Crédit : LaDépêche.fr

C’est une question de forme(s). Au singulier, celle d’une tribune parue le 7 septembre 2017 dans le New York Times. Au pluriel, celles mises par les médias français qui ont repris le texte dans leurs colonnes en chapeautant à la va-vite ou à l’aune d’une politique du clic pour le moins questionnable. BFM TV qui titre « « Président raté », « ego démesuré » : une tribune dans le New York Times assassine Macron » ; LaDépêche.fr « Dans une tribune au vitriol, le New York Times juge Emmanuel Macron comme un président raté » ; Vanity Fair « Échec et mat, le New York Times assassine Emmanuel Macron dans un édito » (le titre a été changé depuis, NDLR) ; RTL.fr « « Un président français raté » : Emmanuel Macron se fait épingler dans le New York Times »… et la toile qui ne fait pas partie des idolâtres de la « macronerie » (sic) de s’enflammer, de relayer, de tweeter et retweeter, de « liker » ou « plussoyer » à l’envi.

À l’occasion de ses quarante ans, le Centre Pompidou a triomphalement fêté son anniversaire, se présentant comme un lieu vivant et toujours renouvelé de création. Et pourtant !
La rétrospective David Hockney actuellement présentée (jusqu’au 23 octobre) donne la troublante et dérangeante impression d’un lieu figeant et étouffant l’art dans le classicisme et la respectabilité.

Macron Starves the Migrants – Queers Against Borders © Joffrey Speno

Une semaine après que le Premier Ministre a présenté son « Plan migrants » censé répondre aux conditions d’accueil déplorables auxquelles sont confronté.e.s les migrant.e.s en France – plan manifestement insuffisant et hostile –, des militant.e.s LGBTQI qui s’étaient déjà mobilisé.e.s contre la présence du cortège des « LGBT En marche » lors de la 40e édition de la Marche des Fiertés ont mené une action ce mercredi matin à Paris sur le Pont des arts. Ils ont déployé une banderole d’environ 15 mètres avec ce message : « Macron Starves the Migrants – Queers Against Borders » (« Macron affame les migrant-es – Queers contre les frontières ») Un message qu’ils ont souhaité formuler en anglais pour une visibilité et un impact à l’international.
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« Le baccalauréat constitue l’un de nos derniers rites initiatiques, mais sa valeur réelle est bien inférieure à sa valeur symbolique. Je souhaite simplifier le bac » : tels sont les quelques mots lapidaires par lesquels Emmanuel Macron, alors candidat, appelait de ses vœux une profonde réforme de l’examen national sitôt son élection venue. Désormais président, Macron fait de la réforme du baccalauréat qu’il qualifie encore de « totem rigide » du système scolaire l’un des chantiers prioritaires de son quinquennat comme l’a encore mis en lumière sans détours le discours de politique générale d’Édouard Philippe. Le premier ministre a ainsi dévoilé le calendrier de « l’évolution profonde » du baccalauréat qu’il entend échelonner de 2018 jusqu’à 2021, en resserrant, précise-t-il, sur 4 matières qui seraient en contrôle terminal alors que les autres feraient l’objet d’une évaluation tout au long de l’année selon les modalités du contrôle continu.

Jean-Luc Mélenchon

La séquence électorale qui s’est terminée avec le second tour des législatives aura vu l’émergence forte de deux partis dont les noms semblent tout droit sortis d’un brainstorming marketing : En Marche et La France Insoumise. Des deux côtés en effet, la connotation, c’est-à-dire les associations mentales possibles, est beaucoup plus forte que la dénotation, l’identification univoque de la place sur l’échiquier politique.

Ce samedi est le jour de la Marche des Fiertés de Paris qui célèbre sa40e édition avec la présence remarquée et controversé du cortège des « LBGT en Marche », soutien du mouvement d’Emmanuel Macron maintenant majoritaire à l’Assemblée Nationale. Alors que ce parti a investi le député aux déclarations homophobes Olivier Serva en Guadeloupe, que Jacqueline Gouraud et Jean-Baptiste Lemoyne qui s’étaient positionnés contre la mariage des couples de même sexe viennent de rejoindre le gouvernement, que Gérard Collomb mène une politique policière et répressive contre les migrants, ou que le Président s’adonne à des « blagues » racistes sur les Comoriens noyés sur les côtes de Mayotte, certain.e.s ont bien du mal à comprendre de quoi les LGBT En marche ont à tirer quelque fierté.
C’est dans ce sens que des militants LGBTQI ont mené cet après-midi une action de blocage du cortège pour interpeller et affirmer ce message : « Trans Bi.e.s Pédés Gouines avec les migrants. Pas de fierté sans solidarité ! ». Rencontre avec un des militants qui nous explique cette démarche.

Pour la troisième fois, l’organisation d’une Pride de Nuit à Paris apparaît nécessaire tant les problématiques soulevées les années précédentes demeurent et ont même été réactivées par la campagne électorale : racisme, évolution des droits insuffisante, multiplication des violences physiques comme des discours haineux, instrumentalisation de nos luttes.

Cannes refuse de dérouler le tapis rouge à Netflix

Cannes 2017 ne renonce pas à la sacralité du cinéma en salle et va jusqu’à annoncer l’exclusion du concours, à partir de l’année prochaine, de ceux qui auront l’audace de distribuer leurs œuvres en dehors de l’écran magique de la salle.
Almodovar, président du jury, renforce l’anathème en affirmant qu’il ne sera pas possible de songer à une éventuelle Palme d’Or pour des films produits par Netflix ou par des plateformes semblables essentiellement dédiées au streaming.