Madonna vient de publier une nouvelle photo sur son compte Instagram, elle le fait chaque jour ou presque, un de mes amis commente : « On rejoint là une sorte d’abomination… La folie pure ? Tranquille un joint dans la bouche ! Est-ce cela être cool en 2021 ? Qu’est-il arrivé à cette femme ? Et à son intelligence intuitive et à sa force créatrice ? Son ombre se refermerait elle sur elle ? Le visage du dedans rencontrerait le visage du dehors ? Conséquence de ce monde en cataclysme ? De ce covid ?  #autodestructice  #mortifere @madonna, où est passée ta force ? »

Il fait froid ce lundi 15 mars sur l’agora de l’Odéon. La pluie menace, c’est la catastrophe si elle tombe ça va mouiller l’encre de mon cahier. Mais bon. Y’a plus grave et sérieux. La vie. On a chaud. Les théâtres sont occupés. Qu’ils s’occupent ! Pendant ce temps je fais le bel Artaud le Momo le Gogo Suprême. Car la lutte ne peut pas attendre.

Le mot « élites », prisé par les professionnels de l’information, désigne une catégorie de personnes dotée d’une surface sociale et/ou d’une assise financière lui assurant des positions de pouvoir et un capital d’influence inaccessibles à tout individu dont les mérites et les talents n’ont pas été validés par les instances de cooptation propres à cette catégorie (d’où l’impression de circuit fermé).

J’ai trouvé dans Les Irremplaçables (Gallimard, 2015) de Cynthia Fleury une définition de la « raison instrumentale ». J’aime bien les définitions.  Celle-ci  ravive ma perception d’un phénomène que, jusqu’alors, je m’étais contenté d’appréhender avec désinvolture, comme si ne pas condescendre à le définir suffisait à marquer mon antagonisme. Ce n’est pas très socratique.