Francesca Woodman, Self-deceit #1, 1978 © George and Betty Woodman

Il était une fois une enfant, une jeune fille, une femme, qui, voulant pénétrer le sexe de son origine, bascula en dedans d’elle-même par le truchement d’un miroir qui fit apparaître un lapin blanc. Quel est le regard que la femme porte sur le sexe de son origine ? Un regard rétrograde qui plonge à rebours, descend en lui-même, en son corps qui se creuse.

Quentin Pradalier est un jeune photographe-plasticien qui a présenté son travail dans la rubrique Photo-graphies de Diacritik.

Depuis plus d’un an et demi, Quentin Pradalier et Adrien Rigal, travaillent à la réalisation de Météorite. Ce livre d’art est la rencontre de trois séries photographiques de Quentin Pradalier – une invitation à parcourir sept ans de travail, d’expérimentations et de rencontres.

La peinture me trouble beaucoup. Pas tout, bien sûr, mais quand il y a peinture. Je ne saurais le formuler autrement que par cette idée d’un événement. Quand il y a peinture il n’y a plus rien à dire, peut-être même plus rien à faire, c’est là, devant soi. Reste plus qu’à se taire, regarder, contempler si on veut, se promener du regard. Pas commenter, quelle horreur. La peinture n’appelle aucun commentaire. Plutôt se perdre, s’y perdre.

Perez © Yann Stofer

Après Saltos en 2015, remarquable premier album où la pop la plus synthétique s’alliait à la mélancolie la plus sombre, Perez revient ces jours-ci sur le devant de la scène avec Un album de collection, splendeur électronique et plastique. Héritier d’une chanson française dont les hérauts seraient Daho et Bashung, le prince noir de la pop surprend à nouveau avec un album composé de 11 titres qui, entre performance et exposition musicale, s’inspirent d’œuvres sélectionnées par le chanteur dans la collection du Frac Île-de-France.
Avant son concert au Plateau qui lancera ce nouvel album, Diacritik est revenu avec Perez le temps d’un grand entretien sur les inspirations riches et multiples de cet artiste singulier dont la pop littéraire doit aussi bien au synthétiseur qu’à Marguerite Duras.

Spectateur devant L’Origine du monde (1866) de Gustave Courbet, au musée d’Orsay © MaxPPP

Depuis la nuit des temps peut-être, le sexe féminin attire et terrifie les hommes, non parce qu’il est en soi attirant et terrifiant, mais parce que les hommes y ont projeté maintes visions phantasmatiques, parce qu’ils ont vu en lui la chose impossible à voir, parce que le sexe féminin demeure un grand trou noir, le grand trou noir de la création, face cachée du monde, voilée à jamais au regard. En ce sexe est enfoui un lieu abscons, non seulement abstrus mais dont la traversée, la pénétration, au sens physique et intellectuel, s’avère périlleuse.

Makoto Aida, Mimi Chan

Nous tenterons d’établir ici une critique des disciplines médicales, à la fois dans leur contexte historique et leurs pratiques contemporaines, pour démontrer qu’il existe une volonté insidieuse de maltraitance envers le genre féminin.
Le corps médical maintient et conforte l’idée de l’infériorité du sexe féminin en réduisant la femme littéralement au rang de « chienne », à la fois animal reproducteur et objet sexuel. Les consultations et les soins gynécologiques sont comparables à de la maltraitance animale. Le corps animal comme le corps féminin ne seraient-ils, chacun, devenus les plus gros objets de consommation, pour reprendre la maxime de Baudrillard ?

Mylène Benoit et Franck Smith © Jean-Philippe Cazier
Mylène Benoit et Franck Smith © Jean-Philippe Cazier

Dans le cadre du festival Concordan(s)e, la chorégraphe Mylène Benoit et l’écrivain Frank Smith s’associent pour créer Coalition, un essai chorégraphique qui mêle poésie et danse autour de questions autant esthétiques que politiques concernant le corps, la communauté, le On, le discours. Rencontre et entretien.

Damien Hirst, Lullaby (détail), 2000. Verre, acier, aluminium, résine et peinture
Damien Hirst, Lullaby (détail), 2000. Verre, acier, aluminium, résine et peinture

Au début du siècle dernier, la découverte et le développement des produits anesthésiants sonnent la fin de la douleur physique au cours des interventions incisives. L’anesthésie participe remarquablement à l’évolution des techniques chirurgicales qui sont encore fortement imprécises et dangereuses avant la première guerre mondiale. Les méthodes d’antalgie, dont l’économie serait aujourd’hui impensable quelque soit l’intervention, sont assez récentes : c’est au XIXè siècle qu’ont lieu les premières interventions concluantes sous anesthésie générale à partir des découvertes respectives des savants : Joseph Priestley, Horace Wells, Young Simpson et James Corning.