Il suffit aujourd’hui de lever les yeux vers le ciel de l’Europe orientale ou du Moyen-Orient pour comprendre que certaines questions ne vieillissent pas. De l’Ukraine à Gaza, des drones aux missiles hypersoniques, la technique semble avoir perfectionné les moyens de la destruction sans jamais résoudre l’énigme qui la sous-tend : pourquoi les hommes se font-ils la guerre ?
Diacritik publie : « il suffit de traverser la mer », un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
La semaine dernière, nous avons appris la disparition soudaine de Jean-Marie Gleize. Nous republions aujourd’hui l’entretien accordé à Emmanuèle Jawad en 2024 à l’occasion de la parution de Je deviens (séances) aux éditions Les presses du réel/Al Dante. Vous retrouverez ici les articles qui lui ont été consacrés sur Diacritik.
L’objectif est énoncé dès le début : « Ce livre est un livre de vérité. La jeunesse la plus étrange qui ait jamais été vécue y parlera son propre langage ».
Une série d’Olivier Steiner.
De février 2026 jusqu’à l’épuisement des batteries / des nerfs / du sens.
» Je prophétise une époque où le nouveau pouvoir se servira de vos paroles libertaires pour créer un nouveau pouvoir homologué, pour créer une nouvelle inquisition, pour créer un nouveau conformisme. Et ses clercs seront des clercs de gauche. »
Pier Paolo Pasolini
Il faut en finir avec le Jugement de Freud, dit en substance aujourd’hui Paul B. Preciado dans son essai suivant le texte de N.O. Body, Mémoires des années de jeune fille d’un homme (qui paraît aujourd’hui aux éditions du Seuil dans la collection La Librairie du XXIè siècle), récit d’un jeune homme enfermé dans une assignation sexuelle qui ne lui correspondait pas.
Après Notes de la rédaction, Julie Sas fait paraître Le grand soir est-il qui, à partir d’une recherche dans certaines archives, déploie le récit d’une insurrection, questionnant le langage du pouvoir, dans un texte associant documents et proses poétiques. Entretien avec Julie Sas.
Il est des rencontres dont on ne se remet pas, des pertes que l’on n’admet pas davantage. France Huser le dit d’emblée : « Longtemps je n’ai pas pardonné à René Char d’être mort ». Elle signe aujourd’hui un portrait sublime du poète.
« On sait encore trop peu ce que les femmes veulent, érotisent », souligne Emmanuelle Richard, dix ans après la parution de son récit Pour la peau (L’Olivier) sur sa relation toxique avec un homme qu’elle aimait « plus que tout, plus que [s]a vie même ». Avec Première amoure, texte hybride, mi-autofiction, mi-essai personnel, Emmanuelle Richard crée les images manquantes du désir de femmes hétéra dans une perspective joyeuse, avec l’exaltation des sens et la jouissance », substituant la culture de l’horizontalité des rapports à la culture du viol.
24 février 2026. Il y a six jours, György Kurtág fêtait ses cent ans. Il est un des derniers, et peut-être le dernier – car depuis plus de vingt-cinq ans, nous sommes davantage en période de restauration que d’exploration – de la trempe des grands fondateurs de la musique du vingtième siècle : Stravinsky, Webern, Bartók. Sensuelle et pensée avec précision, sa musique a été jouée un peu partout dans le monde le jour même de son anniversaire. Mais le plus admirable est que le lendemain a eu lieu à Budapest la première de son deuxième opéra, Die Stechardin, un monodrame dont le livret est inspiré des écrits et de la correspondance de Georg Christoph Lichtenberg.
Les écritures de la disparition sont nombreuses. Elles renvoient le plus souvent à la mélancolie romantique, au désastre du néant, ou encore à la combinaison oulipienne jubilatoire.
Diacritik publie : « il suffit de traverser la mer », un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Traduire est toujours une prise de risque, une remise en jeu de la langue, parfois même une mise à l’épreuve de soi. C’est à cet endroit précis, là où beaucoup se contentent de transmettre, que Claro engage autre chose que l’on pourrait considérer comme une sorte de confrontation prolongée avec les textes, leur ambiguïté, leur résistance intime.
Dix ans après sa parution, Aux Forges de Vulcain réédite le roman de Cathy Jurado, Nous tous sommes innocents. L’occasion de redécouvrir ce récit singulier, inspiré par la vie mystérieuse et le destin tragique d’un paysan d’Aquitaine.