C’est le 2e jour de la compétition et ça sent la révolte à plein nez dans les salles sombres après la tribune signée par 600 professionnels du cinéma pour dénoncer l’emprise de Bolloré sur le cinéma.
Auteur : Alice de Brancion
mont des Ourses immerge les lecteur·ices à Ici, un village enclavé de montagne, aux côtés d’Hazel et de son père, Jean-Code, gendarme violent et autoritaire. Un meurtre est commis et Hazel décide de mener l’enquête. Peu à peu, l’adolescente s’émancipe des brutalités qu’elle observe et qu’elle subit. Elle rencontre, dans la montagne, d’autres manières d’être au monde. Dans un style proche de l’oralité, le roman d’Émilie Devèze mêle poésie subtile et ironie, par le biais d’images fortes et parfois déroutantes. L’écriture est brute, sans concession ni détour, tout en reflétant une certaine candeur.
Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, l’autrice explore en quoi la forme du conte écoféministe lui permet de raconter l’extrême violence, intime comme sociale, tout en ouvrant le chemin de solidarités et d’autres possibles.
Au bout de plusieurs années, on se rend compte que le festival de Cannes est une sorte de boucle infinie où chacun.e redevient pendant toute la durée la version plus légère, peut-être plus inconséquente et immature, de lui où elle-même.
Comme chaque année – depuis l’année dernière –, voici l’ouverture du Journal de bord du festival de Cannes.
Tandis qu’on commémore les quinze ans de l’accident nucléaire de Fukushima, Véronique Brindeau fait paraître Les arbres de Nagasaki. Dès le début, tout est dit : « Les arbres sont d’un autre temps. Ceux de Nagasaki, d’un autre temps encore ». Raison pour laquelle, sans doute, ces arbres ont tant à nous dire.
Tout le monde connaît Théophile Gautier. Personne ne connaît Théophile Gautier.
Alors que l’actualité médiatique est saturée de propos de Donald Trump, un auteur dramaturge, Stefano Massini conte une histoire de l’actuel président des États-Unis.
On avait laissé Sébastien Berlendis sur les rives de la Méditerranée, entre vieux palais décatis et archéologie familiale. Deux ans après Lungomare, 24 fois l’Amérique s’éloigne pour un temps de l’Italie afin d’explorer le nord-est des États-Unis. Sur la route, le narrateur est en quête de Marianne, une femme avec qui il avait déjà fait le voyage une décennie auparavant.
L’année 2025 a été l’occasion de multiples publications de et sur Emmanuelle Pireyre : La performance narrative, livre issu d’une thèse soutenue à Paris 8 ; Double titre, en collaboration avec Valérie Mréjen ; l’ouvrage collectif qui lui est consacré et auquel elle a participé : Écrire, enquêter, performer ; Emmanuelle part en live. Et, fin 2024, il y avait eu Machine anti-machine.
Tout aurait été dit, et même écrit, sur Venise. Rien n’est plus faux. Il n’est qu’à lire pour s’en convaincre le texte que François-Henri Désérable consacre à la ville en exergue du Voyage hédoniste en Italie — Nord-Est.
Dans chacun des livres de Gérard Haller, il y a de l’universel, du temps depuis toujours, à tout jamais. Une histoire qui nous concerne tous, nous lecteurs. La force de cette écriture est le fruit d’une langue propre à l’auteur, reconnaissable entre toutes. Syntaxe et ponctuation, découpage du poème aussi.
En 1972, Michel Foucault, titulaire de la chaire Histoire des systèmes de pensées, chaire créée en novembre 1969 sur proposition de Jules Vuillemin, propose un séminaire Théories et institutions pénales. Il s’agit à la fois d’un préliminaire à l’étude des institutions pénales dans la société française du XIXème siècle et d’un projet plus vaste : celui d’étudier les formes de ce que Michel Foucault appelle le « pouvoir-savoir ».
Diacritik publie : « il suffit de traverser la mer », un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Diacritik publie : « il suffit de traverser la mer », un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Il suffit de prononcer le titre du nouveau livre d’Éric Arlix devant des étudiants et des étudiantes pour immédiatement susciter un début d’intérêt.