De l’écriture de la relation au vivant au déplacement des frontières entre humain et animal, entretien avec Camille Ruiz, autour d’Un chien arrive et de l’ensemble de son territoire chien.
Category Archive: Entretiens
Entretiens filmés ou retranscrits, d’écrivains, réalisateurs, dessinateurs, etc. Parce que laisser de longues plages à des artistes et des écrivains pour s’exprimer, ça manque un peu, ailleurs…
Le poète Jordi Gallizia s’est prêté au jeu du grand entretien autour de son ouvrage Brasucade. Il y est question de mémoire, de goûts, de mots, dans un parler propre aux milieux des étangs et des garrigues occitanes. L’auteur nous invite au festin de la brasucade, un plat de moules marinées et braisées typique de l’étang de Thau dans l’Hérault. De la langue comme des rives de l’étang surgissent des racines occitanes, dont Jordi Gallizia se fait la voix renouvelée. Le texte se donne à lire comme la brasucade, les mots sont grillés et décortiqués par l’auteur qui nous convie à un banquet aussi populaire que littéraire.
Sandra Moussempès publie Chambre Obscura, une anthologie augmentée réunissant plus de trente années d’écriture, de présences fantomatiques et de performances sonores.
Nous sommes des milliardes, aux éditions Lanskine, est un livre à mettre entre toutes les mains et de manière urgente.
Deuxième partie de l’entretien que Pierre Chopinaud, à l’occasion de la publication de L’Ancien Enfant, a accordé à Selma Laghmara pour Diacritik.
L’Ancien Enfant, second roman de Pierre Chopinaud, sédimente une intervention littéraire singulière et radicale dans le champ littéraire contemporain.
Huit ans après My Absolute Darling, Gabriel Tallent signe un nouveau roman virtuose, La Voie. Deux lycéens, Dan et Tamma, poursuivent leur rêve : grimper ensemble toute leur vie. Deux adolescents du désert qui s’échappent de chez eux, la nuit, pour escalader à l’aube, avant d’aller en cours. Deux amis évoluant dans des familles désargentées, fumant des joints et rêvant de faire corps aux canyons. Un roman d’escalade subversif, où « espérer est synonyme de terreur et d’exposition ».
Le Palmier entraîne le lecteur sur les pas de Vive, huit ans, dans un jardin en apparence merveilleux et protecteur mais soumis à des intrusions violentes et à la mort. « Le langage est un rempart contre l’oubli », confie Valentine Goby. Dans ce parcours vers un dévoilement final, l’enquête menée par Vive sur ce palmier, qui n’est pas qu’un palmier, déploie une poétique du dédoublement et de l’attention au détail, au monde, à sa beauté et à ses failles, comme le souligne l’entretien que l’autrice nous a accordé.
Avec Nos invisibles (Cambourakis, 2024), Charlotte Bonnefon tisse un récit onirique et fragmentaire où se croisent mémoires traumatiques, violences coloniales, exils et résistances féminines. Entre archives morcelées et motifs obsédants, ces mémoires entravées tourbillonnent et se cristallisent en une sensation à la fois intime et universelle. Le livre est un objet totem, mosaïque de silences et de fulgurances, qui interroge : comment représenter l’invisible sans le trahir ou le figer ? Notre entretien avec l’autrice explore la genèse de ce texte labyrinthique, son rapport aux archives, la symbolique du tissage, des plantes et du minéral, et la manière dont l’écriture peut devenir acte de réparation collective.
Avec La Destruction comme cause du Devenir de Sabina Spielrein, les éditions Mater poursuivent la réhabilitation de figures féminines longtemps reléguées aux marges de l’histoire intellectuelle.
Après Le cours de l’eau, Grégoire Sourice fait paraître un premier roman, SecondeMain, qui interroge, à partir de petites annonces insolites mises en ligne, nos rapports aux objets et aux doubles numériques. Entretien avec l’auteur.
John Jefferson Selve a fait paraître La matière humaine en février dernier. Entretien avec l’auteur.
mont des Ourses immerge les lecteur·ices à Ici, un village enclavé de montagne, aux côtés d’Hazel et de son père, Jean-Code, gendarme violent et autoritaire. Un meurtre est commis et Hazel décide de mener l’enquête. Peu à peu, l’adolescente s’émancipe des brutalités qu’elle observe et qu’elle subit. Elle rencontre, dans la montagne, d’autres manières d’être au monde. Dans un style proche de l’oralité, le roman d’Émilie Devèze mêle poésie subtile et ironie, par le biais d’images fortes et parfois déroutantes. L’écriture est brute, sans concession ni détour, tout en reflétant une certaine candeur.
Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, l’autrice explore en quoi la forme du conte écoféministe lui permet de raconter l’extrême violence, intime comme sociale, tout en ouvrant le chemin de solidarités et d’autres possibles.
Parce que les crises écologiques que nous traversons nécessitent de l’imagination, dans l’action comme dans le renouvellement des formes littéraires, Laure Limongi crée avec l’Invention de la mer une fiction qui entrelace les genres littéraires. Paru aux éditions du Tripode en janvier 2025, son récit hybride roman, conte, essai et poésie, dessinant un futur utopique de créatures chimériques marines. La narratrice, elle-même chimère de poulpe, traduit au lecteur, en « obsohumain », un langage fait d’odeurs et de vibrations dans un texte qui s’enrichit de notes de bas de page, d’intertextualité et de lexiques. L’hybridité de la langue rejoignant celles de la structure du récit et des personnages, témoigne de la volonté de l’autrice de raconter autrement un monde à réinventer.Entretien avec Laure Limongi.
Mathilde Girard, cinéaste, écrivaine et psychanalyste, se consacre à Adrien Borel (1886-1966) psychiatre et psychanalyste français, analyste de George Bataille, dans un roman mêlant histoire, psychanalyse et littérature, où jaillissent les mots des grands acteurs intellectuels des années 30. On entre chez Borel et on écoute George Bataille, on saisit les mouvements de Michel Leiris et la puissance de Colette Peignot. Elle nous a accordé un grand entretien à l’occasion de la sortie de ce cinquième volume de la collection Aventures dirigée par Yannick Haenel chez Gallimard.