« Aujourd’hui, chacun l’aura compris, le caillou dans la chaussure, c’est la problématique du Covid. Malgré tous les dispositifs systémiques de veille sanitaire qui avaient été mis en place en temps et en heure, force est de constater que les signaux faibles de ce qui est peu à peu devenu une pandémie ont échappé à tous les contrôles.

Un jour, alors que je ne le connaissais pas encore très bien, j’ai demandé à Barry de me raconter son plus vieux souvenir. Du tac au tac, le plus grand voyageur des lettres nord-américaines et le plus raffiné des hommes en quête spirituelle — un écrivain d’une sensibilité et d’une grâce mystiques qui s’était déjà enfoncé dans la neige jusqu’aux aisselles en traquant des loups en Alaska, avait décrit la migration des oies des neiges à travers le Canada et avait suivi l’enseignement de peuples indigènes aux quatre coins du monde et dans l’Arctique, plus particulièrement — s’est mis à disserter sur l’eau.

Nous voudrions beaucoup de calme pour lire, écrire, contempler les photographies… :

Une image, à condition qu’elle nous poursuive, souligne chaque heure qui passe. Certaines, on ne peut s’en détacher. D’autres vous accompagnent de loin. En silence. Accompagner, c’est signifier.

D’abord, si j’observe les photos Berlin 2005, c’est une question de surfaces nettement découpées, aplats homogènes, parcelles géométriques ajustées par contraste, idée de l’équilibre à atteindre.

Le pogrom de Kishinev de 1903 prend, dans le cours de l’histoire mondiale, une importance particulière. Considéré comme précurseur de l’Holocauste, c’est l’événement avec lequel l’horizon du XXᵉ siècle s’assombrit, non seulement pour les territoires de l’Empire russe mais aussi pour l’Europe. Il sonne le glas de l’ancien monde, annonçant l’avènement des nationalismes totalitaristes, la destruction des juifs d’Europe et une crise de l’humanisme similaire à celle qu’avait connue le XIXᵉ siècle.