S’il est dur de vivre à l’ombre du frère, le songwriter californien Peter Harper semble savoir comment s’affranchir des figures tutélaires. À l’occasion de la parution de son deuxième album, intitulé « Break the Cycle », nous nous sommes longuement entretenus avec l’artiste, jadis plasticien et sculpteur, sur sa relation à la création et aux arcanes du mythe familial, tandis que son frère Ben Harper s’apprêtait à faire paraître l’opus  » No Mercy in This Land », en duo avec le légendaire harmoniciste Charlie Musselwhite.

À l’occasion des cinquante ans de « Mai 68 », il est possible de le repenser à la lumière d’événements plus larges et de le replacer dans un contexte plus vaste où s’entrecroisent la culture et le politique (à différencier de la politique) sur un plan international, autrement dit d’insister sur la possibilité – voire la nécessité – d’un décloisonnement.

Cest presque une institution qui va cesser de paraître le 30 avril prochain, New Musical Express, abrégé depuis belle lurette en NME, magazine musical grand-breton dont l’aura est internationale. Créé en 1952 NME, dont le siège a toujours été à Southwark, au sud de London Bridge, est devenu hebdomadaire en connaissant une expansion phénoménale et en profitant du boom musical des années 1960.

Horses, sorti en 1975, est le premier album studio de Patti Smith. En consacrant un livre à celui-ci, Véronique Bergen célèbre ce que cet album contient et signifie : un événement de la culture rock mais aussi la révolte, la volonté de rupture, l’exaltation de la poésie, de l’art, la tension vers un dépassement des limites de l’époque, une libération dans tous les domaines de l’existence.

 

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Arte diffuse le documentaire Kurt Cobain : Montage of Heck, titre tiré de celui donné par le leader charismatique de Nirvana à l’une de ses cassettes audio. Film autorisé par Courtney Love et la famille qui témoigne largement, produit par Frances Bean, la fille du chanteur, construit depuis des archives intimes, ce « bazar organisé » s’offre comme un biopic dans ce que le genre a de pire : un hymne à la gloire du génie solitaire et incompris, dont tout dessin, tout film super 8, toute cassette, toute déclaration publique et/ou photographie devient une brique construisant le mur de la légende.