Deux romancières publient en cette rentrée, chez l’éditeur algérois bien connu, Barzakh des romans tout à fait différents. Amira-Géhanne Khalfallah livre son premier roman, Le Naufrage de La Lune ; Maïssa Bey, écrivain connue et reconnue, sa onzième fiction, Nulle autre voix. Deux fictions en langue française qui ne se ressemblent en aucune façon et manifestent ainsi la diversité du roman algérien et plus spécifiquement, de l’écriture des femmes. Signalons que toutes deux seront à l’honneur au 18è Salon international du livre d’Alger fin octobre-début novembre.

Je suis quelqu’un d’Aminata Aïdara offre ce que l’on attend souvent d’une œuvre : prendre un détour ludique et métaphorique pour déployer des motifs comme l’histoire familiale, le métissage, le racisme qui interpellent nos sociétés. Par la fiction, elle nous plonge conjointement dans le plaisir et la réflexion essaimant du savoir sans leçon, sur des sujets familiers.

Dans les années 70, elle pensait qu’il fallait dépasser le stade de la réhabilitation de l’homme noir : « On devait pouvoir créer une littérature qui reflète simplement notre manière d’être, qui soit un miroir de notre âme et de notre culture ». En mars 2018, les éditions Le Serpent à plumes ont eu l’heureuse initiative d’éditer le huitième roman d’Aminata Sow Fall, L’Empire du mensonge, déjà publié, en 2017 au Sénégal chez CEAC/Khoudia.