Nous voudrions beaucoup de calme pour lire, écrire, contempler les photographies… :

Une image, à condition qu’elle nous poursuive, souligne chaque heure qui passe. Certaines, on ne peut s’en détacher. D’autres vous accompagnent de loin. En silence. Accompagner, c’est signifier.

D’abord, si j’observe les photos Berlin 2005, c’est une question de surfaces nettement découpées, aplats homogènes, parcelles géométriques ajustées par contraste, idée de l’équilibre à atteindre.

Le pogrom de Kishinev de 1903 prend, dans le cours de l’histoire mondiale, une importance particulière. Considéré comme précurseur de l’Holocauste, c’est l’événement avec lequel l’horizon du XXᵉ siècle s’assombrit, non seulement pour les territoires de l’Empire russe mais aussi pour l’Europe. Il sonne le glas de l’ancien monde, annonçant l’avènement des nationalismes totalitaristes, la destruction des juifs d’Europe et une crise de l’humanisme similaire à celle qu’avait connue le XIXᵉ siècle.

le noir l’absence illuminent tout, obscur la nuit totale les étoiles pleine lune brillante, jamais ouvert ni écrit ou prononcé cette vie pullule mauvaises herbes et insectes, rouges géraniums roses ou un simple bouquet de marguerites et œillets rouges, où se croisent beaucoup de lignes tracées depuis l’extérieur du livre, est peut-être aussi la mémoire, est peut-être une lettre adressée à toi, une page ? un livre ?

Sylvain Prudhomme a embarqué sur le Pandémonium avec un texte inédit, « La mélancolie des paquebots », 60 notations sur un présent opaque, dérivation maritime et littéraire. Eléa Terrode et Nathan Devillard, qui ont suivi ses masterclasses durant deux ans dans le cadre du Master de création d’Aix-Marseille Université, racontent :

Notre croisière d’écriture se poursuit.  Rappelons que quiconque peut réserver une cabine sur Pandémonium, Péan pour les morts de ce printemps et pour l’agonie du monde, et y confiner un texte comme une capsule de temps. Chacun.e est invité.e à faire toute une histoire de ce silencieux printemps. Le confinement est notre condition, le récit le seul remède.
Diacritik, partenaire de cette expérience d’écriture collective, vous propose aujourd’hui de (re)découvrir le texte de Vivianne Perelmuter.