« J’ai décidé de composer mille poèmes parce que j’ai besoin d’écrire tous les jours, le matin, le soir, et la nuit lorsque je ne dors pas. Venant buter sans relâche contre l’os de l’âme, je ne cesse d’interroger le vide sous mon cœur », écrivait Patrick Varetz en quatrième de couverture de Premier mille (2013). Le journal des travaux et des jours se poursuit avec le Deuxième mille qui vient de paraître, manière de faire de la poésie la forme même du temps, cette gangue de mots et vers qui interroge le vide de l’existence, à défaut de le combler.

Je suis sans voix. Comme des milliers de lecteurs, et comme tant d’autres auteurs. Puisque le temps a choisi de s’arrêter aujourd’hui, avec la cruauté que l’on sait, je prends sans attendre le parti d’écrire, incapable d’agir autrement, et impatient déjà de retrouver les mots qui me liaient à lui.