« Adelaïde qui m’ensorcelle ». Après Arnold Turboust — et Zabou Breitman — , Destin ou Fiodor Dream Dog — je passe les titres homonymes qui ne sont pas dans dans ma bibliothèque musicale, car on pourrait en citer d’autres —, c’est au tour de Requin Chagrin d’honorer le prénom au i tréma en lui consacrant une chanson.
Déjà récompensé au début de la rentrée littéraire par le prix du Roman Fnac, Laurent Binet a reçu aujourd’hui le prix Interallié 2015 pour La Septième fonction du langage (Grasset). Retour sur le livre sous-titré «qui a tué Roland Barthes ?», primé 100 ans jour pour jour après la naissance du critique littéraire et sémiologue français.
Les travaux de Sophie Calle sont un partage de la souffrance, du manque, du vide, de la perte. Des enquêtes. Une manière singulière de puiser dans l’intime la matière même d’un partage. De croiser le quotidien et la fiction. De faire des contraintes, des rituels l’exercice d’une liberté insolente. Du pied de nez considéré comme un des beaux-arts.
Paru en 2013 et développé par le studio américain Galactic Cafe, The Stanley Parable est presque un jeu vidéo — on le décrit habituellement comme une fiction interactive. Nous pensons pour notre part qu’il s’agit d’un jeu vidéo critique. L’ironie mordante du titre annonce d’emblée un récit aux proportions bibliques, porté par un héros tout à fait commun. De fait, le jeu nous propose d’incarner le plus modeste employé d’une entreprise anonyme.
Peut-être vous souvenez-vous de David Foenkinos, en 2012, vantant les mérites d’un café en capsule, « pour ne plus jamais rompre avec le plaisir ». De Véronique Ovaldé, en 2012, écrivant une nouvelle pour Twingo. On reste dans le rayon automobile avec Joël Dicker qui roule pour Citroën…
Chose promise, chose due, le comité de visionnage de Diacritik a regardé l’intégralité d’Au service de la France, la série d’Arte écrite par Jean-François Halin, Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès. Programmée à raison de quatre épisodes successifs par soirée et labellisée pochade comique et décalée au cœur des services de renseignements français dans les années 60, la sitcom a-t-elle tenu ses promesses ? Éléments de réponse avant la diffusion de la dernière salve ce jeudi 12 novembre.
Fin octobre début novembre. Retour de la ville natale. Milan, ville moderne. Ville à jamais stendhalienne à cause d’une épitaphe historique, laconique et passionnée que l’auteur du Rouge et le Noir indique dans son testament : « Arrigo Beyle, Milanese – Visse, scrisse, amò ».
On vous a déjà annoncé le beau programme de Paris en toutes lettres il y a quelques temps sur Diacritik. Mais deux événements récurrents de ce festival me plaisent tout particulièrement et depuis le tout début de ce festival.
À l’invitation de la revue Frappa, Amandine André lira certains de ses textes inédits le samedi 14 novembre à 18 heures à la Galerie Simple, 75018 Paris. Elle est l’auteur de Quelque chose, publié en 2015 aux éditions Al Dante.
Monde, philosophie, éducation. C’est la revue de presse du chutier du soir.
Qu’il s’agisse d’une affiche de film, de la couverture d’un roman, d’un album de bande dessinée, d’une illustration pour la presse, seuls de rares artistes (illustrateurs, peintres ou dessinateurs) possèdent un trait reconnaissable au premier coup d’œil, signature de leur immense talent. Miles Hyman est de ceux-là.
Sophie Quetteville revient pour Diacritik sur la soirée « Psychiatrie en littérature » qu’elle a animée à la librairie Le Monte en L’air, le 22 octobre 2015, autour de trois livres, trois voix très littéraires, trois femmes Emily Barnett, Mary (Rivages), Mary Dorsan, Le Présent infini s’arrête (P.O.L.) et Geneviève Peigné, L’Interlocutrice (Le Nouvel Attila).
« Vision d’orage », non dans les « ruines du vieux Rome », mais en Louisiane, sur l’Isle de Jean Charles et à La Nouvelle-Orléans, dans New York et sur les côtés du New Jersey, avec Laurent Gaudé, Frank Smith, Nathaniel Rich et Richard Ford, ouragans littéraires. Dans chacun de leurs textes, « le tonnerre résonne », « tourbillonne ». « Comme un ouragan », la tempête en nous, en somme.
Un remontant voire un coup de pied aux fesses pour se lancer le lundi matin dans les couloirs tristes du RER pour reprendre la route du bureau. (Mais cela marche aussi : le mardi quand on a pris un RTT la veille, les matins moroses ou les lendemains de jour férié). Cela s’appelle Shopping et non il ne s’agit pas d’aller calmer ses frustrations en allant se réconforter en achats inutiles.
Le flou. Puis l’horreur. La première image du Fils de Saul est trouble, on distingue quelques formes, puis on entend des cris, une silhouette se rapproche, elle devient visible : c’est Saul, on ne le quittera plus pendant presque deux heures ; quand il disparaitra de l’écran, il nous hantera longtemps après.