Faut-il être un peu toqué, voire timbré, pour espérer voir son nom un jour inscrit au panthéon de la gloire (littéraire, artistique, scientifique) ? On peut se poser la question à la lecture du recueil de Mason Currey, Tics et tocs des grands génies, d’Albert Einstein à Woody Allen (100 rituels secrets à l’origine des plus belles créations) qui paraît demain aux éditions Autrement.
Vu sur la page Facebook de son éditeur français, Le Nouvel Attila : Joshua Cohen se lance ce soir (19 heures, pour la France) dans une expérience étonnante :
Après Les Lauriers et Le Cadeau, c’est la troisième fois que l’on retrouve Jules César dans le titre d’un album d’Astérix et la seconde seulement en dessin de couverture. 36e album des aventures de l’irréductible gaulois, la couverture du Papyrus de César a été dévoilée aujourd’hui.
Il y a un an, Philip Gourevitch en appelait à la reconnaissance, par les prix littéraires internationaux, de la non-fiction comme un genre littéraire à part entière. Le New Yorker republie son papier après le couronnement de l’œuvre de Svetlana Alexievitch par le Prix Nobel de littérature cette semaine.
Le 21 octobre prochain, les éditions Glénat publient Ça c’est Choron !, livre qui rend hommage à celui qui fut tour à tour journaliste, humoriste (et même un peu chanteur) et restera à jamais l’inoubliable cofondateur des magazines Hara-Kiri et Charlie Hebdo.
Cette semaine, alors que devait être décerné le Prix Nobel de la paix, un internaute disait, sur Tweeter, qu’il devrait être remis aux usagers de la ligne 13 du métro parisien… Manière, bien sûr, de souligner combien le métro peut être un espace de stress quotidien. Pourtant c’est aussi un lieu poétique, quand des artistes s’en emparent.
La galerie Blain Southtern de Berlin présente, jusqu’au 14 novembre 2015, des photographies récentes de Wim Wenders. Le titre de l’expo « Time Capsules. By the side of the road » souligne le lien de la photographie et de la mémoire, du lieu (Allemagne, Amérique) et du temps.
Après Central Park et Demain, Guillaume Musso n’en finit pas de courir après son grand roman américain, installant ses intrigues à l’eau de rose bonbon au cœur de la grosse pomme, préférant l’agitation hudsonienne au tumulte germanopratin. Dans L’instant présent, il convoque même Stephen King dès l’épigraphe. Ce qui n’est pas sans risque.
Sommes-nous encore vivants au monde ou ne sommes-nous plus, hagards et désemparés, que les grands défunts de l’Histoire, ses ardents fantômes qui vivent et survivent dans un Après majuscule aux accents d’apocalypse aveugle et trébuchante ?
Je suis un personnage dans une histoire à propos d’une illusion à laquelle chacun veut croire.
Je suis en prison, et je vais passer devant le juge.
Je suis complètement baisé .
Résumé des épisodes précédents : Diacritik ne recule devant rien pour contenter ses lecteurs avec la mise en ligne aujourd’hui d’un podcast maison pour celles et ceux qui nous suivent outre-Quiévrain et en Angleterre (c’est une autre paire de Manche) et n’ont pu voir l’interview réalisée par Delphine Japhet pour France 3 (si, si, vous avez bien lu, France 3) et l’émission Un Livre Un jour 2.0.
Cette semaine en une de VSD, des inondations et des citations de Michel (Drucker) pour annoncer un portrait de ce dernier par un autre Michel (Onfray).
« L’œil est l’organe d’expression du sentiment »
Novalis
« La politique porte sur ce qu’on voit et ce qu’on peut en dire,
sur qui a la compétence pour voir et la qualité pour dire,
sur les propriétés des espaces et les possibles du temps. »
Jacques Rancière
Dans un hôpital qui occupe les vestiges d’une ancienne école et qui gît sur un cimetière de millénaires rois guerriers, des soldats de l’armée thaïlandaise dorment, atteints de la maladie du sommeil.
Querelle d’héritiers : publié après la mort de Marguerite Duras par son fils Jean Mascolo aux éditions Benoit Jacob (1999), La Cuisine de Marguerite a été interdit par son dernier compagnon et exécuteur littéraire Yann Andréa.
La bibliothèque numérique de la BnF s’est offert « une refonte graphique, esthétique et fonctionnelle totale », un relooking (pardonnez l’anglicisme) en ligne depuis le 1er octobre dernier.