Cette semaine, alors que devait être décerné le Prix Nobel de la paix, un internaute disait, sur Tweeter, qu’il devrait être remis aux usagers de la ligne 13 du métro parisien… Manière, bien sûr, de souligner combien le métro peut être un espace de stress quotidien. Pourtant c’est aussi un lieu poétique, quand des artistes s’en emparent.
La galerie Blain Southtern de Berlin présente, jusqu’au 14 novembre 2015, des photographies récentes de Wim Wenders. Le titre de l’expo « Time Capsules. By the side of the road » souligne le lien de la photographie et de la mémoire, du lieu (Allemagne, Amérique) et du temps.
Après Central Park et Demain, Guillaume Musso n’en finit pas de courir après son grand roman américain, installant ses intrigues à l’eau de rose bonbon au cœur de la grosse pomme, préférant l’agitation hudsonienne au tumulte germanopratin. Dans L’instant présent, il convoque même Stephen King dès l’épigraphe. Ce qui n’est pas sans risque.
Sommes-nous encore vivants au monde ou ne sommes-nous plus, hagards et désemparés, que les grands défunts de l’Histoire, ses ardents fantômes qui vivent et survivent dans un Après majuscule aux accents d’apocalypse aveugle et trébuchante ?
Je suis un personnage dans une histoire à propos d’une illusion à laquelle chacun veut croire.
Je suis en prison, et je vais passer devant le juge.
Je suis complètement baisé .
Résumé des épisodes précédents : Diacritik ne recule devant rien pour contenter ses lecteurs avec la mise en ligne aujourd’hui d’un podcast maison pour celles et ceux qui nous suivent outre-Quiévrain et en Angleterre (c’est une autre paire de Manche) et n’ont pu voir l’interview réalisée par Delphine Japhet pour France 3 (si, si, vous avez bien lu, France 3) et l’émission Un Livre Un jour 2.0.
Cette semaine en une de VSD, des inondations et des citations de Michel (Drucker) pour annoncer un portrait de ce dernier par un autre Michel (Onfray).
« L’œil est l’organe d’expression du sentiment »
Novalis
« La politique porte sur ce qu’on voit et ce qu’on peut en dire,
sur qui a la compétence pour voir et la qualité pour dire,
sur les propriétés des espaces et les possibles du temps. »
Jacques Rancière
Dans un hôpital qui occupe les vestiges d’une ancienne école et qui gît sur un cimetière de millénaires rois guerriers, des soldats de l’armée thaïlandaise dorment, atteints de la maladie du sommeil.
Querelle d’héritiers : publié après la mort de Marguerite Duras par son fils Jean Mascolo aux éditions Benoit Jacob (1999), La Cuisine de Marguerite a été interdit par son dernier compagnon et exécuteur littéraire Yann Andréa.
La bibliothèque numérique de la BnF s’est offert « une refonte graphique, esthétique et fonctionnelle totale », un relooking (pardonnez l’anglicisme) en ligne depuis le 1er octobre dernier.
Du 14 au 17 octobre, se déroulera le colloque international « Inside Barthes. Barthes tel qu’en lui-même », sous la direction de Colette Fellous et Tom Bishop, organisé par le Center for French Civilization and Culture conference de la New York University.
Son nom vient de tomber, officiel cette fois, en direct sur le site du Nobel. Svetlana Alexievitch succède à Patrick Modiano, lauréat 2014. Le Nobel lui est attribué pour « pour son œuvre polyphonique, mémorial de la souffrance et du courage à notre époque ». Elle est publiée en France chez Actes Sud.
La question est sur toutes les lèvres, toute la matinée : « Et le Prix Nobel de littérature 2015 est ? ». Mais on ne sait pas. L’annonce officielle doit tomber à 13 heures, en direct sur le site du Nobel. Mais, déjà, Twitter bruisse, et, comme tous les ans, de petits malins s’amusent :
Un Livre Un jour 2.0 : Diacritik
Johan Faerber et Christine Marcandier peu après le lancement de Diacritik.com. Entretien avec Delphine Japhet pour France 3 […]
Dans L’Obs cette semaine, un portrait d’Instagram, à la fois application et réseau social, né il y a cinq ans tout juste et qui compte désormais plus de 400 millions d’utilisateurs mensuels (dont @diacritik NDLR) et 80 millions de photos postées par jour ! Le papier est signé Céline Cabourg, Séverine de Smet et Amandine Schmitt. Il ne faut pas s’arrêter au chapô pour le moins répétitif (« les clichés ultraléchés », deux fois), le « tour d’horizon » est intéressant.