En 51 ans, cette foire est devenue un label qui s’est implanté à Miami en 2002 et à Hong Kong en 2013. Elle est également un marqueur de notoriété pour les galeries participantes. Reconnue comme le lieu de rendez-vous incontournable des collectionneurs, Art Basel est la foire d’art contemporain à laquelle toutes les galeries aspirent à être élues… Plus de 250 galeries se disputent le privilège d’exposer et plus de 4000 artistes y sont représentés.
Exposition
C’est une des grandes expositions de l’année : de l’anonymat le plus total jusqu’à la sacralisation par le milieu de l’art mondial, le travail de la photographe américaine Vivian Maier (1926-2009) est visible au Musée du Luxembourg à Paris jusqu’au 16 janvier 2022.
Je voulais m’en aller mais je n’ai pas bougé est le titre d’un livre de Jean-Jacques Viton paru aux éditions P.O.L en 2008. C’est aussi le titre d’un livre de photographies que Marc-Antoine Serra vient de publier aux éditions Salon du Salon. C’est également ainsi que s’intitule l’exposition de Marc-Antoine Serra qui se tient au Salon du Salon, à Marseille, jusqu’au 25 octobre 2021.
L’exposition des photographies de Michael Schmidt qui se tient actuellement au Jeu de Paume, exposition en forme de parcours d’ensemble, paraît n’avoir quasiment comme seul objet que Berlin, ville que le photographe allemand n’a cessé d’arpenter et de photographier. Le projet et le référent seraient clairs : photographier Berlin ; et de même la forme, qui serait celle de la photographie documentaire. Or, ce qui s’impose, c’est que le travail de Michael Schmidt est plus complexe que cela.
Comme son titre l’indique, l’exposition « Quelque part entre le silence et les parlers », concerne le langage, les langues, leur pluralité mais aussi le fait de parler, une parole plurielle, des énonciations diverses, objectives et subjectives.
Christian Dior aimait les roses, elles entrent dans la composition de nombre de ses parfums et sont au centre d’une exposition qui a ouvert le 5 juin 2021 et se poursuit jusqu’au 31 octobre, dans sa maison d’enfance, la villa Les Rhumbs à Granville, elle-même « crépie d’un rose très doux, mélangé avec du gravier gris, et ces deux couleurs sont demeurées en couture mes teintes de prédilection »
Deux fois Bilal. Double exposition pour l’artiste, dessinateur, auteur, cinéaste avec DéconstruKt chez Artcurial et RECONSTRUKT ? à la galerie Barbier. Enki Bilal expose originaux et portraits spécialement créés pour ces accrochages présentés au public parisien en ce début juillet 2021.
Mieux qu’une rétrospective, le musée Carnavalet propose un choix judicieux et révélateur d’images d’Henri Cartier-Bresson, l’ensemble allant des débuts du photographe jusqu’aux dessins qu’il réalise jusqu’à la fin de sa vie.
Amoureux de la poésie, Jean-François Guillon déploie la polysémie des mots dans le champ des arts plastiques et du spectacle vivant. Ses performances sont des partitions visuelles comme l’annonce le titre de l’une d’entre elles : « Tout dire du rien, rien dire du tout ».
Villeglé est un poète, flâneur urbain, qui découpe les affiches, cadre et lacère le papier. Il associe des fragments de sens, détourne les messages et ce faisant révèle l’époque.
Avec « Je te rends ce qui m’appartient, tu me rends ce qui t’appartient », Sara Ouhaddou semble transformer la galerie Polaris en réserve d’un musée archéologique, à moins qu’il ne s’agisse d’une boutique qui vendrait des blocs de savon brut. A l’entrée, une enseigne lumineuse et kitsch fait défiler un message écrit avec des caractères qui ressemblent à des caractères arabes mais que même les arabophones, pourtant, ne peuvent déchiffrer. Dès le premier abord, donc, la logique esthétique qui est à l’œuvre dans cette exposition est déployée pour troubler l’évidence du visible comme la clarté du dicible, pour suspendre le sens en le pluralisant.
Prévue au départ du 21 novembre 2020 au 16 janvier 2021 et repoussée pour cause de “deuxième confinement”, la sixième exposition personnelle de Pierre Mabille à la Galerie Jean Fournier se tiendra finalement du 16 janvier au 13 mars 2021. Sous le titre Variété, elle présentera divers aspects du travail du peintre né en 1958 à Amiens : des peintures récentes, comme toujours construites par la couleur ; ainsi que des dessins au lavis “renouant avec la figuration de ses débuts dans les années 1980, et avec les motifs de ses poèmes”.
Dessinatrice, caricaturiste, illustratrice, scénariste, reporter, Catherine Meurisse est une artiste complète. Depuis le 30 septembre 2020 et jusqu’au 25 janvier 2021, la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou lui consacre une grande exposition qui met son œuvre en lumière : Catherine Meurisse, La vie en dessin.
Le procès des attentats de janvier 2015 a commencé le mercredi 2 septembre au Palais de justice de Paris. Un procès pour l’histoire lit-on partout. Un procès pour les vivants, pour les victimes et leurs familles ; un procès qui fait resurgir la douleur, le souvenir, l’horreur, l’injustice. Cette semaine, Diacritik vous propose de revenir sur des œuvres qui, frontalement ou en creux, parlent de Charlie avant « Je suis Charlie », des traumatismes, de l’après et de la reconstruction impossible et nécessaire. Parce que ces livres, ces albums, ces dessins, ces entretiens sont à la fois témoignages, traces, mémoire, histoire(s). Aujourd’hui : La Légèreté, de Catherine Meurisse.
Comment émanciper le spectateur de théâtre, se demandait Jacques Rancière en 2008 ? Comment émanciper le spectateur de musée (et d’exposition), s’est demandé Chris Dercon à la tête de la Tate Modern ou de la Volksbühne de Berlin ? Dans un cas comme dans l’autre, le problème est double.