mont des Ourses immerge les lecteur·ices à Ici, un village enclavé de montagne, aux côtés d’Hazel et de son père, Jean-Code, gendarme violent et autoritaire. Un meurtre est commis et Hazel décide de mener l’enquête. Peu à peu, l’adolescente s’émancipe des brutalités qu’elle observe et qu’elle subit. Elle rencontre, dans la montagne, d’autres manières d’être au monde. Dans un style proche de l’oralité, le roman d’Émilie Devèze mêle poésie subtile et ironie, par le biais d’images fortes et parfois déroutantes. L’écriture est brute, sans concession ni détour, tout en reflétant une certaine candeur.
Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, l’autrice explore en quoi la forme du conte écoféministe lui permet de raconter l’extrême violence, intime comme sociale, tout en ouvrant le chemin de solidarités et d’autres possibles.

On avait laissé Sébastien Berlendis sur les rives de la Méditerranée, entre vieux palais décatis et archéologie familiale. Deux ans après Lungomare, 24 fois l’Amérique s’éloigne pour un temps de l’Italie afin d’explorer le nord-est des États-Unis. Sur la route, le narrateur est en quête de Marianne, une femme avec qui il avait déjà fait le voyage une décennie auparavant.

L’année 2025 a été l’occasion de multiples publications de et sur Emmanuelle Pireyre : La performance narrative, livre issu d’une thèse soutenue à Paris 8 ; Double titre, en collaboration avec Valérie Mréjen ; l’ouvrage collectif qui lui est consacré et auquel elle a participé : Écrire, enquêter, performer ; Emmanuelle part en live. Et, fin 2024, il y avait eu Machine anti-machine.

En 1972, Michel Foucault, titulaire de la chaire Histoire des systèmes de pensées, chaire créée en novembre 1969 sur proposition de Jules Vuillemin, propose un séminaire Théories et institutions pénales. Il s’agit à la fois d’un préliminaire à l’étude des institutions pénales dans la société française du XIXème siècle et d’un projet plus vaste : celui d’étudier les formes de ce que Michel Foucault appelle le « pouvoir-savoir ».