Designated Survivor

Avant qu’une fin du monde imminente ne vienne contrarier nos projets d’avenir, plongeons-nous dans l’univers délicieux et somme toute inquiétant de la présidence des États-Unis. Ou tout du moins celle, infiniment plus fictionnelle (quoique) de Designated Survivor, diffusé à l’origine sur le réseau ABC (et en France sur Netflix), dont la reprise est annoncée le 8 mars prochain.
Revue d’effectifs d’une série qui met en scène un président non-élu…

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Le critique a beau être sériephile voire sérievore tendance binge watcher, il possède ses tropismes, ses rejets de principe, sa zone de confort, ses visionnages honteux, qui le poussent à établir régulièrement un top 10 (forcément mouvant) de ses TV shows préférés. Alors, quand une série qu’il était sûr de détester par avance fait son entrée en bonne place dans un classement qui n’avait pas évolué depuis l’épisode 12 de la saison 6 de Friends (le critique est conservateur), la surprise est de taille… Une sensation intitulée This is Us, qui combine le meilleur du drame et de la comédie pour notre plus grand bonheur.

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Un miroir nous renvoie toujours deux images : la première, inversée, de celui ou celle qui se regarde, se voit, se contemple ; et la seconde, déformée, diffractée, d’une perception, à la fois tout autre et familière. Alors, Black Mirror, série d’anticipation ou série qui twiste la réalité ? La question se pose à chaque épisode glaçant – sans jeu de mot – par avance.

The Young Pope

Avec deux épisodes diffusés depuis le 24 octobre dernier, The Young Pope peut d’ores et déjà s’enorgueillir du titre de série la plus immédiatement addictive du moment. Bénéficiant d’une couverture médiatique plutôt intense sur les chaînes du groupe Canal+ (et ailleurs, ne réduisons pas bêtement la nouvelle création originale au seul opérateur bolloréen), la série de Paolo Sorrentino possède tous les ingrédients d’un « hit » télévisuel, de son postulat et son casting à sa réalisation, en passant par sa photographie, ses dialogues, son sous-texte et son surréalisme assumés. 

The Catch

Le pitch de The Catch, actuellement diffusé sur Canal+, est à ce jour l’idée la plus rentable de la décennie : sous couvert d’inventer une histoire originale, la série reprend en tous points les ingrédients d’une recette qui a fait ses preuves dans une déclinaison d’une gémellité à faire pâlir les frères Bogdanov (avant leurs opérations de chirurgie esthétique).

David Simon est mondialement connu pour être le scénariste principal des séries télévisées The Wire et Treme, diffusées sur HBO. Philippe Squarzoni est un auteur et dessinateur engagé qui pointe régulièrement dans ses ouvrages les dérives sociétales, qu’il s’agisse de la violence, du libéralisme ou de la question environnementale et du changement climatique. La réunion de ces deux auteurs donne un roman graphique d’une puissance évocatrice rare : Homicide, Une année dans les rues de Baltimore

Le Bureau des Légendes

A mi-saison, que dire du Bureau des légendes, saison 2, la série dirigée par Eric Rochant dont le personnage principal est incarné par Mathieu Kassovitz ? Parce qu’elle est disponible en intégralité sur Canal Plus à la demande, le comité de visionnage de Diacritik s’est livré à une séance de binge watching. Pour ne rien « divulgâcher », critique sous le sceau du secret.

Le sergent Catherine Cawood (Sarah Lancashire), photo Ben Blackall / BBC
Le sergent Catherine Cawood (Sarah Lancashire), photo Ben Blackall / BBC

Happy Valley est une série télévisée produite par la BBC (diffusée par Canal Plus à l’automne 2015) qui a pour cadre la vallée de la rivière Calder, sur le flanc est des Pennines au nord de l’Angleterre, dans le West Yorkshire. Le personnage principal est le sergent de police Catherine Cawood, interprétée (magistralement) par Sarah Lancashire, une femme forte et courageuse qui fait régner l’ordre mais qui a bien du mal avec sa propre vie. Séparée de son mari, elle élève son petit-fils né du viol de sa fille, qui s’est donnée la mort après la naissance du bébé, et vit avec sa sœur, qui tente d’enrayer son addiction à l’alcool et à l’héroïne. Comme on le voit, rien de franchement happy ni d’irrésistiblement désopilant, bref on est très loin de la « Petite maison dans la niaiserie ». Par Jean-Louis Legalery.

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Voilà les revenants de retour : personne n’a échappé au phénomène qui sévit depuis quelques années, les morts ne le restent pas longtemps et reviennent hanter les vivants. Des Revenants à Walking Dead, de la spectrographie de Jacques Derrida aux films de Night Shyamalan, une obsession spectrale parcourt le contemporain.

 

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A l’instar d’Hélène et les Garçons qui pour Fabrice Luchini était « du Rohmer réussi », on mésestime trop souvent ces joyaux d’humour brut et lapidaire que sont les shortcoms hexagonales qui sévissent sur les chaines françaises à l’heure du dîner et de l’arrêt de la publicité sur le service public et se livrent une concurrence féroce sur le créneau du rire bienvenu après une dure journée de labeur.