La solitude Caravage qui vient de sortir en poche chez Folio est un livre qui fait date dans la connaissance et la portée de l’œuvre du génie italien. Comme dans ses romans, Yannick Haenel dévoile une suite prodigieuse de précisions, de scènes et d’illuminations qui se lisent par bonds. C’est un tour de force : ces toiles si connues, si commentées et qui ont quatre siècles se posent devant nos yeux comme si c’était la première fois. Voici le Caravage vivant, miraculeusement là. L’auteur nous aavait accordé un grand entretien lors de la sortie du livre en grand format.

Youssef Abdelké, peintre, graphiste et caricaturiste syrien, résidant à Damas après un exil de 24 ans à Paris, opposant de longue date au régime et ayant séjourné plusieurs fois en prison, ne livre pas vraiment un scoop dans son dernier dessin. Ce petit dessin publié sur la plateforme indépendante awanmedia a pourtant provoqué une avalanche d’injures haineuses, comme celles qui se déversent sur toute personne qui tente de décrire la réalité telle qu’elle la perçoit, sans faire allégeance à quelque parti ou groupe politique que ce soit.

Le styliste et designer Walter Van Beirendonck est aussi artiste. Ou plutôt : il ne l’est pas « aussi », il l’est constamment, lorsqu’il crée des vêtements comme lorsqu’il réalise des œuvres. Ce n’est pas que la création de vêtements soit en soi de l’art, mais chez Van Beirendonck celle-ci implique toujours une tension vers la création artistique, de même que la création artistique reprend les moyens et matériaux de la haute-couture. Walter Van Beirendonck occupe une place singulière, entre l’art et le stylisme, mêlant sans cesse l’un à l’autre, chacun de ces domaines étant travaillé par l’autre, et par là-même transformé, dépassant ses propres limites.

Il y a des lectures qui touchent plus que d’autres sans que l’on puisse réellement en expliquer les raisons. Il y a des mots qui s’engouffrent dans ce qu’il y a de plus profond en nous, dans cet intérieur dont il faut ouvrir la porte pour retrouver ce monde connu qui nous échappe tant nous l’avons oublié pour mieux nous en défendre ou nous en cacher.

« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous en ce moment avec Velasquez ? Je préfère mille fois Le Greco. Lui était un peintre. » En 1966, Picasso est formel quand il parle du génie de Doménikos Theotokópoulos (1541-1614). La véritable première rétrospective que lui consacre le Grand Palais jusqu’au 10 février en réunissant soixante-quinze œuvres ouvre en très grand l’histoire de la peinture.

L’exposition Désidération, qui se tient actuellement à la galerie des Filles du Calvaire, est initiée par le photographe et artiste pluridisciplinaire SMITH. Mais Désidération réunit et mobilise aussi un ensemble d’autres intervenants comme le musicien Akira Rabelais, l’écrivain et critique Lucien Raphmaj, ou le studio Diplomates.

A l’issue d’une résidence de plusieurs semaines à Lizières, dans le centre culturel fondé par Ramuntcho Matta, le peintre Richard Mudariki présentera, du 12 octobre au 17 novembre 2019, à la galerie Polaris, les œuvres réalisées durant ce séjour. Rencontre et entretien avec l’artiste.