J’ai proposé à 52 personnes de filmer avec un smartphone pendant une minute, chacune depuis la fenêtre de son lieu de confinement, dimanche 29 mars, sur la tranche 12:00-12:53.
En résulte LE FILM DES INSTANTS : un film choral qui dit ce que chaque maillon de cette chaîne collaborative voit, à midi, à sa fenêtre. 

A l’occasion de la publication d’Europe Odyssée, entretien avec Jean-Philippe Cazier où, entre autres, il est question de l’écriture politique, de la poésie et du débordement de la langue, de la violence de l’Histoire et de ceux et celles – migrants, réfugiés, déportés, exilés – qui la subissent et la contestent, de la possibilité d’une épopée contemporaine, d’une cosmopolitique comme résistance à l’ordre policier du monde.

Si, dans Pour parler, Frank Smith reprend la forme du sonnet, ce n’est pourtant pas pour en respecter les règles. Il ne s’agit pas non plus de simplement transgresser celles-ci car, dans ce cas, le choix d’autres formes aurait été plus pertinent. Il s’agit de se donner une contrainte pour en dépasser – et donc en exhiber – les limites, de signifier que ces limites, plus largement, valent pour celles de la langue, mais également de les utiliser comme une machine dont la logique serait créatrice et libératrice de ses propres limites.

Dans Voguer, Marie de Quatrebarbes s’appuie sur le voguing pour élaborer un texte et une poétique faits de mouvements, de lignes qui ouvrent la forme du texte, comme la danse peut ouvrir la forme du corps et y inclure tout autre chose que le simple corps. Entretien avec l’auteure où il est question de poésie et de traduction, de Dawn Lundy Martin et de John Wayne, de récit, de mashup, de désir d’émancipation, de violence raciste, ou encore du « nous » qui ferme comme du « on » qui ouvre.

Dans le cadre du Marché de la poésie 2017, une rencontre réunissant Juliette Mézenc, Frank Smith et Jean-Philippe Cazier, et intitulée « L’émotion ne dit pas Je », était organisée le 13 juin à la bibliothèque Marguerite Audoux. L’entretien qui suit est la transcription des échanges qui ont eu lieu au cours de cette rencontre.

Dans le cadre de l’édition 2017 du Marché de la Poésie, la Bibliothèque Marguerite Audoux organise le mardi 13 juin à partir de 19h30 une rencontre avec Juliette Mézenc, Frank Smith et Jean-Philippe Cazier. Cette soirée, intitulée L’émotion ne dit pas Je, proposera des lectures des trois auteurs ainsi qu’un échange autour de la littérature et de l’écriture.

Tout récit est procès, plus encore quand il s’attache à l’Histoire, à la place de la violence et du pouvoir dans l’Histoire : mais que peuvent plus précisément nous dire les procès, en tant que scènes judiciaires, d’un passé récent, le XXe siècle ?

Le 20 mars dernier, Frank Smith présentait au Collège des Bernardins (75005) une série de cinétracts qu’il a réalisés à partir d’images prélevées sur le web, dans le flux assourdissant et aveuglant des actualités. Frank Smith s’inspire dans ce travail des cinétracts réalisés durant les événements de mai 1968 par Chris Marker et Jean-Luc Godard.

Diacritik publie un long entretien d’Amaury da Cunha avec Frank Smith à l’occasion de la parution de son Fonctions Bartleby, Brefs traités d’investigations poétiques, qui vient de paraître aux éditions Le Feu sacré. Il y est question de poésie, du rapport du langage au réel et au monde, d’archives, d’un regard qui fait image et sens.