Dans quelques années, on se souviendra de cet automne étrange au cours duquel on s’est mis à guetter furieusement les regards, les froncements de sourcils, les creux entre les yeux, le front, tout le haut du visage de tous ceux qu’on croisait dans la rue, dans le métro, au travail, pour faire face à la disparition de la bouche, des dents, des joues et de la langue.

À la mi-août dans la librairie Point Virgule des éditions Dalimen à Cheragas, dans la banlieue d’Alger, quatre universitaires ont rendu hommage à Gisèle Halimi, à son parcours et à sa ténacité, chacune d’entre elles choisissant un accent particulier à mettre sur cette vie remarquable.

Avec Crac, qui vient de sortir en poche chez Folio, Jean Rolin publiait son vingt-neuvième livre (le premier, Chemins d’eau, date de 1983). Autant dire qu’une œuvre a largement trouvé à se déployer dans le temps, avec ses constantes, ses évolutions, ses variations et ses reprises qui éclairent aussi la lecture que l’on peut faire de cet opus.

Comment dire l’expérience d’un ailleurs en passe de devenir le présent globalisé quand on ressent un immédiat « sentiment d’irréalité. L’impression de ne pas être là » ? Tel pourrait être le problème qui se pose à Alexandre Labruffe pour (d)écrire son Hiver à Wuhan et (re)composer depuis des mots arrachés à l’« irréalité » comme un récit projeté et démantelé parce que l’auteur se trouve, justement, sur les lieux d’une crise mondiale venant percuter tout ce qu’il avait imaginé ou pré-vu.

Matt Arquette a déchiré le film plastique et il est parvenu à la porte qui séparait la pièce de l’atelier où Ricard fabriquait des circuits imprimés sous mes ordres, en pensant que si ma mère le voyait elle lui reprocherait à nouveau de rôder là où il n’est pas autorisé : je ne vois pas ce que ma mère venait faire dans cette histoire mais Matt a aperçu le Consul, de dos.

Alors qu’elle est enceinte, Dounia Wolteche-Bovet sent le besoin d’interroger sa mère Axelle en lutte avec un troisième cancer. La nécessité est telle que le geste cinématographique se fait fatalement dans l’urgence et une certaine économie de moyens dont le film tire un charme et une puissance indéniables.

Nous, membres de la communauté éducative du lycée Mozart du Blanc-Mesnil, devant l’insécurité sanitaire dont nous sommes quotidiennement témoins depuis la rentrée, avons été contraints de débrayer ce vendredi 25 septembre 2020 pour alerter notre direction et obtenir un certain nombre de réponses à nos questions.