Extrait de l’album « Dizzy Spells » (Night School, 2019).
Dans son essai sur Portier de nuit, le célèbre et controversé film de Liliana Cavani, Véronique Bergen suit les parti pris esthétiques, cinématographiques, politiques, éthiques de la réalisatrice italienne, se tenant au plus près des forces obscures, paradoxales, peut-être insupportables du psychisme, du désir, forces qui animent des êtres en proie aux souffles les plus violents de l’Histoire, des corps, des âmes. Entretien avec Véronique Bergen.
« La mort n’atteint pas uniformément tous les hommes » fait remarquer Proust dans La Recherche du temps perdu en une tremblante maxime sur le tragique de toute maladie qui pourrait escorter, pour sa sortie en salles aujourd’hui, Guermantes, le nouveau très beau film de Christophe Honoré. Car, de la maladie et de la mort, ce film ne cesse d’en convoquer, tour à tour, les fantômes lancinants ou patents, les fantômes résolument proustiens dont la tenace réapparition ou fugitive disparition n’atteignent pas uniformément tous les hommes.
Il ne faut jamais avoir honte. Le nouveau et neuvième film du belge Joachim Lafosse peut tenir dans cette phrase dite et répétée par Damien, artiste peintre, à son fils Amine alors qu’une psychose s’approche de lui comme une tenaille.
Dans le langage courant et dans le jargon technico-commercial, le service après-vente (SAV) est un service qu’une entreprise propose à ses clients pour la mise en marche, l’entretien et la réparation d’un bien que cette entreprise a vendu ou pas. Que se passerait-il si la grande entreprise de Dieu, père et fils avait sous-traité la prestation à des techniciens nommés Gandhi, La Callas, Victor Hugo ou Michel Audiard ?
Cher Malik, Je ne sais pas écrire sur la musique, je ne crois pas… ce seront donc juste « quelques mots » vers ton nouvel album, celui de la consécration, celui du virage magnétique, Troie !
« Le maître de la carrière — encore pour gagner du temps ? — fait de nouveau des récits tout le long du chemin : « De tout temps ce fut une région de réfugiés. Longtemps, jusqu’après la dernière guerre, et encore dans les décennies après ça, nous réfugiés venions sans exception de l’Est.
En 51 ans, cette foire est devenue un label qui s’est implanté à Miami en 2002 et à Hong Kong en 2013. Elle est également un marqueur de notoriété pour les galeries participantes. Reconnue comme le lieu de rendez-vous incontournable des collectionneurs, Art Basel est la foire d’art contemporain à laquelle toutes les galeries aspirent à être élues… Plus de 250 galeries se disputent le privilège d’exposer et plus de 4000 artistes y sont représentés.
Les éditions Terres de Brumes ont réédité au printemps dernier un livre devenu très rare, donc très précieux, même sur le marché de l’occasion : Les Derniers et les Premiers, publié en 1930 par Olaf Stapledon, écrivain et philosophe anglais, qui écrit là la toute première histoire du Futur en date.
Christophe Boltanski est le romancier de vies réelles passées sous silence, des strates et documents qui gardent leurs traces. L’écrivain les exhume pour retrouver un récit souterrain et oublié pourtant articulé à la grande histoire et aux scansions sociales et politiques de nos présents. Après Minerais de sang, La Cache, Le Guetteur, Personnes, qui sont autant de dévoilements du tu, le voici qui plonge dans les archives d’un homme qui a documenté sa vie via 369 photomatons pris de lui-même entre 1970 et 1974. Le « roman-photo » de Jacob a atterri aux puces, il est confié à l’écrivain qui interroge ce geste artistique ou narcissique étrange, cette démultiplication de soi par un homme dont on ne sait rien : espion ? acteur ? steward ? Qui était Jacob, depuis quelle échelle l’écrire ?
Retour place de l’Étoile, de nuit, pour un tour de l’Arc de triomphe automobile en vidéo et quelques photographies.
Le 13 février 2022, j’annonçai mon ralliement aux anti-Tampax, aux anti-Anthrax, aux pro Gérard Majax, aux Amis de Mad Max et proclamai mon allégeance à l’État diasporique du Salut par les fièvres.
À propos de The Normal Heart, une pièce de Larry Kramer, mise en scène par Virginie de Clausade.