Après Moulins (où il était exposé jusqu’au 18 juin), Miles Hyman s’installe à Quimperlé le temps d’une exposition qui lui est consacrée et intitulée « L’Entre-deux mondes », un nom de circonstance pour un artiste qui, né dans le Vermont et venu étudier et s’établir en France, est devenu celui que l’on décrit souvent comme le plus français des dessinateurs américains.

Du 15 juin au 30 septembre 2018 à la Maison du dessin de presse de Morges, c’est le faîte du Prince. Emmanuel Macron en grand inspirateur de caricaturistes et dessinateurs talentueux ? C’est le sous-texte de cette exposition qui prend le parti de s’intéresser au processus de création qui préside (sans jeu de mot) à la représentation du chef de l’État depuis son arrivée à l’Élysée en mai 2017.

Inaugurée le 8 mars 2018, une date en clin d’œil symbolique, la Galerie Miranda offre de belles promesses dans le champ qui est le sien : la photographie et l’édition photographique. La vocation de Miranda Salt, créatrice de ce bel espace, est de faire découvrir au public français des œuvres photographiques principalement féminines et étrangères.

Du 28 avril au 23 mai 2018 se tient le Salon d’Art contemporain de Montrouge, plus particulièrement consacré aux nouveaux talents de l’art actuel. La sélection d’œuvres et artistes proposés cette année montre un parti-pris cohérent, tranché et pertinent : troubler le visible, le rendre poreux aux autres sens, problématiser le privilège de la vue, du visuel.

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Comme souvent, un incipit surgit au sortir d’un rêve. Ce matin “une fois morts, les humains ressentent furieusement l’urgence de se pencher sur ce qu’ils ont légué, quitte à prendre aussitôt distance avec ce qui les avait fait tenir debout si longtemps” s’est étrangement gravé dans ma mémoire (je le note ici pour ne pas l’oublier). Mais comme il m’est impossible de commenter une telle proposition, je referme les yeux, songeant aux événements de la veille. J’imagine alors le fantôme de Jean Fournier (1922-2006) visitant, avec l’exquise réserve (cependant ô combien enflammée – intérieurement) qui le caractérisait, l’exposition de Bernard Moninot, qui se tient du 15 mars au 4 mai 2018 dans sa galerie au 22 rue du Bac à Paris.

Et si le réalisme contemporain était biologique ?
Si, plus largement, notre rapport au monde, politique comme esthétique, était moléculaire ?
C’est ce que pensait Félix Guattari dans un essai de 1977 appelant à répondre à « la miniaturisation du système répressif » capitaliste par des luttes à la même échelle, vision prophétique (et surtout portée par l’intelligence aiguë d’un présent annonçant son à venir) d’un monde moléculaire. Le titre de cet essai, La révolution moléculaire, est justement le sous-titre de l’exposition Crash Test, choisi par son curateur, Nicolas Bourriaud pour rassembler, sous un « manifeste » commun, les œuvres de vingt-cinq artistes de la jeune scène internationale contemporaine à La Panacée-MoCo de Montpellier.