Offrir un espace et une tribune à la narrative non-fiction et au New Journalism littéraire, telle est la tâche à laquelle s’emploient, inlassablement, la revue Feuilleton comme les éditions du Sous-Sol.
Année: 2017
LOS ANGELES /Third day
Résistons d’emblée à l’envie de citer OSS117 expliquant que «le Soviet éponge» et évacuons la polémique et les questions de la trahison, du blasphème voire de l’hérésie pour ne pas avoir à nous demander s’il fallait ou non coloriser la première aventure de Tintin dessinée par Hergé : ce mercredi 11 janvier paraît en librairie le légendaire Tintin au pays des Soviets en couleur(s).
Il y a longtemps quelque part dans les déserts on a dit que le verbe s’était fait chair, la suite s’appelle l’Histoire. La suite s’appelle aussi Vladimir et Estragon qui parlent sans discontinuer depuis environ 96 heures. Cette phrase pourrait être du Beckett si elle ne venait de Californie en 2017.
L’Immeuble Christodora, premier roman de Tim Murphy, traduit par Jérôme Schmidt, a fait sensation lors de sa parution aux États-Unis, au point d’être comparé au Chardonneret de Donna Tartt et à City on Fire de Garth Risk Hallberg par Newsday, et même à Tom Wolfe et son Bûcher des vanités par le New York Times. S’il faut raison garder, il est vrai que que cette saga, centrée à la fois sur la vie d’une famille, d’un immeuble et l’épidémie du Sida, a de quoi surprendre et séduire.
Après deux journées d’étude à Montpellier et à Nîmes en septembre dernier, l’exploration de Détective, fabrique de crimes ?, initiée par Marie-Eve Thérenty et Amélie Chabrier, se poursuit le 14 janvier prochain, à Paris, avec une nouvelle journée de colloque, puis l’inauguration d’une grande exposition à la Bilipo le 19 janvier et enfin la publication d’un livre, avant celle des actes du colloque.
L’année 2016 étant terminée, il est à présent possible d’en faire un bilan cinématographique sous la forme du « top » auquel s’adonnent bon nombre de rédactions. Si l’exercice est critiquable — particulièrement lorsqu’il s’applique aux domaines culturels —, parce qu’il trie arbitrairement et hiérarchise, la contrainte qu’il présente recouvre néanmoins une vertu.
Dans l’Algérie des années 1980, une femme fuit. Marquée d’une étoile au front, elle porte un enfant. Elle court, elle échappe à ses tortionnaires, elle emporte son nouveau né toujours plus loin, elle lutte pour survivre – seule. Zoubida, comme l’était la Nedjma de Kateb Yacine, est l’étoile du nouveau roman de Tierno Monénembo. Critique et entretien avec l’écrivain, réalisé à Conakry, le vendredi 23 décembre 2016.
Après son documentaire David Bowie en cinq actes (2013), le réalisateur anglais Francis Whately nous offre David Bowie, les cinq dernières années. Les téléspectateurs français pourront voir son film, diffusé sur la BBC le 7 janvier dernier, sur Arte le vendredi 13 janvier.
Ces 12 et 13 janvier se tiendra à l’Université de Cergy-Pontoise un colloque international sur les écritures francophones de la catastrophe naturelle. Conjointement organisé par Christiane Chaulet-Achour et Sylvie Brodziak, ces deux journées chercheront à poser la question d’une écriture de la catastrophe, de l’existence d’une littérature de survie et de résistance face à ce qui, incessamment, détruit.
A l’heure où Barak Obama, que Donald Trump soupçonna longtemps à voix haute de n’être pas un vrai Américain, s’apprête à quitter la scène, le court roman d’Ernest J. Gaines, L’homme qui fouettait les enfants, paru l’an dernier aux États-Unis (The Man Who Whipped Children), claque sous la langue comme un bon verre de gnôle, avec une salutaire et magistrale saveur.
Qui dit manger, dit aussi boire, dit aussi évacuer.
Manger, boire, chier, pisser.
Here there’s no music here
I’m lost in streams of sound
Here am I nowhere now ?
No plan