée au bord d’un grand bois. Un soir qu’il revient de courir, il trouve devant la maison, garé au bord la route, un homme en flottant de course. L’homme demande à S(.) s’il n’a pas vu sa chienne. C’est un dogue allemand bleu. Il l’a perdue dans les bois. S(.) lui dit qu’il n’a rien vu. Un long silence s’installe.

En 20 ans et 9 albums, les Suédois de Club 8 se sont affranchis de toute étiquette. Le duo (Karolina Komstedt et Johan Angergård) s’est affairé à faire la musique qui lui plaisait, sans trajectoire définie, sans se laisser distraire par divers succès ponctuels — sur les radios US (Strangely Beautiful, 2003) ou dans les charts de leur propre pays — variant d’un style à l’autre pour y mieux revenir quelques années plus tard après d’autres digressions.