C’est un objet d’un genre particulier qu’inventa Guy Debord dans les années 50. Le “Jeu de la guerre”, étonnant plateau où la tactique se mêle au ludique, se révèle comme une clé ouvrant secrètement les portes de son œuvre entière. Nous avons voulu recueillir la parole d’Emmanuel Guy, normalien, agrégé de lettres modernes et docteur en histoire de l’art. Dans son ouvrage Le Jeu de la guerre de Guy Debord, l’émancipation comme projet qui paraît aux éditions B42, il initie brillamment le lecteur à un art des situations stratégiques si nécessaire à notre époque.

La solitude Caravage qui vient de sortir en poche chez Folio est un livre qui fait date dans la connaissance et la portée de l’œuvre du génie italien. Comme dans ses romans, Yannick Haenel dévoile une suite prodigieuse de précisions, de scènes et d’illuminations qui se lisent par bonds. C’est un tour de force : ces toiles si connues, si commentées et qui ont quatre siècles se posent devant nos yeux comme si c’était la première fois. Voici le Caravage vivant, miraculeusement là. L’auteur nous aavait accordé un grand entretien lors de la sortie du livre en grand format.

Cela n’aura pas échappé aux lecteurs de Diacritik : le patron de Tesla, SpaceX et Neuralink a récemment émis l’hypothèse que le langage humain pourrait bien devenir obsolète dans les cinq années à venir. Dans le même temps, des robots envahissent le quotidien et tendent à militariser l’espace public. Nous avons souhaité recueillir dans un grand entretien la pensée de Valentin Retz, écrivain et co-animateur de la revue Ligne de risque, pour sereinement discuter de ces symptômes modernes et de tenter de les dissoudre grâce à la littérature.

Alors que les modalités de la mise en œuvre de l’application StopCovid entrent en discussion au Parlement et que les possibilités qu’elle ouvre posent des questions capitales, nous avons voulu donner la parole à un spécialiste des dispositifs numériques modernes. Olivier Tesquet, journaliste à Télérama, est l’auteur du livre À la trace, Enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance, disponible aux éditions Premier Parallèle. Cartographe et historien du monde contemporain, son ouvrage comme sa parole tiennent de l’alerte essentielle.

C’est dans la collection l’Arpenteur de Gallimard que paraît le deuxième roman de l’écrivain, traductrice et scénariste Georgina Tacou. Cet évangile d’un genre particulier s’ouvre dans toutes les acceptions du terme par la fascination de Flora la narratrice pour Mars, l’œuvre unique de l’écrivain suisse Fritz Zorn (1944-1976), immense succès littéraire de la fin des années 70.