Depuis quelques années, Jean-Philippe Cazier se rend dans des manifestations et rassemblements, appareil photo en main, et, dès son retour, il publie, dans Diacritik, les photoreportages de ces journées. Tout dans son regard est singulier, de sa manière de viser et mettre au point aux détails qu’il retient, toujours aigus et signifiants, mais sans l’immédiateté lisse des photographies de presse qui se contentent d’illustrer ou de rendre compte d’un événement. Ce que saisit Jean-Philippe au contraire c’est ce qui dépasse, ce qui sourd — des gestes, des expressions du visage, des mouvements. Son œil écoute. Il rend visible et audible ce que nous ne voyons ou n’entendons pas, ou pas forcément, ou pas comme lui. Le livre que publient les éditions Lanskine, Vous fermez les yeux sur notre colère, révèle cette dimension singulière de son travail photographique comme la force politique inouïe d’un engagement qui ne passe pas par le militantisme. Le livre accueille son lecteur, de même qu’il donne des visages et des noms à celles et ceux que l’Etat tente d’invisibiliser ou museler. Ce sont toutes ces dimensions, esthétiques comme éthiques et politiques, qu’un entretien avec Jean-Philippe Cazier tente d’aborder.

Du 9 avril au 28 mai 2022, la galerie Françoise Paviot propose l’accrochage de la série photographique de Lydia Flem, Féminicides, initiée en 2016 ; l’occasion pour Diacritik de proposer une mise en perspective de cette œuvre puissante, à travers deux entretiens vidéo : le premier avec Françoise Paviot, le second avec Ivan Jablonka.

Alors que le racisme d’Etat s’affiche aujourd’hui de la manière la plus explicite, que les violences policières à l’égard des sans-papiers racisé.e.s sont quotidiennes, qu’une politique de l’accueil est remplacée par une gestion carcérale, il est encore et toujours nécessaire de dire NON. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

Pour protester contre l’attaque et l’invasion de l’Ukraine par le dirigeant fasciste Vladimir Poutine, un rassemblement en solidarité avec le peuple ukrainien a eu lieu le 24 février à Paris, place de la République. Ce rassemblement était organisé par l’Union des Ukrainiens de France. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

Alors qu’il y a deux jours le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est déclaré préoccupé par le manque de transparence de la procédure dans l’enquête au sujet de la mort, en 2016, d’Adama Traoré, le « Comité Justice pour Adama » organisait aujourd’hui, à Paris, un rassemblement et une marche contre le racisme, les discriminations, l’injustice sociale qui réduisent les individus et divisent le peuple. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

Il est des vêtements qui sont plus que des vêtements, ils sont costumes, personnages, seconde peau, talisman souple, ligne, allure ; ils sont ici avec cette robe Dior portée par Marilyn en juillet 1962 lors du shooting photo avec Bert Stern, les habits du mythe, les habits d’une rencontre si émouvante, parachèvement d’une fin possible, épure, dignité d’une femme solaire et gaie le matin, à bout de souffle le soir. Quand j’ai rêvé de cette rencontre poétique et chamanique entre Isabelle Adjani et Marilyn Monroe, j’ai aussitôt vu cette robe tellement peu Marilyn, tellement Norma Jean, tellement peu Norma Jean, tellement Marilyn.

Le 38e bis Marché de la Poésie a débuté ce mercredi 20 octobre et se terminera ce dimanche 24. Comme pour chaque édition, en plus des stands présentés par de nombreuses maisons d’édition de poésie, sont organisés des rencontres avec des auteur.e.s, des lectures, des signatures, des hommages, des événements autour des livres, des revues, des formes diverses de poésie. Les détails du programme ici.