Tyler Cross est taciturne, violent, jusqu’au bout du silencieux. Libéré de ses entraves de bagnard (voir tome précédent, Angola), le hors-la-loi fait route vers Miami, « cité magique » et théâtre d’affaires plus troubles que les eaux des Everglades toutes proches.
BD
Festival d’Angoulême 1985. Je suis envoyé en mission par les Nuits Magnétiques de France Culture pour rapporter quatre petits bobinots d’entretiens (5 minutes chacun) avec des auteurs de bande dessinée. Nagra en bandoulière, je me mets en quête.
En 2018, le festival de bande dessinée et des arts associés d’Aix-en-Provence fête ses 15 ans d’existence et comme chaque année, l’événement s’inscrit dans un temps long : du 7 avril au 27 mai, sept semaines durant lesquelles les visiteurs partiront à la rencontre de la BD et des arts visuels dans toute la ville.
Quelques jours après la sortie de Ready Player One dans les salles, comment ne pas noter la quasi omniprésence de la virtualité et du paradoxe (jusqu’à l’affrontement) entre le réel et l’imaginaire numérique ?
Revue d’effectif d’une tendance avec trois exemples, une bande dessinée et deux séries, qui ont en commun de développer d’autres réalités, entre futurisme et post-humanisme : Alt-Life (à paraître le 6 avril), Counterpart et Altered Carbon.
Publié en mars 2015 au Seuil sous le titre Carnets de thèse, le roman graphique de Tiphaine Rivière nous invite à vivre le quotidien (souvent épique) d’une jeune enseignante quittant son collège de ZEP pour les ors du bâtiment plusieurs fois centenaire abritant la prestigieuse université Paris-Sorbonne.
Mais que se passe-t-il cette année à Angoulême ? Pas une polémique, pas une fronde, rien, le calme presque absolu. Est-ce par lassitude ?
En cette fin d’année, séance de rattrapage avec des parutions remarquables et remarquées, parce que leurs auteurs font partie de ceux qui comptent aujourd’hui dans le paysage de la bande dessinée franco-belge. Paysage qu’ils réinventent à leur manière, en s’inscrivant dans une filiation évidente (Juan Dias Canales et Ruben Pellerejo), dans une tradition séculaire (Xavier Dorison et Ralph Meyer) et dans un anticonformisme bienvenu (Wilfrid Lupano et Paul Cauuet).
Paris, 2041. Toute connexion numérique est impossible. Un bug généralisé a eu lieu pendant la nuit. Le monde est dans l’obscurité électronique depuis que tous les liens, toutes les données ont disparu de la surface du « Néo World Wide Web ».
Astérix et la Transitalique peut s’enorgueillir d’illustrer farpaitement le mot inflation : de 6000 exemplaires pour le tirage initial d’Astérix le Gaulois en 1961 à cinq millions de copies pour la trente-septième aventure, la série imaginée par René Goscinny et Albert Uderzo défie tous les superlatifs. Signé des repreneurs Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, ce 37è Astérix est d’ores et déjà en route pour le succès qui lui était promis. Et vers le Vésuve, puisque après la Calédonie et les arcanes de la presse antique, la destinée de l’irréductible Gaulois est routière et emprunte les vias (mal) pavées (de bonnes intentions).
Deux ans après Tu n’auras pas d’autre dieu que moi, Joann Sfar revient avec La Tour de Bab-El-Oued à paraître le 17 novembre. Une nouvelle « aventure » de son personnage fétiche, chat parlant, avatar de l’auteur qui s’interroge et questionne le monde sur la religiosité du monde, sur le besoin de sacré, sur la nécessité des dieux. Un nouvel album forcément en résonance avec l’actualité récente : migrants, laïcité, quête de réponses, intolérance et espoir d’un monde plus pacifique.
C’est ce qu’on appelle communément un « beau livre » : quarante dessinateurs et scénaristes dont David B, Guy Delisle, Etienne Davodeau, Pascal Rabaté, Blutch, Miles Hyman, le regretté Tignous, Catherine Meurisse, Luz… Trente ans d’information illustrée, commentée par un collectif d’auteurs, trente événements qui ont fait l’actualité et dont les implications et conséquences résonnent encore aujourd’hui.
Voilà bientôt trente ans que Largo Winch promène sa cool attitude athlétique autour du monde et navigue dans les eaux parfois interlopes de la finance internationale. Si les ingrédients du cocktail sont immuables (une once de thriller technologique et bancaire, un trait de séduction et une bonne dose de Largo contre le reste du monde), L’étoile du matin, 21ème épisode qui sort aujourd’hui en librairie s’inscrit dans une continuité dans le changement qui fera plaisir à plus d’un fan de la série.
Pour Opération Copperhead, Jean Harambat a réuni un casting que beaucoup de metteurs en scènes lui envieront : David Niven, Peter Ustinov, le général Montgomery et Winston Churchill. Un album drôle, au graphisme séduisant et enlevé et aux multiples ressorts narratifs.
Alors que La fille qui rendait coup pour coup vient de paraître en librairie, retour sur Millénium, la saga nordique multimillionnaire en termes de ventes dans le monde entier, adaptée deux fois au cinéma (films aux factures et aux ambitions très différentes) et en BD aux éditions Dupuis par Sylvain Runberg au scénario, Josep Homs et Manolo Carot au dessin.
Dimentica il mio nome a été publié en Italie en 2014 et vient de paraître en France aux éditions Cambourakis (traduit par Brune Seban). Oublie mon nom, un livre drôle et doux-amer qui confirme à rebours le talent de Zerocalcare pour conter des histoires intimes qui touchent au cœur et au féérique.