Percutant et indispensable : tels sont les deux termes qui viennent à l’esprit pour qualifier l’essai de Tanguy Habrand, Le Livre au temps du confinement qui vient de paraître aux Impressions Nouvelles. Analysant la chaîne du livre au moment du premier confinement des mois de mars et avril derniers, Habrand remarque combien l’industrie n’est nullement tombée en léthargie : tout se reconfigure et se déplace. Mais selon quelles modalités et pour quelles finalités ? Au moment où la France traverse un second confinement où le livre comme produit essentiel et la réouverture des librairies est l’objet d’un houleux débat, Diacritik est allé à la rencontre du spécialiste de l’histoire sociale de l’édition pour revenir en sa compagnie sur les questions déterminantes que soulève son essai.

Avec Un Cow-boy dans le coton, il faut reconnaître à Jul et Achdé d’avoir osé marcher dans les pas de Mel Brooks (Blazing Saddles), Lawrence Kasdan (Silverado) ou Damon Lindelof (Watchmen), en mettant en scène un personnage noir de premier plan dans une aventure de Lucky Luke. Un Cow-boy dans le coton répare quelques injustices en plus d’être un album intelligent, subtil et d’une causticité salutaire.

Qu’est-ce qu’un poète qui écrit des romans ? Que fait-il quand il s’appelle Rossano Rosi et qu’il est l’auteur, déjà, de trois recueils et de six romans – lus, primés, appréciés, mais de trop peu de lecteurs encore ? Comment s’y prend-il pour s’inscrire dans une tradition, celle de Raymond Queneau, très clairement, aussi bien pour le versant poétique que pour le champ romanesque? Quelle est sa stratégie pour ne pas se laisser engloutir par l’amour de ses modèles, par la tentation de la surenchère, par le découragement lié à un excès d’admiration ?

Depuis le 22 octobre dernier, l’interdiction quasi absolue de l’avortement a été prononcée en Pologne par le Tribunal Constitutionnel. Cette décision privilégie la morale catholique sur le droit. Après des attaques, depuis des mois, contre les personnes LGBT, les femmes jouent de nouveau le rôle de l’ennemi de l’Etat qui, faute de pouvoir faire passer ses lois liberticides par la voie parlementaire, les impose à l’aide d’une cour suprême aux mains d’alliés du PiS, parti conservateur au pouvoir. Un rassemblement avait lieu à Paris ce dimanche 25 octobre en solidarité avec les femmes polonaises. Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.

Les dénonciateurs de la catastrophe écologique ont été raillés comme des « gourous apocalyptiques » annonçant indûment la « fin du monde ». C’est effectivement l’idée ce que je vais défendre ici. Mais en un sens un peu plus fin que celui de la disparition de toute vie… Et, paradoxalement, cette « fin du monde » est peut-être la seule bonne nouvelle de ce temps désastreux.

Avec Témoignage et littérature d’après Auschwitz, Fransiska Louwagie nous prouve que la question de l’écriture sur l’extermination nazie, qu’elle soit le fruit des témoins ou d’écrivains issus des générations postérieures, est toujours d’actualité. L’essai part du principe que l’existence de disparités majeures entre les auteurs des différentes générations n’empêche pas d’importantes continuités.

À la mi-août dans la librairie Point Virgule des éditions Dalimen à Cheragas, dans la banlieue d’Alger, quatre universitaires ont rendu hommage à Gisèle Halimi, à son parcours et à sa ténacité, chacune d’entre elles choisissant un accent particulier à mettre sur cette vie remarquable.

Nous, membres de la communauté éducative du lycée Mozart du Blanc-Mesnil, devant l’insécurité sanitaire dont nous sommes quotidiennement témoins depuis la rentrée, avons été contraints de débrayer ce vendredi 25 septembre 2020 pour alerter notre direction et obtenir un certain nombre de réponses à nos questions.