Nous apprenons aujourd’hui le décès de Carl Andre survenu le mercredi 24 janvier 2024 à New York et republions en hommage à l’immense artiste, pionnier du minimalisme, l’article de Christian Rosset, paru le 18 novembre 2016 dans Diacritik.
Exposition
Alors que l’exposition d’Anne-Lise Broyer au Château de Tours vient de se terminer, les œuvres de la photographe peuvent être contemplées dans deux autres expositions ayant lieu à Paris, à la Galerie S et à la BNF.
À l’occasion du centenaire de la naissance du peintre et photographe américain Saul Leiter (1923-2013), les éditions Textuel offrent au public français la rétrospective d’un extraordinaire artiste de l’intime dont le nom côtoie désormais les plus grandes figures du vingtième siècle.
C’est une vue inouïe sur l’ensemble des écoles de la peinture italienne classique que le Louvre propose à ses visiteurs avec cette éblouissante exposition / immersion de plus de soixante-dix œuvres du musée de Capodimonte réparties dans la Grande Galerie, la salle de la Chapelle et celle de l’Horloge, comme si le stock des plus belles pièces du musée napolitain avait lui-même trouvé sa place dans les collections permanentes parisiennes. Un tour de force muséal pensé par les commissaires généraux Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du musée du Louvre et Sylvain Bellenger, directeur du musée de Capodimonte.
Le Musée Jacquemart-André offre au peintre italien Giovanni Bellini (v.1435-1516) sa première exposition en France et c’est un éblouissement.
« Black Is Beautiful » : le Musée Picasso consacre une exposition à l’artiste afro-américaine Faith Ringgold. Si elle transmet la force esthétique et politique de son travail, elle pose frontalement la question de la capacité du musée à exposer des artistes minoritaires, à prendre réellement en charge et à défendre leur travail artistique eu égard aux rapports de domination qu’ils ont dû et doivent affronter. Peut-on exposer des artistes minoritaires, sans les trahir ni les dominer une seconde fois, en occultant les processus sociaux qui les ont assujettis ? En tout cas, l’exposition réussit un singulier exploit : être muette sur les batailles menées par Ringgold, ne rien dire du racisme et du sexisme dans l’art lui-même.
Larvatus prodeo. En français : je m’avance masqué. Cette devise, prêtée à Descartes, pourrait être aussi celle de Chechu Álava. Pourtant la philosophie cartésienne n’est pas la meilleure porte d’entrée dans l’univers pictural de cette artiste espagnole vivant désormais à Paris. Il faudrait aussi ajouter un « e » à la fin de l’adjectif. Ajouter des « e », mettre au féminin, c’est d’ailleurs ce à quoi elle s’emploie depuis vingt ans.
J’aimerais être une souris au Palais Bourbon pour, sous les sièges, voir les jambes des politiques, le squelette de la loi, la silhouette des amendements. Avec mes petits yeux, VOIR et enregistrer toutes les lois, la nuit, le jour, entendre chaque voix sans perdre une miette. Une miette de rongeur.
Diacritik poursuit sa nouvelle série critique « Peintures d’expo » en compagnie de Siryne Z. qui, aujourd’hui, plante son chevalet au beau milieu de l’exposition « Jean Painlevé : les pieds dans l’eau », qui s’est tenue, du 8 juin au 18 septembre 2022, au musée du Jeu de Paume. L’occasion, en peinture et en gouache, de revenir sur la première exposition exclusivement consacrée à ce cinéaste.
Je commence à avoir l’âge où je peux dire de tel jeune homme, fraîchement trentenaire ou sur la fin de sa vingtaine : « je l’ai connu tout bébé » ! Et je suis heureux de le voir là, calme et rayonnant, peintre et artiste désormais reconnu, ou en voie de reconnaissance. Le « bébé » en question, connu il y a quelques années lors de délicieuses soirées chez Sapho, s’appelle Cyril Duret, et sa nouvelle exposition a lieu à la galerie Loeve&Co Marais.
Croisements – Les Rencontres de Montmartre, 2-3 juillet (Art Explora + Cité internationale des Arts)
Lieu privilégié de la création artistique sous toutes ses formes, la Cité internationale des Arts (site Montmartre) ouvre ce week-end ses portes au public pour une visite des lieux et des ateliers d’artistes. Cet événement est plus précisément consacré aux artistes sélectionné.e.s dans le cadre des Résidences Art Explora qui accueillent chaque année une vingtaine d’artistes du monde entier.
Du 6 avril au 22 août 2022, le MUCEM propose une exposition sur Abd el-Kader qui offre un parcours de cet homme politique qui fut le résistant le plus célèbre à la conquête coloniale de l’Algérie et celui qui sut tenir en échec la puissance française avec des moyens qui n’étaient pas ceux de celle-ci.
Shirley Jaffe, née Shirley Sternstein, le 2 octobre 1923 à Elizabeth dans le New Jersey, s’est installée en France en 1949, d’abord à Chaville dans les Hauts-de-Seine, puis rue Daguerre, à Paris – et surtout, à partir de 1969, au quatrième étage du 8 rue Saint-Victor, dans le Quartier latin. À l’annonce de sa mort, le 29 septembre 2016, je me trouvais dans une cellule de montage de la Maison de la Radio à fabriquer un portrait sonore de Jean Fournier qui avait été un de ses plus fidèles marchands. Cette émission, dont la diffusion eut lieu le 15 octobre suivant, reprenait quelques mots de Shirley Jaffe enregistrés peu après la disparition de ce dernier en 2006, le présentant en “homme passionné par l’art, qui a gardé tout le temps un sens critique, avec un humour quelquefois mordant, et très juste : un gentleman !”
Les femmes sont partout aujourd’hui, dans les médias, les revendications, les plaintes et les témoignages, dans toutes les librairies.
Le forum des images, en partenariat avec Diacritik et la librairie Atout-Livres, vous propose une rencontre exceptionnelle avec Art Spiegelman, le 11 novembre 2021 à 15h30, animée par Dominique Bry (Diacritik) et David Rey (Atout-Livre).