Diffusé sur TF1 depuis le 10 mars avec un battage raisonnable, Prodigal Son débarque en France quelques mois après son démarrage sur la Fox en 2019. Une série qui vient avantageusement remplacer l’horrible Magnum PI sans pour autant convaincre avec un pilote qui déborde de déjà-vu tout en essayant d’innover ça-et-là. Séance d’attrapage (ou pas), saison 2, épisode 5.

Histoire vraie : le critique s’était promis de se désabonner d’Amazon Prime pour des raisons éthiques. Las, le Coronavirus est passé par là et, contraint forcé, on s’est résolu à revenir tuer le temps sur la plateforme de vidéo à la demande de Jeff Bezos. Avec en ligne de mire, Treadstone – Le Secret dans la peau, inspirée des livres de Robert Ludlum et déclinaison télévisée de la série des Jason Bourne sur grand écran. Séance d’attrapage (ou pas), saison 2, épisode 4.

La sortie de la minisérie signé Bill Gallagher date un peu (2016) mais le désœuvrement et la profusion netflixienne aidant, on a avalé Paranoid comme on aurait regardé un épisode de l’Inspecteur Barnaby ou Grantschester un soir de disette télévisuelle. Bilan de ce visionnage marathon par défaut : la capacité des séries anglaises à renouveler ses intrigues à partir de rien(s) n’a d’égale que son charme et son classicisme so british.

Annoncée comme l’une des séries les plus attendues de 2020, The Outsider combine les qualités d’une enquête policière âpre et des ressorts terrifiants signés du maître Stephen King. Produite par Jason Bateman (qui tient un des premiers rôles) et diffusée par HBO, The Outsider propose une descente infernale dans la psyché de personnages complexes, qui portent en eux des failles et secrets à même de perdre le spectateur dans une intrigue sinueuse.

Avant de se souhaiter une éventuelle félicité à l’aune d’une année naissante, qu’en était-il vraiment de 2019 qui vient de trépasser dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier ? Pour le savoir, il faut regarder le VU de l’année (diffusé le 3 janvier à 23h35 sur France 3) disponible à la demande jusqu’au 3 février prochain sur france.tv.

Sorte de Homeland trempé dans l’eau bénite qui convoque Dieu(x), les hommes, la question palestinienne et l’emprise de la religion sur la géopolitique, Messiah (en ligne depuis le 1er janvier) est une série sacrément ambiguë. Superproduction messianique, auréolée d’une polémique bien avant sa diffusion, la nouvelle série de Netflix n’est en définitive qu’un thriller ésotérique barbant.

Un abonnement Netflix, c’est un peu comme une carte de club de gym : on décide un beau jour de s’inscrire a priori pour de très bonnes raisons, sous le coup d’une impulsion ou au gré d’une offre attractive temporaire. Puis, le temps aidant, on finit par ne plus y aller, oubliant l’offre initiale, remisant l’envie de départ à cause d’une profusion décourageante, avec des propositions à la qualité plus qu’aléatoire. Pourtant, il arrive que de la pléthore émergent de bonnes surprises (non sans quelques défauts) : The Politician est de celles-ci, à la fois série pour ados et miroir pop et saturé de l’Amérique des millenials…

C’était pourtant une bonne idée de la part de TF1 qui en a acheté les droits et a teasé plus que de raison l’atterrissage dans le PAF de la série de Jeff Rake produite par Robert Zemeckis et mettant même le pilote en ligne à disposition des plus impatients (en VF et jeu de mot inclus dans le prix du billet).  Tandis que trois nouveaux épisodes sont en approche sur nos écrans ce mardi, verdict du comité de visionnage qui va tenter de ne pas épuiser son quota de métaphores aéronautiques dès les premières lignes de sa critique.

Les quatre saisons (Le quattro stagioni en pizzaiolo dans le texte), est le nom donné aux quatre concertos pour violon composés par Antonio Vivaldi, célèbre compositeur vénitien passé à la postérité avec cette œuvre légendaire qui a fait le bonheur et la fortune des marchands de compilations musicales autoroutières, faisant régulièrement entrer le mouvement Allegro non molto dans le Top 50 des musiques d’attente au téléphone. Mais ce n’est pas le sujet.

Quelle femme était Colette, au-delà de l’auteur des Claudine et du Blé en herbe ? Une icône de la Belle Époque, une danseuse, une journaliste et surtout une rebelle, terme qui pourrait définir une femme, sa vie, son œuvre, au centre du documentaire Colette, l’insoumise de Cécile Denjean qu’Arte diffuse lundi prochain, 22 avril, portrait d’une femme aux « mille et une vie, mille et une éclosions ».

Alors que Huge en France est diffusé depuis le 12 avril sur Netflix, comment parler de la sitcom made in Gad Elmaleh en des termes objectifs sans passer pour un énième hater influençable qui vocifère bien à l’abri devant son écran ? Tentative de sauvetage d’une production qui se veut ironique et référentielle. Mais qui n’a pas réussi à tirer le critique télé de sa torpeur.

« Je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser. » C’est ainsi qu’en 1883 Nietzsche faisait parler Zarathoustra dans une grandiloquence qui démontrait l’importance de la danse dans l’esprit du philosophe. Cent trente six ans plus tard, la danse est toujours capitale dans les arts. L’auteure réalisatrice Florence Platarets le montre brillamment dans un film documentaire diffusé sur France 5 et qui suit le géant français de la danse contemporaine Angelin Preljocaj.

Ne ratez pas la pépite documentaire diffusée dimanche à 19h15 sur Arte (et en replay jusqu’au 28 juin 2019). Le film de Bernd Boehm raconte La Belle Époque, à Paris, à travers des archives exhumées par le photographe allemand Werner Bokelberg, des centaines de clichés des rues et devantures parisiennes, marchands ambulants et autres petits métiers qui tissent le fil de 26 minutes passionnantes (et bien trop courtes).