Voici quelques années maintenant que la dark romance soulève régulièrement débats et polémiques. La presse s’empare souvent du phénomène littéraire pour ne relayer que les controverses dans les pages « société » des quotidiens et hebdomadaires qui s’inquiètent des effets de cette littérature sur un lectorat souvent jeune, et parfois, il est vrai, trop jeune. Avec Dark romance – Guide amoureux que publient les éditions Goater, la chercheuse Fleur Hopkins-Loféron s’est attachée à décrypter le genre et à analyser cette littérature qui représente actuellement (New romance et dark romance confondues) près de 8% du marché mondial du livre.

Le rat ne revient pas seulement dans les caves, les ports ou les arrière-cours des grandes villes, il resurgit dans les replis les plus anciens de notre imaginaire. À la faveur dune alerte sanitaire liée à un Hantavirus sur un navire de croisière, cest toute une mémoire enfouie des épidémies qui resurgit brutalement. Depuis le Covid-19, le simple mot de « virus » suffit désormais à produire un effet psychique immédiat : aucune menace infectieuse n’est anodine et chaque épisode semble réactiver un état latent dinquiétude collective.

27 avril 2026. Abandonné en l’état ce matin l’épisode (71) où six ouvrages assez dissemblables entrent en résonance. Les idées venant plus rapidement que leur formulation, mettre un point final, c’est arrêter le travail d’élagage qui se voudrait infini. Mais l’imparfait restant de règle au Terrain vague, in fine ce sont les oreilles qui décident – et la peau.

mont des Ourses immerge les lecteur·ices à Ici, un village enclavé de montagne, aux côtés d’Hazel et de son père, Jean-Code, gendarme violent et autoritaire. Un meurtre est commis et Hazel décide de mener l’enquête. Peu à peu, l’adolescente s’émancipe des brutalités qu’elle observe et qu’elle subit. Elle rencontre, dans la montagne, d’autres manières d’être au monde. Dans un style proche de l’oralité, le roman d’Émilie Devèze mêle poésie subtile et ironie, par le biais d’images fortes et parfois déroutantes. L’écriture est brute, sans concession ni détour, tout en reflétant une certaine candeur.
Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, l’autrice explore en quoi la forme du conte écoféministe lui permet de raconter l’extrême violence, intime comme sociale, tout en ouvrant le chemin de solidarités et d’autres possibles.

Le roman de Maxime Actis, Ibrahim Qashoush, est celui d’un monde en ruines, fragmenté, et d’un point de vue tout autant fragmenté sur ce monde. L’errance, l’incompréhension, un sentiment de distance et en même temps de présence, la difficulté à réunir en un tout l’ensemble de ce qui est vécu et pensé dominent le rapport à ce monde écroulé. La figure d’Ibrahim Qashoush, qui donne son titre au livre, n’est elle-même qu’un morceau de ce monde, un morceau mal ajusté au monde et à lui-même.

27 secondes et 15 coups de couteau ont, le 12 août 2022, changé la vie d’un homme et d’un auteur. Comme l’ont déclaré les écrivains mobilisés du PEN club, ils ont aussi fait basculer le monde. Salman Rushdie, visé depuis 1989 par une fatwa a été attaqué par A., à Chautauqua (État de New York). « C’est donc toi. Te voilà », écrit Salman Rushdie, miraculé (un terme qu’il récuse et commente), dans Le Couteau qui vient de paraître en poche, chez Folio.

Séries ou films vite faits-mal faits, surcôtés, franchement mauvais et dont le succès critique ou public dépasse l’entendement, visionnages qui ne dépassent pas la fin de la séquence pré-générique… Quelques critiques expéditives histoire de passer moins de temps à écrire des roasts en règle qu’à regarder des bouses à la télévision.