« Faites un geste pour l’environnement », scie de la décennie et arme lourde de publicitaires et d’entreprises, qui, sans conviction profonde, usent de l’écologie comme argumentaire marketing et opportunisme. Soulignons-le d’entrée, L’Écologie en bas de chez moi n’est pas imprimé sur du papier recyclé.

L’une des signatures de Diacritik est la place accordée aux grands entretiens : écrits ou filmés, ils laissent se déployer la parole des artistes, sans aucune contrainte d’espace ou de temps. L’été peut être l’occasion de (re)découvrir ces interviews. Aujourd’hui Cyril Pedrosa s’entretenant avec Dominique Bry, en novembre 2015, autour de ses Equinoxes.

Elle est là qui parcourt neuf photographies de Morgan Reitz. Elle est la figure féminine jamais nommée qui parmi les neuf textes de Stéphane Bouquet contemple, habite, attend, espère une lettre ou la lit, désire, constate sa solitude et la difficulté de la rompre, avait/a/aura rendez-vous avec un homme, qui toujours se soustrait, comme le monde entre deux photographies.

C’est un petit livre à la couverture barrée de rouge, empli de l’ironie et l’autodérision caractéristique de l’œuvre de Guy Delisle. L’auteur de Chroniques de Jérusalem, Pyongyang, Shenzen ou Chroniques Birmanes signe avec Le Guide du mauvais père une BD drôle et tendre, aux textes travaillés qui balancent entre second degré et réalisme emprunté au quotidien.