Le 12 mars dernier a eu lieu chez Jean Fournier le vernissage de l’exposition Ensecrètement de Bernard Moninot, la troisième personnelle de l’artiste dans cette galerie, après Entre-temps en 2015 et Chambre d’écho en 2018.
Exposition
Le styliste et designer Walter Van Beirendonck est aussi artiste. Ou plutôt : il ne l’est pas « aussi », il l’est constamment, lorsqu’il crée des vêtements comme lorsqu’il réalise des œuvres. Ce n’est pas que la création de vêtements soit en soi de l’art, mais chez Van Beirendonck celle-ci implique toujours une tension vers la création artistique, de même que la création artistique reprend les moyens et matériaux de la haute-couture. Walter Van Beirendonck occupe une place singulière, entre l’art et le stylisme, mêlant sans cesse l’un à l’autre, chacun de ces domaines étant travaillé par l’autre, et par là-même transformé, dépassant ses propres limites.
« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous en ce moment avec Velasquez ? Je préfère mille fois Le Greco. Lui était un peintre. » En 1966, Picasso est formel quand il parle du génie de Doménikos Theotokópoulos (1541-1614). La véritable première rétrospective que lui consacre le Grand Palais jusqu’au 10 février en réunissant soixante-quinze œuvres ouvre en très grand l’histoire de la peinture.
Le Prix Femina Essais a été attribué à Emmanuelle Lambert pour son Giono, Furioso. L’article que Jacques Dubois a consacré au livre le 23 septembre dernier.
L’exposition Désidération, qui se tient actuellement à la galerie des Filles du Calvaire, est initiée par le photographe et artiste pluridisciplinaire SMITH. Mais Désidération réunit et mobilise aussi un ensemble d’autres intervenants comme le musicien Akira Rabelais, l’écrivain et critique Lucien Raphmaj, ou le studio Diplomates.
A l’issue d’une résidence de plusieurs semaines à Lizières, dans le centre culturel fondé par Ramuntcho Matta, le peintre Richard Mudariki présentera, du 12 octobre au 17 novembre 2019, à la galerie Polaris, les œuvres réalisées durant ce séjour. Rencontre et entretien avec l’artiste.
Où en sommes-nous avec Jean Giono ? De la cohorte des grands romanciers que connut la France dans la première moitié du XXe siècle et un peu plus, il apparaît comme l’un des rares survivants, l’un de ceux qui sollicitent encore notre lecture. Lisons-nous encore Maurois et Mauriac, Montherlant et Martin du Gard ou même Malraux ? En revanche et à coup sûr, nous sommes nombreux à rester fidèles à maints romans de Giono et en particulier à ses « Chroniques romanesques », qui datent surtout de l’après-guerre 40-45.
Du 7 septembre 2019 au 31 juillet 2020, la Halle Saint Pierre présente une exposition exceptionnelle de Roger Ballen – exceptionnelle du fait de sa durée mais aussi parce qu’il s’agit d’un des photographes sans doute les plus puissants. A cette occasion, seront exposées des installations, un ensemble important de photographies en noir et blanc ainsi que, pour la première fois, une série de photographies en couleurs. Rencontre et entretien avec Roger Ballen.
Né à New York en 1950, vivant en Afrique du sud depuis des dizaines d’années, Roger Ballen est un photographe parmi les plus puissants. De ses premières séries photographiques jusqu’à son travail actuel, qui inclut la vidéo et l’installation, il déploie et explore un monde peuplé d’êtres et lieux en marge des normes, des relations connues, des existences communes.
Une ample rétrospective au Musée du Jeu de Paume retrace, jusqu’au 2 juin prochain, l’œuvre exceptionnelle du photographe italien Luigi Ghirri. Il s’agit de la première exposition d’une telle envergure hors d’Italie, depuis la mort du photographe, en 1992.
C’est l’événement du printemps artistique et il est encore question du roi Pablo. Comme un écho de l’importance centrale de son génie et en miroir de « Calder-Picasso » jusqu’au 25 août au Musée Picasso mais aussi de « Quand Fellini rêvait de Picasso » jusqu’au 28 juillet à la Cinémathèque, voici que le Musée de l’Armée accueille aux Invalides et pour la première fois une exposition qui prend pour thème la guerre dans l’œuvre de l’espagnol.
Tôt le matin, à peine réveillé, dans le métro lignes 9 et 7, en route pour la Gare de l’Est où une petite bande d’experts, affublée de carnets et de stylos (et même d’un Nagra), est convoquée pour un voyage dit de presse.
1. La violence de certains dessins de Tomi Ungerer, ce n’est pas rien, même s’il lui suffit parfois de peu de traits pour l’exprimer. À s’y frotter, on en sort, au mieux mal à l’aise et, quoi qu’il en soit, selon la formule consacrée, rarement indemne.
Une série de photographies d’Ana Mendieta la montre nue, recouverte de sang. L’intérieur du corps passe à l’extérieur, le fluide recouvre la peau qui n’est plus frontière ou obstacle mais surface sur laquelle l’intérieur apparaît à l’extérieur.