Une traduction est-elle dépendante de son contexte ou notre conception de cette pratique a-t-elle évolué au point de nécessiter de revoir partiellement ou totalement refaire les traductions de nos classiques ? On pense, entre autres, à la retraduction collective de l’Ulysse de Joyce, à Berlin Alexanderplatz de Döblin par Olivier Le Lay, ou aux « nouvelles traductions » de 1984, de L’Île au Trésor ou des Nouvelles intégrales (tome 1) de Poe.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Edgar et Lucy de Victor Lodato, paru aux éditions Liana Levi.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs.
Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française.
Aujourd’hui, Nos révolutions de Jane Smiley tout juste paru aux éditions Rivages.

Vélimir Khlebnikov

Véritable événement de la rentrée, les œuvres de Vélimir Khlebnikov, rassemblant en un volume les années 1919-1922, paraissent chez Verdier sous la houlette d’Yvan Mignot.
Pour Diacritik, Pierre Parlant a interrogé le traducteur et préfacier de ce volume sur cette entreprise poétique parmi les plus remarquables de la littérature russe du 20e siècle.

Lindsay Turner (DR)

Au début de ce printemps, une amie qui vit dans une ville située sur un autre continent m’a envoyé l’enregistrement d’une remarquable lecture de poésie. Le thème de la soirée était « poésie et protestation ». Assez rapidement au cours de l’événement, un différend éclate : La poésie est-elle une forme efficace de protestation ou non ? Et le cas échéant, les personnes présentes à la lecture ne devraient-elles pas simplement partir, sortir et rejoindre les manifestations qui ont lieu dans la ville et sa périphérie au moment même de la lecture ? On échange des paroles et il y a, je crois — l’enregistrement est chaotique, les gens parlent en même temps les uns des autres, c’est difficile à entendre — un vote. C’est tendu mais la lecture continue.

Eric Boury

Si vous êtes amateur de littératures nordiques, vous ne pouvez ignorer le nom d’Eric Boury. C’est à travers ses traductions que les lecteurs français connaissent Arnaldur Indriðason, Jón Kalman Stefánsson, Stefán Máni, Árni Thórarinsson, Eiríkur Örn Norddahl et tant d’autres.
Eric Boury était de passage à Paris la semaine dernière pour une rencontre en Sorbonne : l’occasion rêvée d’interroger ce « passeur d’Islande », selon le très joli mot de Carine Chichereau.

Rencontres Diacritik/Atout Livre, 20 avril 2017

La troisième rencontre Diacritik/Atout Livre a réuni, jeudi dernier, Romaric Vinet-Kammerer et Julia Deck autour de la figure de Cookie Mueller dont les éditions Finitude viennent de publier Traversée en eau claire dans une piscine peinte en noir. La soirée était animée par David Rey. Diacritik vous propose de la revivre, via une captation sonore des échanges.

Diacritik vous propose, à l’initiative de Pierre Testard, son traducteur, une nouvelle de Camilla Grudova, « Bougie ».
La version originale de cette nouvelle, « Waxy« , a été publiée par Granta.

Camilla Grudova est une jeune auteure canadienne anglophone, elle vit à Toronto et vient de publier The Doll’s Alphabet, son premier recueil de nouvelles, en Grande-Bretagne, aux éditions Fitzcarraldo (février 2017), recueil inédit en France. The Guardian voit dans son œuvre des échos aux univers de David Lynch, Margaret Atwood and Angela Carter.

Écrire de la poésie après Trump est barbare (pour paraphraser un aphorisme souvent cité et que l’on éprouve si profondément, même si certains prétendent que nous ne le comprenons pas encore bien). Theodor Adorno, philosophe et théoricien de la culture allemand, a un jour fait cette remarque célèbre : « Écrire un poème après Auschwitz est barbare ».

Babel

Ce mercredi 8 février se déroulera l’épisode 6 de l’histoire du vertige brossée par Camille de Toledo à la Maison de la Poésie de Paris en partenariat avec Diacritik et Remue.net. Dans ce sixième et nouvel épisode, Camille de Toledo nous invite à prendre au sérieux une phrase d’Umberto Eco selon laquelle la langue commune de l’Europe serait la traduction…