Diacritik se met en mode pause, à tout bientôt pour la suite.
Longtemps avant cet entretien, il y a une vidéo découverte presque par hasard ; une pas si jeune artiste (32 ans) était invitée à commenter ses peintures ; verbe haut, un zeste d’ironie, une goutte de provocation, une pincée d’humour : Marion Bataillard dans ses œuvres.
Quels sons resteront de notre vie réellement vécue lorsqu’il n’y aura plus rien ? Avec leur nouveau disque qui paraît aujourd’hui, le groupe australien The Avalanches répond de manière fort optimiste : ce ne seront pas de mauvais souvenirs finalement.
Le titre du roman de Robin Josserand, Après Mireille, nous guide vers une piste trompeuse.
Livre conçu comme le bond d’un félin, Chat Larme tournoie autour du motif du dernier livre, du glissement de l’écrire vers la fin, vers le silence.
1er octobre 2026. C’est inévitable : quand un moment de pause se profile, une pile de livres, lus pour la plupart (probablement mal pour certains, mais cependant un peu plus que survolés) et non encore commentés, nous fait des signes afin qu’aucun d’entre eux ne soit oublié.
Philippe Sollers (1936-2023) aimait de nombreux peintres (et beaucoup Picasso) – « mais aucun ne m’émeut autant, sans raison, que Cézanne » disait-il dans Le Paradis de Cézanne, qu’il avait publié en 1995 aux éditions Gallimard, et qui reparaît aujourd’hui, alors que l’exposition « Cézanne et nous » a ouvert ses portes au Grand Palais, à Paris, jusqu’au 17 janvier prochain.
Alors que l’œuvre en prose de Katherine Mansfield est très connue et reconnue, son œuvre poétique est peu considérée, voire ignorée.
Les films sur l’occupation permettent aux critiques plus ou moins inspirés de conclure sur le cliché officiel des films sur l’Histoire « Une œuvre d’une actualité brûlante ». ça fonctionne pour tous les films de guerre, sur les dictatures, l’ère Meiji, « La Guerre du feu »… Mettons les choses au point tout de suite, Notre Salut est bel et bien une œuvre d’une actualité-brulante. Il faut avouer que, au-delà du point Godwin, l’Histoire a tendance à se répéter, d’une part parce que les Hommes ont tendance à sécher les cours d’Histoire, ensuite parce que, peu importe les leçons que l’on peut recevoir, la nature humaine est immuable.
Jean-Pierre Vernant était catégorique : « On ne discute pas recettes de cuisine avec des anthropophages ». Que se passe-t-il dès lors quand un vieil auteur juif se retrouve à devoir converser avec un antisémite notoire ? Cette rencontre forcée, presque incongrue (mais pas si improbable) ne va-t-elle pas réveiller sinon des démons, du moins des voix qui sommeillaient ? Et quelles voix ? Celle d’un dibbouk qui aurait pris possession du vieil auteur ? De fait, les voix successives et combinées de l’enfant caché, de l’enfant de déporté que ce dernier porte en lui et qui le portent et celle de l’écrivain aujourd’hui.
La politique éducative conduite sous la présidence d’Emmanuel Macron semble reposer sur un malentendu persistant quant à la place qu’occupe la jeunesse dans la société.
À l’occasion de la parution de Langue torse, aux éditions LansKine, entretien avec la poétesse Maud Thiria.
Pourquoi Patrick Modiano parle-t-il tout le temps ou presque de « l’éternel retour », sans même jamais citer explicitement Nietzsche ou même Heidegger commentant Nietzsche sur son « Éternel Retour du Même », qui constitue le fondement et la philosophie de Nietzsche ? Jamais Modiano ne vous répondra vraiment (ni ses personnages), mais on a l’impression, chez lui, que les choses se répètent à l’infini – et qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil (comme le disait Hegel).
Beaucoup de livres paraissent chaque année, pour les romans, qui occupent une place hégémonique, encore plus en janvier, et plus encore en septembre ; parutions que stimule à l’automne la course à l’obtention d’un Prix. L’année 2026 n’échappe pas à la règle.
Du 10 au 16 octobre 2026 se tiendra la 26e édition du festival MidiMinuitPoésie organisé par la Maison de la Poésie de Nantes.