Son Journal d’un ingénu avait fait sensation en 2008 lors de sa sortie, parce qu’il mettait en scène un Spirou enfin temporel, témoin de la marche inexorable du monde vers le second conflit mondial. Avec Spirou ou l’espoir (dont le premier tome Un mauvais départ paraît le 5 octobre prochain), Emile Bravo revient sur les premières heures de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande et sa perception d’un héros de bande dessinée qui ne peut pas vivre en marge de son temps et hors de la réalité.

Après Moulins (où il était exposé jusqu’au 18 juin), Miles Hyman s’installe à Quimperlé le temps d’une exposition qui lui est consacrée et intitulée « L’Entre-deux mondes », un nom de circonstance pour un artiste qui, né dans le Vermont et venu étudier et s’établir en France, est devenu celui que l’on décrit souvent comme le plus français des dessinateurs américains.

C’est un petit livre à la couverture barrée de rouge, empli de l’ironie et l’autodérision caractéristique de l’œuvre de Guy Delisle. L’auteur de Chroniques de Jérusalem, Pyongyang, Shenzen ou Chroniques Birmanes signe avec Le Guide du mauvais père une BD drôle et tendre, aux textes travaillés qui balancent entre second degré et réalisme emprunté au quotidien.

Du 15 juin au 30 septembre 2018 à la Maison du dessin de presse de Morges, c’est le faîte du Prince. Emmanuel Macron en grand inspirateur de caricaturistes et dessinateurs talentueux ? C’est le sous-texte de cette exposition qui prend le parti de s’intéresser au processus de création qui préside (sans jeu de mot) à la représentation du chef de l’État depuis son arrivée à l’Élysée en mai 2017.