Carle Andre
Carl Andre

Carl Andre est né en 1935 à Quincy (Massachusetts), “une ville côtière près de Boston où s’étendaient la pierre et la mer les plus glaciales de tous les pays puritains”. Il est poète et sculpteur, ce qui ne signifie pas que sa poésie soit sculpturale ou que ses sculptures soient poétiques, même s’il y a chez lui, d’un domaine à l’autre, des processus de transformation, de mutation dans l’espace-temps : un devenir-sculpture de la feuille dactylographiée ou une traversée poétique du lieu d’exposition. Que son art se déploie sur deux ou trois dimensions, ce qui compte, c’est comment la circulation des corps (doués de regard, mais pas seulement) ouvre un espace d’échanges où le silence a autant son mot à dire que la parole.

Tous post-contemporains ? Parole à la critique
Tous post-contemporains ?
Parole à la critique

Jeudi 3 novembre à partir de 19h, Diacritik vous propose d’assister en direct à une conversation entre le philosophe Armen Avanessian et le théoricien de la littérature Lionel Ruffel. Cette rencontre animée par Jean-Max Colard et Johan Faerber sur la question du « post-contemporain » a lieu au Centre Pompidou (dans la Petite Salle) et sera par ailleurs retransmise en simultané sur Diacritik.

Armen Avanessian
Armen Avanessian

Le 3 novembre prochain aura lieu au Centre Pompidou à 19h, en partenariat avec Diacritik, une conversation entre le philosophe Armen Avanessian et le théoricien de la littérature Lionel Ruffel, animée par Jean-Max Colard et Johan Faerber dans la Petite Salle sur la question du « post-contemporain » et sur ce que recouvre ce terme qui entend refonder notre rapport au temps, au futur et au présent. En préambule à cette rencontre qui sera retransmise en livestreaming sur notre site, Diacritik publie aujourd’hui, présentée par Lionel Ruffel, l’introduction à The Time-Complex. Postcontemporary, texte majeur co-écrit avec le théoricien de l’art Suhail Malik et traduit de l’anglais par Johan Faerber.

La jungle © Gabrielle Saïd
La jungle © Gabrielle Saïd

Treize Bis nous enchante par ses collages poétiques et oniriques composés à partir d’images puisées dans notre mémoire commune pour en restituer la matière brute, la forme dépouillée, élémentaire, inscrite, si l’en est, dans notre inconscient collectif. L’artiste s’inspire de notre patrimoine pictural pour en restituer non pas les œuvres, mais la trace, le vestige, imprimés sur les murs délaissés de nos rues.

Louis Salkind © Jean-Philippe Cazier

Louis Salkind est le créateur d’une peinture traversée par les idées de différence et d’hybridation qui s’articule autour d’un travail sur le signe et la polysémie, agence des références plurielles à l’histoire de l’art ou à la vie quotidienne autant qu’elle est guidée par la logique du rêve et des propositions de l’inconscient. Rencontre avec le peintre qui évoque ici son parcours, ses processus de création, certains des thèmes de ses peintures : l’animal, le corps, la mythologie, le monstrueux, l’altérité –, mais aussi la psychanalyse, le théâtre ou l’œuvre de Gilles Deleuze et Félix Guattari.

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En hommage à l’immense Michel Butor qui vient de mourir, Diacritik republie cet entretien de 1993, paru dans nos colonnes le 29 février dernier

« Génie du lieu », « inventeur d’Amérique » et « découvreur d’écriture : de La Modification à Transit, en passant par Mobile et Matière de rêves, Michel Butor auquel Frédéric-Yves Jeannet adressait la semaine dernière sa lettre anthume, n’a cessé, au gré de ses voyages au Japon, aux États-Unis, en Australie, de faire bouger l’écriture, de la mener, elle aussi, aux antipodes. Cet entretien a eu lieu à Lucinges, dans sa maison si justement nommé « à l’écart », en août 1993, pour la revue Eden’Art. Rencontre avec un explorateur du continent Écriture, Michel Butor, si imposant dans un étonnant bleu de travail aux multiples poches, dans lesquelles il a rangé stylos et crayons, ses outils de travail. Michel Butor, qui, en 1993, voyait déjà dans la série télé l’avenir du roman…

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L’exposition de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige qui est proposée au Jeu de Paume tourne autour de l’histoire du Liban et plus précisément, en lien avec cette histoire, du rapport entre l’archive et l’imaginaire.

L’histoire produit des traces – plus ou moins durables – et repose sur des archives qui recueillent et organisent ces traces, en font l’occasion d’un récit. Au Liban, ces traces sont particulièrement présentes, visibles partout, constitutives, et la production du récit à partir d’elles est constante, supportant aussi bien les discours politiques que les rapports sociaux et les subjectivités.

Affiche

Un ouvrage récent, Éléments de Banalyse, permet de découvrir ce mouvement des années 80 du siècle dernier. Banalyse is Banalyse : la Banalyse « est avant tout un acte, le Congrès ordinaire de banalyse. Il se tient tous les ans dans une petite gare du centre de la France, appelée Les Fades, un endroit où il n’y a strictement rien à faire, où il n’y a aucune distraction, et où le risque de l’ennui est particulièrement important. » Ce Congrès n’a pas d’objet, « il consiste uniquement à être là, à perdre son temps à attendre les trains. La banalyse se définit par rapport à cet acte. »


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L’exposition présentée par le Centre de la photographie de Genève ne porte ni sur un artiste, ni sur un objet ou un domaine que la photographie explorerait en tant que medium. Elle porte sur un dispositif dont la photographie est l’opérateur par excellence : celui de la surveillance. C’est, de ce point de vue, une exposition véritablement conceptuelle. Mais en même temps, l’exploration des dispositifs plonge dans un bain d’images qui, même si nombre d’entre elles n’ont originellement pas une vocation esthétique, produit un véritable environnement esthétique, faisant surgir comme objet d’un regard artistique le milieu dans lequel nous sommes immergés sans même songer à le voir. Elle produit aussi un environnement sonore : celui des grésillements technologiques, ou des voix superposées d’une salle à l’autre, d’une vidéo à une autre, d’un montage auditif à un autre. Par Christiane Vollaire.

L’État matraquant la liberté, peinture murale de Goin, réalisee dans le cadre du Street Art Festival, Grenoble (DR)
L’État matraquant la liberté, peinture murale de Goin, réalisee dans le cadre du Street Art Festival, Grenoble (DR)

Depuis quelques jours, la polémique enfle autour de l’œuvre de Goin. Les réactions outrées se multiplient avec de nombreux arguments mêlant la lutte contre le terrorisme, le refus du mépris de la police, les problèmes plus graves ou plus urgents. Je crois qu’il y a quelque chose de grave et d’inquiétant qui se joue ici et je me permets quelques réactions rapides et à chaud.

Claire de Colombel © Anne Collongues

Les yeux nus est un texte pas anodin, pour plusieurs raisons. Son auteure d’abord, Claire de Colombel (dont il s’agit du premier livre), une artiste pluri-disciplinaire formée à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Cergy, ancienne danseuse, maîtrisant aussi les techniques corporelles et vocales liées au travail scénique, et travaillant aujourd’hui comme modèle vivant pour artistes, tout en écrivant. Son sujet ensuite : le métier de modèle vivant et les réflexions de l’auteure sur l’expérience de poser nue. Sa forme : il s’agit d’un journal digne des meilleurs journaux, de par son écriture étonnamment maîtrisée (peut-être même un peu trop, nous verrons pourquoi).