Laurence Leblanc, lauréate du prix Niépce 2016, présente jusqu’au mois de septembre à la galerie FLAIR, à Arles, une sélection de ses photographies. L’occasion de revenir sur son parcours, les thèmes récurrents de son travail, ses partis pris esthétiques et éthiques, les fils directeurs qui traversent sa démarche et mobilisent sa créativité. Rencontre et entretien avec Laurence Leblanc.
Juillet est appelé ainsi grâce à l’empereur Auguste qui a renommé le cinquième mois de l’année Quintilius en Iulius pour rendre hommage à Jules César. Saluons au passage Auguste pour ce geste car désormais, ceux qui préfèrent prendre le gros de leurs congés payés républicains en même temps que les forçats de la petite reine, sont appelés les juilletistes. Par opposition aux aoûtiens qui prennent leurs vacances en août en plus d’avoir un sobriquet qui ressemble à une espèce d’acarien.
Diacritik entre aujourd’hui en rythme estival : jusqu’au 16 août prochain, mise sur pause des publications quotidiennes du journal. Vous verrez bien sûr toujours paraître des articles, entretiens et séries, mais de manière plus aléatoire.
L’ignoble interdiction d’accoster en Italie imposée au navire Aquarius qui transportait 629 personnes dont plus de 100 enfants, dictée par le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, a déclenché de nombreuses réactions.
Tout part, dans le dernier livre de Jane Sautière, de la poésie elliptique d’un titre : Mort d’un cheval dans les bras de sa mère, une énigme qui vaut art du récit.
Jamais dans l’apparition des choses, nous ne percevons d’abord et proprement, comme le postule ce concept, une pure affluence de sensations, par exemple de son et de bruits. C’est le vent que nous entendons gronder dans la cheminée, c’est l’avion-trimoteur qui fait ce bruit là-haut, et c’est la Mercedes que nous distinguons immédiatement d’une Adler.
Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Edgar et Lucy de Victor Lodato, paru aux éditions Liana Levi.
La sortie sur Netflix, le 13 avril dernier, de Je ne suis pas un homme facile, premier long-métrage en langue française sur la plateforme américaine, est tout sauf anecdotique. Le pitch : à la suite d’un banal choc, Damien (qui coche toutes les cases des qualificatifs du porc à balancer sur les réseaux sociaux, macho, misogyne, phallocrate voire pire) se retrouve propulsé dans un monde dominé par les femmes.
Elle est là qui parcourt neuf photographies de Morgan Reitz. Elle est la figure féminine jamais nommée qui parmi les neuf textes de Stéphane Bouquet contemple, habite, attend, espère une lettre ou la lit, désire, constate sa solitude et la difficulté de la rompre, avait/a/aura rendez-vous avec un homme, qui toujours se soustrait, comme le monde entre deux photographies.
De qui Nathaniel Rateliff est-il le nom ? À quelle énigme du genre doit-on se référer, à l’heure où paraît avec succès à travers l’hexagone l’incandescent et sublime Tearing at the Seams, son dernier opus riche en riffs rétros et magnétiques ?
Après Éclaircies sur le terrain vague et Avis d’orage en fin de journée, Christian Rosset, compositeur mais aussi producteur sur France Culture, revient à l’écriture avec un splendide nouveau texte : Les Voiles de Sainte-Marthe, remarquablement édité par Hippocampe.
L’exposition William Klein vient de se terminer à la galerie Polka. Demeure le livre récemment publié aux éditions Textuel, William + Klein, formidable entrée dans l’œuvre d’un artiste majeur, né en 1928 à New York. Conçu en short cuts, le volume déploie des œuvres et les commentaires de l’artiste, qu’il s’agisse d’anecdotes, de moments, mêlant sa propre biographie et ses travaux au déploiement d’un siècle et des grands noms qui l’ont (dé)construit.
Le 27 avril dernier a eu lieu une grande rencontre avec Dario Argento à Paris, au Forum des images. Diacritik en était le partenaire, avec la librairie Atout Livres et France Culture.
Retrouvez l’intégralité de cette rencontre en vidéo.
Avec Genie et Paul, la romancière anglaise Natasha Soobramanien s’inscrit dans le champ littéraire mauricien, mais du dehors, au même titre que Bernardin de Saint-Pierre et J.M.G Le Clézio, et non du dedans, comme c’est le cas de sa traductrice, Nathacha Appanah, elle-même écrivaine mauricienne francophone.
Ciclic, en partenariat avec Diacritik et la Maison Max Ernst vous a proposé une série de rencontres avec Camille de Toledo, autour de son puissant projet Écrire la légende. Lors d’un ultime rendez-vous, le 23 juin à 15h, l’écrivain poursuit sa lecture inquiète et noire du texte en cours d’écriture et dévoile comment le livre à venir, longtemps reculé, est devenu possible grâce à la mise en partage lumineuse du passé lors de ces rencontres mensuelles à Huismes (37).