En partenariat avec Diacritik, Ciclic et la Maison Max Ernst vous proposent une série de cinq rendez-vous avec Camille de Toledo, autour du projet Écrire la légende. Lors de la rencontre qui aura lieu, à 20h30, ce jeudi à Huismes (37), l’écrivain poursuivra sa lecture du texte en cours d’écriture qui part des photos et des archives familiales pour explorer un Livre des Morts intime. C’est sur cette grande traversée de la mort par l’image à la croisée du documentaire et du fabulaire que Diacritik a voulu revenir avec le romancier le temps d’un grand entretien.

« Il faut tenir, et courir, s’élancer d’une enceinte à l’autre. Papillonner, flirter, continuer la discipline de légèreté. Tenter d’obtenir ce sentiment impur, inachevé et possible du chagrin heureux » confie sans transiger Christophe Honoré, dans l’une des plus belles scènes de Ton Père où, à la manière d’un cristal d’énamoration et de douleur apaisante, le cinéaste raconte, au début des années 1990, sa première vision à Beaubourg d’un spectacle de Dominique Bagouet. Sans doute ces quelques mots qui portent le doux souvenir du jeune Rennais d’alors qui venait comme une ombre tremblante à la capitale voir le spectacle d’un homme bientôt mort du sida pourraient-ils se tenir comme l’exergue confiant et la devise poétique même du splendide Plaire, aimer et courir vite, le plus beau film d’Honoré sorti hier sur les écrans.

Depuis bientôt une quinzaine d’années, Stéphane Bouquet a su s’imposer comme l’un des poètes les plus remarquables du champ contemporain. S’il avait déjà pu faire entendre sa voix critique en 2007 dans Un Peuple qui invitait à se promener dans un cimetière de noms, il offre, avec la parution ces jours-ci de La Cité de paroles aux éditions José Corti, son premier recueil d’articles critiques comme rassemblés au fil de la douceur d’une conversation.

En partenariat avec Diacritik, Ciclic et la Maison Max Ernst vous proposent une série de cinq rendez-vous avec l’écrivain Camille de Toledo, autour du projet Écrire la légende. Lors de la rencontre qui aura lieu, à 20h30, ce jeudi à Huismes (37), l’écrivain poursuit sa lecture du texte en cours d’écriture, puis dialogue sur le thème de la mémoire et de l’image photographique en convoquant Roland Barthes et Susan Sontag.

« Une construction où n’éclate aucun événement spatial n’est pas de l’architecture » avance Benoît Goetz pour venir dire combien, dans La Dislocation, son remarquable essai sur l’intimité traversée par l’architecture et la philosophie, l’architecture ne commence précisément qu’à partir du moment où le bâtiment déployé œuvre au déploiement même de l’espace, à sa visibilité, fracture la ville et le discours sur la ville : fait trou de visible dans le tissu urbain et fait scène dans ce qui demeurait jusqu’ici indifférent à l’œil.