L’Algérie fut à la une… pour le meilleur et pour le pire… après octobre 1988 et l’arrêt du processus électoral de janvier 1992. Vivant alors une nouvelle rupture tragique, cette ancienne colonie, présente, même dans l’invisibilité, dans la vie et la mémoire de nombre de Français, entamait la traversée d’années noires. C’est justement à ces années que se mesure Tristan Leperlier dans son ouvrage récent, Algérie, les écrivains de la décennie noire, aux éd. du CNRS. Libre échange entre une lecture et un auteur.

Sans doute lit-on peu de ces livres-césures qui, de l’époque et du passé, entendent faire place neuve ou tout du moins en dessiner un destin neuf, au prix de la mort d’une idée et des auteurs. Et sans doute Poéticide de Hans Limon qui vient de paraître aux éditions Quidam appartient-il à cette énergie sans faille. Roman, poème, poème du roman, roman contre la poésie, assassinat de poètes : carrefour et compression génériques, Poéticide ouvre de nombreuses questions sur lesquelles Diacritik est revenu avec son auteur le temps d’un grand entretien.

Arborant fièrement des tenues plus flamboyantes les unes que les autres, toujours excessivement parfumé, minutieusement maquillé, rien n’est jamais too much pour Cassandro. Mais il ne faut pas s’y tromper, le personnage haut en couleur est aussi un véritable athlète téméraire s’illustrant depuis 26 ans dans le monde du catch mexicain – la Lucha Libre – comme le champion des Exóticos, ces catcheurs gays ou travestis qui cassent les préjugés dont ils peuvent faire l’objet.

Diacritik l’affirmait haut et fort de la sortie en salles des Garçons sauvages en salles, en février dernier : « l’un des plus beaux films qu’il nous sera donné de voir cette année ». Nous republions notre entretien avec Bertrand Mandico, réalisateur de cette transe spectatorielle érotique, visqueuse, poilue et fantasmagorique alors que le film sort en DVD, aujourd’hui.

Dans le sillage du très riche 28e Salon de la Revue qui vient de se tenir, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues exigeantes qui renouvellent en profondeur le paysage littéraire. A l’image de la dynamique Daïmon, revue de singularités littéraires, dirigée par Raluca Belandry que nous avons rencontrée le temps d’un entretien.

Benaouda Lebdaï, professeur émérite de l’Université du Mans, spécialiste des littératures africaines coloniales et postcoloniales, a répondu à quelques-unes de nos questions à propos de Winnie Mandela, femme hors normes, icône et figure controversée, à l’occasion de la parution de son livre, Winnie Mandela. Le mythe et la réalité chez Casbah éditions.

En prélude au 28e Salon de la Revue qui se tiendra le 9, 10 et 11 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Paul de Brancion de la très belle Sarrazine.