Undertaker T3

Quelque chose est en train de se passer dans l’Ouest américain et dans les bacs de nos libraires préférés. Car si les rayons se remplissent toujours d’aventures d’as de la gâchette ou d’Indiens malmenés par l’homme blanc et la modernité galopante, Comment ne pas souligner la dimension littéraire du troisième tome d’Undertaker, L’Ogre de Sutter Camp, signé Ralph Meyer, Caroline Delabie et Xavier Dorison, tant l’arrivée d’un vilain charismatique vient bousculer les codes de la BD de genre ?

Ça n’a échappé à personne, les récentes révélations d’un journal satirique dont la philosophie n’a pas varié d’un bec depuis sa création en 1915, ont fait resurgir des comportements d’un autre temps, d’un autre siècle, quand des journalistes avaient eu à cœur de créer un « espace de liberté » pour « rompre délibérément avec toutes les traditions journalistiques établies » malgré « la menace du ciseau des censeurs ». Le nom de cette gazette tandis que reviennent les imprécations et les invitations au silence ? Le Canard Enchaîné.

Paru chez Glénat le 18 janvier dernier, Puppy est un long récit sans paroles, l’histoire d’un chien qui s’évade de sa tombe et se retrouve plongé dans une réalité fantomatique.
Mais si Puppy est mutique de bout en bout, il n’en est pas moins le cri puissant et le témoin de l’amour résilient que porte son auteur pour le dessin et les belles histoires.
Et si pour Luz le silence était le meilleur moyen de se faire entendre ?

souviens-toi-jonathan

Cette année, je ne suis pas allé à Angoulême. Et je le regrette. Je le regrette parce que malgré une propension à la misanthropie et à l’agoraphobie qui me conduisent parfois à préférer les bulles dévorées en solo dans mon salon aux salons rassemblant des bédévores dans une bulle, le programme de cette 44ème édition était au demeurant et a posteriori très alléchant.

Happy Clem

Gus, « plus qu’un nom, une légende ». Les connaisseurs de l’œuvre de Christophe Blain, laissés dans l’expectative depuis Ernest, attendaient avec impatience le retour du hors-la-loi littéraire le plus attachant à l’ouest du Pécos. Cela faisait huit ans que l’on n’avait plus de nouvelles de Clem, Grat, Ava et Jamie ; que l’on n’avait pas chevauché avec Gus ; que l’on n’avait pas goûté le talent hors norme de Christophe Blain depuis son Quai d’Orsay magnifique.

will-eisner

Le Centre National de la Bande Dessinée de Bruxelles avait déjà accueilli une magnifique exposition consacrée au maître intitulée Du Spirit au roman graphique en 2014. A compter du 26 janvier prochain, la Cité internationale et le FIBD d’Angoulême rendent hommage à Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine, dans le cadre de la 44ème édition du FIBD et jusqu’au 15 octobre 2017 au musée de la bande dessinée.

tintin-detail

Résistons d’emblée à l’envie de citer OSS117 expliquant que «le Soviet éponge» et évacuons la polémique et les questions de la trahison, du blasphème voire de l’hérésie pour ne pas avoir à nous demander s’il fallait ou non coloriser la première aventure de Tintin dessinée par Hergé : ce mercredi 11 janvier paraît en librairie le légendaire Tintin au pays des Soviets en couleur(s).

img_0030

Il est le père éternel de Gai-Luron, de Super Dupont, de Pervers pépère, de Bougret et Charolles ou Hamster Jovial et tant d’autres. Pratiquant de l’Umour fin et racé, glacial et sophistiqué, Gotlib était un maître ès vis comica, caricaturiste, dessinateur, dialoguiste, auteur de génie. Emblématique adepte du comique de répétition, inventeur du rire dans les marges et au trente-sixième degré, adorateur de l’absurde et tenant absolu de l’irrévérence, Gotlib vient de mourir. Il avait 82 ans.

capture-decran-2016-11-20-a-17-11-29

Adapté de la bande dessinée éponyme, Seuls (le film) sortira en salles le 8 février 2017 et un premier trailer vient d’être dévoilé par les éditions Dupuis. Née il y a dix ans sous la plume de Fabien Vehlmann et les pinceaux de Bruno Gazzotti, Seuls (la BD) raconte l’histoire de cinq enfants qui se réveillent un matin dans une ville dont toute la population a disparu. Estampillé « tous publics », Seuls a rencontré le succès dès le premier album avec un ton, un propos tour à tour sérieux et enfantin, grave et ironique. Retour sur les origines de la BD avec ses auteurs, Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti.