Dans le cadre de leur projet de fin d’études, plusieurs étudiant.es du Master Écopoétique et création d’Aix-Marseille Université se sont lancé.es dans l’aventure d’une revue. Le canevas de départ pouvait sembler simple : une revue écocritique, articulant des textes courts écrits par leur promotion dans le cadre de leurs deux années de master. Il leur a pourtant fallu tout imaginer, du titre à la charte graphique, articuler les textes, penser l’iconographie, tenir les délais — un numéro disponible pour l’ouverture du festival Le Murmure du monde. Le voici, à la date prévue.

Voici un magazine assez magnifique, très chatoyant aussi et qui porte bien son enseigne à la John Lennon. Il se réclamait du parti Écolo à l’origine puis en garda l’esprit tout en prenant quelque distance envers ce parti. C’est en ce sens que la couverture de ce bimestriel porte fièrement trois surcharges : DEMAIN LE MONDE ; la triade ÉCOLOGIE / SOCIÉTÉ / NORD-SUD ; et la mention quelque peu énigmatique SLOW PRESS (est-ce la formule employée à propos d’un vin à pression lente ou bien est-elle d’un journal à parution peu pressée — mais stressée néanmoins ?).

Très tôt, Jean-Christophe Bailly a eu la conviction qu’il serait écrivain, quelqu’un donc qui écrit, qui écrit des livres. On aurait tendance à penser qu’il s’agit principalement d’essais. Ils le sont, certes, mais des essais qui s’écriraient avec les autres genres, qui les élargiraient, qui ne désolidarisent pas le « désir de comprendre » d’une « expérience d’écriture ».

Attendu que :

vous souhaitez ardemment vous rafraîchir la mémoire quant à la Commune de Kronstadt, au Grand Jeu et aux Phrères Simplistes, à Claude Tchou (ça vous dit quelque chose), à Jean-Louis Brau, à Ali Ibn Muhammad (ça ne vous dit rien et vous allez le découvrir), à Anna Mahé (non plus, pareil), à Flora Tristan et à Clifford Donald Simack ;

Indispensable pour penser notre contemporain et en saisir, de manière neuve, les aspirations à l’intensité : tel est le constat qui vient à la lecture de ce nouveau numéro intitulé Turbulences de la Revue de Socio-anthropologie dirigé avec force par Pauline Hachette et Romain Huët. En accès gratuit, ce numéro qui rassemble notamment des textes inédits de Georges Didi-Huberman, de Cédric Mong-Hy ou encore un entretien avec Tristan Garcia, permet de penser à nouveaux frais les quêtes d’intensité innervant notre société.

On l’a désormais compris : chaque nouvelle livraison de Possession immédiate est un événement. Ce splendide volume XI ne déroge pas à cette règle qui offre littérairement, esthétiquement et socialement un vif bouquet de la jeune création contemporaine. Rassemblé par John Jefferson Selve sous le titre « Ton Sauvage est ton Sauveur », ce numéro explore notre présent si troublé et effondré en s’inscrivant contre l’altérophobie et contre l’infatigable narcissisme qui saturent le débat public. D’Alexandra Dezzi à Simon Johannin en passant par Damien Jalet ou Louise Chennevière, Possession immédiate pose les jalons de nouveaux territoires esthétiques et politiques qu’il faut impérativement lire et découvrir.

Devant l’aggravation de la situation climatique, devant la marche forcée de la sixième extinction, devant l’impuissance et la dispersion de l’écologie politique se pose la question pressante d’une « écologie littéraire ».  Débrouiller cette question exige un état des lieux : pendant que le monde brûle, que fait la littérature ? Que font les études littéraires ? Que devient l’écopoétique ? Ces questions sont au centre des revues LHT et Acta qui viennent de paraître sur Fabula.

Pluie de livres, tous intéressants, et même, pour certains, passionnants. Je ne crois guère qu’un “papier” (merveilleux que l’on puisse encore utiliser ce mot pour nos élucubrations sur Internet) puisse être autre chose qu’une sorte de montage de feuilles arrachées à un carnet de bord collées sur papyrus, roulé avant d’être introduit dans une bouteille jetée à la mer. C’est uniquement par jeu qu’on continue : jouer, non à convaincre – puisque “convaincre est stérile [ou (var.) : infécond]” comme l’a écrit Walter Benjamin –, même si l’on espère contaminer d’hypothétiques lecteurs et lectrices de passage, mais à créer ce que j’entends par “constellations”, ces cristallisations, en partie aléatoires, en partie construites suivant des lignes de tension, d’objets épars – étoiles plus ou moins lumineuses qui se détachent de la grisaille – que l’on observe, allongé au cœur du Terrain vague, oubliant de compter le temps qui passe.

Maurice Olender, historien (EHESS), directeur de la revue Le Genre humain, éditeur aux éditions du Seuil (« Librairie du XXIe siècle »), était, ce dimanche 17 octobre 2021, l’invité de la « Carte blanche Diacritik » du 31e Salon de la Revue. Interrogé par Johan Faerber, Maurice Olender est revenu sur l’histoire du Genre humain qui fête cette année ses quarante ans, sur les liens de la revue avec sa collection au Seuil. L’entretien a été l’occasion de présenter la revue comme un laboratoire et un lieu d’exercice pluridisciplinaire, un espace d’engagement et d’appel à la vigilance démocratique.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec la riche revue Graminées qui, avec force, promeut les nouvelles.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec dynamique revue Le Coquelicot.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec Victoria Nguyen Cong Duc de l’inventive revue Hurle-Vent.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec Joël Cornuault, maître d’œuvre de la très belle revue Des Pays habitables.

En lien avec le 31e Salon de la Revue qui se tient le 16 et 17 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage. Aujourd’hui, entretien avec la dynamique et inventive revue Débuts.