Laurence Leblanc, lauréate du prix Niépce 2016, présente jusqu’au mois de septembre à la galerie FLAIR, à Arles, une sélection de ses photographies. L’occasion de revenir sur son parcours, les thèmes récurrents de son travail, ses partis pris esthétiques et éthiques, les fils directeurs qui traversent sa démarche et mobilisent sa créativité. Rencontre et entretien avec Laurence Leblanc.
Exposition
Blackboard, l’exposition de Bouchra Khalili qui a lieu actuellement au Jeu de Paume, présente une série d’installations audio-visuelles (photographies et films). Chacune de ces installations articule un dispositif par lequel des histoires se disent, des mémoires se créent, des fictions s’énoncent – fictions qui sont en même temps des vérités autant que des actes politiques.
Après Moulins (où il était exposé jusqu’au 18 juin), Miles Hyman s’installe à Quimperlé le temps d’une exposition qui lui est consacrée et intitulée « L’Entre-deux mondes », un nom de circonstance pour un artiste qui, né dans le Vermont et venu étudier et s’établir en France, est devenu celui que l’on décrit souvent comme le plus français des dessinateurs américains.
Et si le réalisme contemporain était biologique ?
Si, plus largement, notre rapport au monde, politique comme esthétique, était moléculaire ?
Soit un petit garçon blanc qui pose, en Géorgie, pour le photographe. Il a quatre ans, il est chaussé d’élégantes bottines sombres, affublé d’une toque, emmitouflé dans un large manteau clair qui le fait disparaître à moitié.
La question abordée aujourd’hui est toujours délicate à traiter. Car l’actualité raidit les positionnements et la tentative de revenir à des lectures sur la longueur historique semble vouloir diluer l’urgence de réponses immédiates et noyer le poisson en quelque sorte… On sait pourtant que des rétrospectives relativement sereines et les plus objectives possibles permettent de regarder le présent autrement et de se garder des amalgames. En tout état de cause, on peut essayer de faire ce pari de l’échange, échange de savoirs, de connaissances et d’histoires. Dans la multitude des publications, ce sont deux parcours sur lesquels je voudrais m’arrêter parce qu’ils sont porteurs d’éclaircissements pour un large public. Je signalerai, en fin d’article, deux autres ouvrages plus spécialisés qui aident à aller dans la même direction, celle des croisements d’informations.
Joost Swarte est né en 1947, la veille de Noël. Il a donc toujours eu quelques heures d’avance sur ceux que l’attente du lever du jour dit “des cadeaux tombés du ciel” tient en éveil – ce dernier mot allant comme un gant à son regard d’une acuité sans égal. Je ne sais si sa main a tremblé, ne serait-ce qu’une fois, dans sa vie, mais ce dont je suis certain, c’est qu’il est on ne peut plus sensible aux tremblements d’un monde dont il reste un des plus fameux interprètes.
Dans l’exposition qui lui est actuellement consacrée à Paris, le photographe Rémy Soubanère présente ce que l’on pourrait appeler des nocturnographies, tant la nuit, ses ombres, les potentialités qu’elle porte sont au cœur de sa recherche. Entretien où il est donc question de la nuit mais aussi de la ville, de Deleuze et Guattari, de Nuit debout, d’hétérotopies ou d’imaginaire.
Hier je ne te connaissais pas
Tu jouais aux voitures
Je chassais les pyrales
Sous l’œil de nos mères
Une salle entière de l’exposition « Être moderne. Le MoMA à Paris » qui se tient à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 5 mars prochain est dédiée à la série Untitled Film Stills (1977-1980) de Cindy Sherman, artiste de la métamorphose, véritable Circé, dont la quête esthétique et artistique prend la forme d’un portrait toujours inachevé, du je en Autre, davantage (auto)fiction qu’autoportrait.
« Beau doublé » que celui qui s’expose dans le Musée de la Chasse et de la Nature : Sophie Calle et son invitée Serena Carone croisent leurs regards et investissent l’espace du musée, ses étages et pièces, les vitrines d’armes à feu et autres trophées. Ainsi, aux côtés de félins et autres animaux naturalisés, (re)découvre-t-on la girafe fétiche de Sophie Calle, ses propres animaux empaillés ou son chat raidi, tué par un de ses amants.
Du 6 au 18 septembre, le Centre Pompidou propose « Après », une exposition in progress d’Eric Baudelaire. Le projet de cette exposition trouve son origine dans les attentats qui en novembre 2015 ont frappé Paris et Saint-Denis. « Après » interroge moins ces attentats que ce qui se passe « après », en posant les questions : comment en parler ? comment en rendre compte ? comment s’en souvenir ?
À l’occasion de ses quarante ans, le Centre Pompidou a triomphalement fêté son anniversaire, se présentant comme un lieu vivant et toujours renouvelé de création. Et pourtant !
La rétrospective David Hockney actuellement présentée (jusqu’au 23 octobre) donne la troublante et dérangeante impression d’un lieu figeant et étouffant l’art dans le classicisme et la respectabilité.
En donnant pour titre à son exposition au Palais de Tokyo Stall(s) of fame, Gareth Nyandoro met en avant le doublement de l’espace du lieu institutionnel et institutionnalisé d’exposition par un autre lieu d’exposition :
Les formes du vrai : le cipM expose, du 7 juillet au 16 septembre 2017 le travail du photographe Miroslav Tichý (1926-2011), composé dans la Tchécoslovaquie communiste des années 60 à la fin des années 80.