Shopping, Take It Out (1Song1Day)

Un remontant voire un coup de pied aux fesses pour se lancer le lundi matin dans les couloirs tristes du RER pour reprendre la route du bureau. (Mais cela marche aussi : le mardi quand on a pris un RTT la veille, les matins moroses ou les lendemains de jour férié). Cela s’appelle Shopping et non il ne s’agit pas d’aller calmer ses frustrations en allant se réconforter en achats inutiles.

Le trio de East London est à contre courant des productions léchées des albums rock du moment qui retiennent l’attention des médias. Ils osent le minimum syndical côté instruments, donnant cet aspect «live» à leurs deux albums studio, dont le dernier – Why Choose ? – est sorti en octobre dernier : guitare, basse et batterie. Point.

Mais Shopping possède de gros atouts sur leurs contemporains sans relief : une énergie bluffante et communicative, des morceaux courts et une voix nerveuse, celle de Rachel, relayée parfois par celles de ses camarades.

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Le tout est transcendé sur scène par une joie d’être présent devant un public non avare en retour d’applaudissements, de cris ou encore de sauts sur place. On leur pardonne même leurs lancements parfois maladroits dont ils rigolent aisément en chœur avec l’audience. Le groupe est actuellement en tournée en Amérique du Nord et nul doute qu’ils repasseront bientôt par ici jouer prochainement leurs nouvelles compositions .

Le morceau proposé ce jour fait presque objet d’exception dans les 12 titres : un synthé s’y cache. Paroles en boucle, la chanteuse nous propose d’aller en découdre à l’extérieur. Take It Out évoque le meilleur des B52’s, de ESG (pour «Emerald, Sapphire and Gold») et du Post Punk qui n’est décidément pas dead.

Faire du frais avec du vintage : tout un art.

Bonus – le clip très fun de leur single Straight Lines

Extraits de l’album de Shopping,  Why Choose ?, Fat Cat Records

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Crédit photo : rakoon_paris