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C’est la meilleure nouvelle de la rentrée : une exposition “Anni et Josef Albers, l’art et la vie” se tient dans les salles du musée d’Art moderne de Paris jusqu’au 9 janvier 2022. L’ayant visitée dès son ouverture, j’ai pu constater sa réussite à tous points de vue, de l’accrochage au catalogue réalisé en collaboration avec The Josef and Anni Albers Foundation – un ouvrage de grande qualité, tant pour le choix des reproductions que pour les textes et la chronologie, redonnant au couple Albers la place qu’il mérite dans l’histoire de l’art du vingtième siècle : une des premières.

En 51 ans, cette foire est devenue un label qui s’est implanté à Miami en 2002 et à Hong Kong en 2013. Elle est également un marqueur de notoriété pour les galeries participantes. Reconnue comme le lieu de rendez-vous incontournable des collectionneurs, Art Basel est la foire d’art contemporain à laquelle toutes les galeries aspirent à être élues… Plus de 250 galeries se disputent le privilège d’exposer et plus de 4000 artistes y sont représentés.

La recherche de Sara Sadik tourne autour d’un premier mot : fragilité. Fragiles, ses protagonistes, réels et imaginaires, le sont — même s’ils veulent « ne rien laisser paraître » — par leur condition sociale et politique. « Mecs de quartiers », Noirs, Arabes, musulmans, les sujets qui peuplent et nourrissent son travail sont ce qu’on appelait il n’y a pas si longtemps des « damnés de la terre ». Maudits par le champ politique, par le racisme institutionnel, par le chômage et la précarité, maudits pour leur religion, leur culture, leur langue.

Parmi les boites de bouquinistes sur le bord de la Seine, il en est une, « La Boite 31 », qui se démarque des autres car elle est l’œuvre d’une artiste. Marie-Ange Guilleminot l’a conçue comme une expérience dans l’espace public : boite volante qui peut se déplacer à l’étranger, boite-valise qui contient des livres d’artistes (les siens et ceux de ses amis artistes), boite-rencontre où le public peut parfois devenir acteur de ses installations.

L’œuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude, L’Arc de triomphe emballé (wrapped), projet artistique datant des années 60, est désormais achevée, et visible jusqu’au 3 octobre 2021, place Charles de Gaulle, devenue Place de la toile ou Place Christo et Jeanne-Claude pour l’artiste « plaqueticien » Christophe Verdon.

Reportage photo et vidéo place de l’Étoile à Paris, dimanche 12 septembre 2021, alors que les équipes de Christo et Jeanne-Claude empaquettent l’Arc de Triomphe et que les cordistes ont commencé à dérouler les 25000 m2 de tissu, sous la direction de Vladimir Yavachev, neveu et bras droit de Christo. Le projet remonte à 1962-1963 (cf. les premières photographies réalisées lors de l’exposition Paris ! au Centre Pompidou du 1er juillet au 20 août 2020). Selon le souhait de Christo, le projet voit sa réalisation s’achever alors que les deux artistes ont disparu. L’Arc de Triomphe empaqueté sera visible du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021.

Artiste nomade, Maral Bolouri quitte l’Iran post-révolutionnaire à l’âge de 26 ans pour la Malaisie puis s’installe au Kenya. En 2017, elle y remporte le prestigieux prix sud-africain Absa L’Atelier, en 2017, associé à une résidence à la Cité internationale des arts à Paris. La France l’a choisie, dit-elle. Elle s’y installe et obtient son permis de séjour.

Post-it, bouts de papier griffonnés, morceaux de nappe raturés : c’est toute une collection de mots qui dessine le monde silencieux de Joseph Grigely. Il nous donne à voir la matérialisation du langage. Étant devenu sourd à l’âge de 10 ans, il utilise principalement l’écrit pour communiquer avec autrui, ceux qui entendent et ne connaissent pas la langue des signes. Son œuvre, ses conversations sont des échanges qui débordent le langage, il crée une esthétique de la trace.

L’illusion onirique, l’imitation ambiguë, la fantaisie humoristique habitent les œuvres de Martine Aballéa, qu’il s’agisse d’installations, de photographies ou de contes. La perception du monde qu’elle restitue est empreinte de jeux de lumières, d’images colorisées et de typographies variées car le texte est souvent présent dans ses propositions visuelles.