Cas d’espèce, cas isolé ou cas pendable ? Avant toute chose, Le Cas Annunziato premier roman de Yan Gauchard, est un objet littéraire aussi plaisant qu’intelligent, qui interroge en outre discrètement notre mode de vie moderne, intempestif, surconnecté…
L’occasion aussi de se replonger dans une atmosphère florentine dans l’ombre comme dans la lumière.

L’abécédaire de Patrick Varetz, écrivain, auteur de Jusqu’au bonheur (2010), Bas Monde (2012), Premier mille (2013), Petite vie (2015), tous publiés chez P.O.L, et plus récemment de Modigliani, une bonté bleue (Invenit, coll « Ekphrasis »), à paraître à l’occasion de la rétrospective « Modigliani, l’œil intérieur » au LaM (du 27 février au 5 juin) : Modigliani, une bonté bleue sera en vente au LaM dès le début de l’exposition, puis en librairie à la mi-avril.

En 1992, Philippe Sollers, éditeur de Paysage avec palmiers chez Gallimard (« L’Infini ») écrit en quatrième de couverture : « Beyrouth n’était qu’une simple préparation à une sauvagerie désormais ouverte et universelle. L’histoire, comme le désir de mort, n’a pas de fin ».

« Un jour, entre les hommes et nous qui sommes stellaires, il y a eu rencontre » : il est difficile de parler en quelques phrases du magnifique second roman de Vincent Message, Défaite des maîtres et possesseurs sinon via cette phrase, présente deux fois dans le cours du livre, mettant l’accent sur sa dimension de fable.

« Oui, je voulais parler » : ainsi s’achevait le texte publié par Édouard Louis dans Next en 2014, Le plus étonnant pour moi, un texte présenté comme la matrice possible de son second roman. Vouloir parler, comme un je peux et je dois, malgré tout ce qui m’en empêche, le sujet, la honte, la fuite nécessaire, le fait d’avoir déjà dit et redit ce qui s’est passé, à des anonymes (l’infirmière, le médecin, les flics) comme à des proches.

On pourrait être entre un État des sentiments à l’âge adulte et un Autoportrait bleu, titres des deux précédents livres de Noémi Lefebvre. On est en tout cas dans un flux de conscience, celui d’une femme, Martine, qui reste couchée « comme ça », chez sa mère, « sans rien faire, dans un retrait favorable à la contemplation ».

Manuel Candré présente son livre, Le portique du front de mer, comme l’effet de sa  « rencontre » avec Vermillion Sands, recueil de nouvelles de J.G. Ballard. Le thème de la rencontre est un de ceux qui traversent ce livre : rencontre avec des événements étranges, des mirages extraordinaires, des distorsions du temps, de l’espace, des passions incompréhensibles du corps.

Troisième métamorphose (ou incarnation) attilesque, l’aventure ouverte en 2014 avec une nouvelle maison d’édition, le Nouvel Attila et un catalogue déjà impressionnant, en littérature française comme étrangère, romans graphiques et autres varia et plusieurs collections (Incipit, Calques, Othello, etc.) qui témoignent d’une curiosité sans borne ou frontières de genre. Pour ce second volet de notre grand entretien (et cette troisième incarnation), Benoît Virot revient pour Diacritik sur l’année 2014, celle de la création et mise en orbite du Nouvel Attila.

En 1959, Raymond Queneau publiait Zazie dans le métro. Jane Sautière qui traverse rames et lignes dans Stations pour nous offrir des tranches de vie sociale, des éloges de la lecture et un voyage intérieur, pourrait être sa petite-fille contemporaine, une Zazie qui étend ses lignes à l’ensemble de nos transports en commun.

« Je voulais voir de l’autre côté de la frontière (…) le monde comme il ne va pas. » Ce « je » pourrait être celui de Laurent Mauvignier qui déploie une journée de la marche du monde, un certain 11 mars 2011. Son roman, Autour du monde, répercute l’onde de choc du tsunami au Japon à travers plusieurs vies, dans un feuilleté d’existences, liées par une même date. À l’origine du roman, une date, le 11 mars 2011, celle d’un tsunami qui a ravagé les côtes du Japon.