Florence Cestac est une immense artiste. Son humour, sa vision du monde, son talent pour mettre l’intime en images et raconter des histoires drôles, douces-amères et touchantes n’ont d’égal que la constance de ses combats. Un papa, une maman – sous-titré Une famille formidable (la mienne !) –  paru chez Dargaud le 29 janvier dernier est une nouvelle preuve de l’importance de la scénariste et dessinatrice dans le monde très masculin de la bande dessinée.

Au sortir d’un bref moment d’absence – entre léthargie et repos forcé – que l’inconscient a aussitôt transformé en temps de méditation (car des bribes de pensées s’y seraient développées avant d’être épinglées comme des papillons dans des cadres étranges : fenêtres ouvrant sur le dehors ; miroirs reflétant le monde intérieur de qui s’y projette), le diariste critique reprend ses lectures. Cette fois, la petite pile qui s’est progressivement accumulée sur sa table de chevet est composée de bandes dessinées.

Manu Larcenet va bien. Enfin… mieux. Ou pas plus mal que si c’était pire. La preuve ? Alors qu’on l’avait laissé en pleine Thérapie de groupe en train de danser avec les étoiles, convaincu que le chaos en soi « c’est pas marrant tous les jours », revoilà Manu Larcenet dans un tome où tout se conçoit bien depuis les couloirs de la clinique des petits oiseaux « où si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien. »

Ce n’est pas un récit juridique mais une approche décisive de la vérité que l’écrivain Yannick Haenel et le dessinateur François Boucq ont entrepris durant trois mois et demi en suivant les audiences du procès des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher. Yannick Haenel s’exprime dans un grand entretien sur une expérience aussi bouleversante pour lui que pour ses lecteurs. Seconde partie (la première est à retrouver ici).

Ce n’est pas un récit juridique mais une approche décisive de la vérité que l’écrivain Yannick Haenel a entrepris durant trois mois et demi en suivant et racontant les audiences du procès des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher. Accompagnés par les dessins de François Boucq, ces textes puissants que l’on a pu lire quotidiennement dans Charlie font désormais l’objet d’une publication aux éditions Les Échappés. Un véritable tour de force littéraire qui s’inscrit dans une œuvre rayonnante.  Yannick Haenel s’exprime dans un grand entretien sur une expérience aussi bouleversante pour lui que pour ses lecteurs. Première partie.

Inviter un artiste à reprendre Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, c’est le pari réussi des éditions Calmann-Lévy. Pour ce roman graphique, Damien MacDonald, a taillé dans le texte en conservant les mots exacts de Victor Hugo. En revanche, il a traité le dessin avec audace, créant ainsi des planches qui s’affranchissent des cadres de la BD classique. Damien MacDonald est un artiste franco-écossais diplômé de philosophie et d’histoire de l’art.

« Vous ne faites plus dans le cocu ? »
Non. Fort de sa réussite dans le mystère des bijoux de la Bégum, Atom Vercorian a décidé de ne plus prendre que des affaires dans lesquelles le détective n’aurait pas à traquer l’adultère. En attendant des clients prestigieux, les héros de Yann et Schwartz en sont réduits à courir après un boucher indélicat tandis que s’annonce une enquête qui conduira le lecteur de détails méconnus de la seconde guerre mondiale en personnalités du cinéma des années 50, jusqu’à l’arrestation de René la Canne.

1.Il y a ce qui n’est pas un paradoxe : l’art de se montrer “classe” à partir de choses, de personnages, de situations qui ne le sont pas. Juste revanche sur ce qui ne cesse de proliférer un peu partout et nous pourrit l’existence : ces choses qui prétendent être porteuses d’une certaine distinction et qui, en réalité, sont d’une vulgarité sans nom. Retournement bienvenu ! Peut-être qu’au fond, seuls les “déclassés” ont encore la classe en ce monde où les fausses élégances ne manquent pas d’arbitres emperruqués pour en faire l’éloge.

La parution de Confinements en œuvre de Manu Larcenet invite aux re-lectures de deux ouvrages d’importance : Peu de gens savent et Nombreux sont ceux qui ignorent, deux sommes graphiques presque encyclopédiques fortes de « révélations fondamentales permettant aux imbéciles d’appréhender le monde avec un minimum de sérieux ».

Alors que la France vient de fêter les 50 ans de la mort du Général de Gaulle, que ses héritiers putatifs se sont succédé sur les plateaux de télévision ou dans les studios des matinales et que les panégyriques ont succédé aux hommages, très peu de zélateurs ont osé aborder la vraie question : que faisait le général quand il ne gouvernait pas le pays ? Et bien, croyez-le ou non, il allait à la plage.

Dessinatrice, caricaturiste, illustratrice, scénariste, reporter, Catherine Meurisse est une artiste complète. Depuis le 30 septembre 2020 et jusqu’au 25 janvier 2021, la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou lui consacre une grande exposition qui met son œuvre en lumière : Catherine Meurisse, La vie en dessin.