Le terme de performance est souvent associé aux arts du spectacle ou aux arts plastiques. Pourtant les écrivains pratiquent de plus en plus ces lectures performées, la richesse du festival Actoral en témoigne chaque année comme celle d’Extra à Beaubourg. Ces lectures-spectacles et mises en espace que proposent désormais de nombreux auteurs sont pour eux une manière autre d’incarner le texte, de mettre en scène le corps et la voix de l’écrivain, de prolonger l’expérience de lecture (ou de la susciter) par une re-présentation qui en éclaire ou en complexifie les enjeux. Un colloque international se tiendra à Montpellier, du 31 janvier au 2 février prochains, pour interroger ces pratiques du champ littéraire contemporain, ce mode singulier de présence des auteurs et en déployer les enjeux : spectacle, stratégie publicitaire ou invention poétique ?


L’une des caractéristiques les plus fascinantes des éditions Inculte, en sens tout autant laboratoire du contemporain que maison d’édition, est la dimension collective du travail mené, via des revues, des rencontres croisées de ses auteurs, des collectifs ou des livres écrits à quatre mains comme A fendre le cœur le plus dur, signé Jérôme Ferrari et Oliver Rohe qui sort aujourd’hui en poche chez Babel. L’occasion de retrouver l’entretien vidéo réalisé avec Oliver Rohe lors de la publication du livre en grand format.

Aujourd’hui s’ouvre le dix-septième festival Actoral qui se tiendra jusqu’au 14 octobre sur différentes scènes culturelles marseillaises (Montévidéo, La Friche Belle de Mai, les théâtres du Gymnase et des Bernardines, le MuCEM, le cipM, les librairies L’Odeur du temps ou Histoire de l’œil, etc.).
Fondé en 2001 par Hubert Colas, Actoral, Festival international des arts et des écritures contemporaines, c’est, pour cette édition encore, plus d’une centaine de rendez-vous en un peu plus de deux semaines dont beaucoup sont des premières françaises, des écrivains et artistes venus du monde entier pour présenter des propositions inédites, qu’il s’agisse de spectacles, de lectures, de rencontres et dialogues.

Diacritik Les Mains dans les poches

Ces livres, nous les avons évoqués dans Diacritik lors de leur sortie en grand format. Les voici disponibles en collection de poche.
Panorama critique et sélectif avec, pour cette livraison, Intérieur de Thomas Clerc, Défaite des maîtres et possesseurs de Vincent Message, Mort d’un homme heureux de Giorgio Fontana et La couleur de l’eau de Kerry Hudson.

À l’occasion de son dixième anniversaire intitulé « Appels d’air », la manifestation des « Littérature : enjeux contemporains » organisée par La Maison des écrivains, à l’initiative de Sylvie Gouttebaron et Dominique Viart, se place sous le signe de l’ouverture, de l’exploration, et de l’invention. Diacritik en sera l’un des invités ce samedi lors d’une table ronde au théâtre du Vieux-Colombier en compagnie des revues Vacarme et En Attendant Nadeau pour discuter, avec Alain Nicolas, du désir de revue aujourd’hui.

Tout récit est procès, plus encore quand il s’attache à l’Histoire, à la place de la violence et du pouvoir dans l’Histoire : mais que peuvent plus précisément nous dire les procès, en tant que scènes judiciaires, d’un passé récent, le XXe siècle ? Telle est la question centrale posée par un ouvrage récent et collectif des éditions Inculte, En Procès, dès son Avant-Propos signé Arno Bertina et Mathieu Larnaudie, à partir d’une réflexion de Lionel Ruffel : « courant sur tout le siècle, le procès est un élément essentiel de la réalité et des fictions politiques. Ce siècle (le vingtième) pourrait même efficacement être lu grâce aux représentations des procès qui l’ont traversé ».

9782844265630

La collection de photographies du Centre Pompidou compte plus de 70000 œuvres. Thomas Clerc en a choisi une soixantaine, des portraits ou photos de groupes, d’artistes (peintres, cinéastes, écrivains, chanteurs), des icônes, des images célèbres (Antonin Artaud par Man Ray, Jackson Pollock par Hans Namuth), d’autres inconnues ou moins connues que l’écrivain nous invite à regarder, au sens plein du terme : pas seulement survoler ou voir, plonger son regard, interroger une représentation. Que nous apprennent ces photographies d’artistes qui eux-mêmes représentent et sont là représentés ? Que comprenons-nous ainsi de leur œuvre ? Voyons-nous autre chose ? et si oui, quoi ?

Capture-d’écran-2015-07-06-à-09.43.37
L’une des caractéristiques les plus fascinantes des éditions Inculte, en sens tout autant laboratoire du contemporain que maison d’édition, est la dimension collective du travail mené, via des revues, des rencontres croisées de ses auteurs, des collectifs ou des livres écrits à quatre mains comme A fendre le cœur le plus dur, qui vient de paraître, signé Jérôme Ferrari et Oliver Rohe.

Lecture du livre et entretien vidéo avec Oliver Rohe.

Nous voici enfin au seuil de la dernière pièce, la représentation se termine. Avec le lieu le plus intérieur sans doute, le plus intime certainement, le plus chargé, aussi, puisque, dans l’univers de Thomas Clerc, la chambre est indissociable d’un autre Dans ma chambre, signé Guillaume Dustan (et rappelons que Thomas Clerc publie les Œuvres complètes de Dustan aux éditions P.O.L.)

Capture d'écran d'un reportage d'Arte chez Thomas Clerc
Capture d’écran d’un reportage d’Arte chez Thomas Clerc