Le Prix Lumière 2017 consacre le réalisateur hongkongais Wong Kar-wai. Celui-ci succède ainsi à Catherine Deneuve, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Ken Loach, Gérard Depardieu, Milos Forman et enfin à Clint Eastwood qui fût le premier, en 2009, à recevoir cette distinction récompensant chaque année une personnalité du cinéma pour l’ensemble de son œuvre et « pour contribution exceptionnelle à l’histoire du cinéma ».

Sur une proposition d’Aliocha Imhoff et Kantuta Quirós, aura lieu, le 7 octobre de 19h à 2h, à l’occasion de la Nuit Blanche « Le Procès de la fiction ». Cet évènement prendra la forme d’un procès d’assises, où se jouera le procès de la frontière entre fait et fiction qui se déroulera dans la salle du conseil de Paris, dans l’hôtel de Ville et qui réunira notamment Françoise Lavocat, Laurent de Sutter, Dorian Astor, Camille de Toledo, Eric Chauvier, Maylis de Kerangal, Dominique Viart ou Jacques Rancière encore.

« Sois nu quand tu sèmes, nu quand tu laboures, nu quand tu moissonnes, si tu ne veux pas, manquant de tout, aller mendier dans les demeures étrangères » (Hésiode). La scène est plongée dans le noir et bruisse de petits bruits. On pressent dans cet espace, amplifié du son de yodels lointains, que le jour va se lever. Le jour des « travaux et des jours ». Le jour du travail humain. Le jour des mains laborieuses de la journée d’homo faber. Une heure de besogne s’en suit, attentive et concentrée. Les gestes simples du labeur, les figures obligées des danses du folklore autrichien, patiemment formalisés, construisent la gestuelle abstraite d’une liturgie scénique à laquelle un danseur nu officie en solitaire. Un petit neveu montagnard de la grande Hannah Arendt épèle en gestes méthodiques La Condition de l’homme alpin.

Nicolas Maury, Steve Jobs, Marseille 7 octobre 2017 (photo : C. Marcandier)

Que disent de nos propres existences ces vies célèbres, surexposées, supposées emblématiques, les icônes de nos modernités, quand on les extrait de nos fascinations mimétiques ?
Alban Lefranc, dans ses romans, a déjà exploré celles de Nico, de Pialat, de membres de la bande à Baader, de Fassbinder, de Mohamed Ali, etc.
La scène leur offre une autre mise en perspective : on le verra en janvier avec Table Rase (d’abord nommé La Mèche, paraissant chez Quartett) et dès samedi prochain avec Steve Jobs, mis en espace par Robert Cantarella, au festival Actoral.

 

 

C’est d’abord un dispositif. Un comédien tend des cartes aux spectateurs des premiers rangs, retourne la carte tirée et y lit le titre de la scène à suivre. Le tirage au sort, chaque soir, rebat le lexique des scènes et désordonne le texte écrit. Le principe cardinal de la Poétique d’Aristote est l’enchaînement nécessaire des événements du drame qui « naissent les uns des autres » (γένηται δι᾽ἄλληλα) selon une loi de causalité. Dans Désordre d’Hubert Colas, ce principe fait long feu. L’ordre du spectacle est aléatoire : sa logique est la loterie d’un hasard systématique.

Aujourd’hui s’ouvre le dix-septième festival Actoral qui se tiendra jusqu’au 14 octobre sur différentes scènes culturelles marseillaises (Montévidéo, La Friche Belle de Mai, les théâtres du Gymnase et des Bernardines, le MuCEM, le cipM, les librairies L’Odeur du temps ou Histoire de l’œil, etc.).
Fondé en 2001 par Hubert Colas, Actoral, Festival international des arts et des écritures contemporaines, c’est, pour cette édition encore, plus d’une centaine de rendez-vous en un peu plus de deux semaines dont beaucoup sont des premières françaises, des écrivains et artistes venus du monde entier pour présenter des propositions inédites, qu’il s’agisse de spectacles, de lectures, de rencontres et dialogues.

Samedi 17 juin 2017, une chaleur terrifiante nous expulse d’un sommeil agité dès 7 heures du matin. À 9 heures, après un café deux cafés trois cafés et trois douches froides, on se dit qu’après avoir turbiné toute la semaine on irait bien se baquer dans une mer gelée où l’on noierait sa lassitude amère de voir déjà les pannes et les provocations d’une République en marche. Qui va sans doute échouer bientôt à fond de cale quand un autre mouvement, de nageurs par exemple, sortira de sa torpeur et de sa tétanie. Contre la casse, contre la masse élue qui casse, contre la vilaine farce et pour la vie.

Côté Off, du 1er au 30 juin, pas moins de 50 événements dédiés au 9ème art dans plus de 40 lieux dans toute la vile. Côté In, le Festival connaît son point d’orgue dans la capitale des Gaules le samedi 10 et le dimanche 11 juin. Avec 235 auteurs présents, des animations des expos, des masterclass et des rencontres, pour sa 12è édition, Lyon BD entend une fois de plus croiser les genres et (re)donner du sens aux mots foisonnement et décloisonnement.

Claudia Cardinale. Monica Bellucci. Deux femmes. Deux actrices. Deux Italiennes. De renommée internationale. Le Festival de Cannes place d’emblée sa 70e édition – du 17 au 28 mai 2017 – sous un double patronage, celui d’un beau duo féminin. La première est l’égérie de l’affiche officielle, représentée dansante sur fond rouge, d’après une photographie à ses débuts en 1959 sur un toit de Rome et la seconde est la maîtresse de cérémonie. Habituées de cet événement culturel mondial, rodées aux tapis rouges, n’en étant pas à leur première montée des marches, toutes deux ont la particularité de passer aussi bien d’une production italienne à une distribution française, de tourner dans des coproductions et ainsi de participer à ce pont cinématographique franco-italien. Ce patronage laisse présager un festival joyeux, audacieux et libre sous le signe d’une longue histoire d’amitié avec l’Italie.

Du 23 au 28 mai prochain, Marseille battra au rythme d’un nouveau festival, Oh les beaux jours !, dont le titre se veut « cri de ralliement ».
Mêlant littérature, photographie, musique, BD, sport, expositions, rencontres, débats et ateliers, Oh les beaux jours ! est un ravissement quotidien, selon le principe des « frictions littéraire ».
Après 2013, Marseille, capitale européenne de la culture en 2017 ?