Benoît Virot est éditeur. Mais cette phrase est un leurre. Peut-être faudrait-il dire que Benoît Virot est un caméléon, un touche à tout, un fondu du livre, capable, quand vous le rencontrez, de vous parler, avec la même passion communicative d’un livre qu’il vient de publier, d’un roman paru chez un confrère ou d’un auteur du passé considéré comme mineur et injustement oublié qu’il voudrait que l’histoire littéraire réhabilite.
Il en semblerait presque mener plusieurs vies à la fois, en perpétuelle recherche et métamorphose, dans une quête constante de la note juste. Diacritik l’a rencontré à la Cantine sicilienne, un restaurant dont la façade s’orne de cette devise qui lui va comme un gant : « pas de jaloux, ici le soleil brille pour tout le monde ».

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La Galerie Simple est située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, au cœur d’un quartier populaire. Elle est à la fois un atelier de création, un lieu d’exposition et un espace de résidence. Elle accueille également des intervenants qui y mènent des activités qui ne sont pas immédiatement artistiques ou encore des lectures d’écrivains. A travers ces pratiques diverses, la ligne générale est toujours celle d’une ouverture sur le dehors, une ouverture au public et au quartier, une politique des rencontres. Entretien avec Cécile, l’animatrice du lieu.

Alors que paraît L’Autre journal d’Hervé Guibert (L’Arbalète Gallimard) — rassemblant les articles que l’écrivain publia en 1985-1986, mais aussi des entretiens et photographies —, retour sur le premier volume de ces Articles intrépides, paru en 2008 chez Gallimard et regroupant les papiers culturels de Guibert dans Le Monde (1977-1985).

Après avoir rouvert définitivement l’exposition de la BNF Les écritures de Roland Barthes, Diacritik vous propose une visite virtuelle de Patrice Chéreau, un musée imaginaire, qui a fermé ses portes le 18 octobre 2015. Nous voici dans les salles de la Collection Lambert, en Avignon, le week-end même de la fermeture.

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Vous ne le savez peut-être pas mais vous connaissez déjà Fred Le Chevalier : vous l’avez déjà croisé au détour d’une rue, en passant devant un mur terne ou sale soudain égayé d’un personnage hydrocéphale, de figures en blanc et noir, avec taches de couleur, rouge, vert, jaune. Fred Le Chevalier est un passant urbain, il déambule dans la ville et partage son univers pour pénétrer le nôtre et investir notre quotidien.

Danièle Rivière dirige les éditions Dis Voir, spécialisées en culture contemporaine, qui réunissent artistes, cinéastes, philosophes, écrivains, scientifiques, musiciens, designers… Elle est également, en tant que créatrice, engagée dans le cinéma et récemment dans le transmédia. Dans cet entretien, il sera donc question de livres, de films, de science, de Peter Greenaway et Raoul Ruiz, de bd, de nanomonde, d’économie de l’édition, de Pierre Huyghe, Douglas Coupland et François Taddéi, du contemporain et d’imaginaire, du web et de Laurie Anderson… Un entretien placé sous le signe du relationnel et du transversal.

Dès les premières minutes de la très belle création radiophonique, toute de voix et de sensibilités feutrées, que Christian Rosset consacre au très discret sinon secret Marc Cholodenko, l’écrivain fait entendre sans attendre ce qui, depuis 1972, tient en son œuvre sa parole : « C’est un monde qu’on ne peut pas décrire, qu’on peut vivre. D’ailleurs, je le fais pour ça. Je n’écris pas pour autre chose que vivre dans ce monde. » et finit par ajouter entre rire et défi : « La vie, ça existe. La vie, qu’est-ce que c’est ? »

Dans les dernières images traversées d’obscurité de La Captive, sans doute l’un de ses plus beaux films, pareil à un cristal de douleur, Chantal Akerman laisse l’écran vide, le fait se perdre hagard dans la solitude d’une nuit sans trêve, de celle qui vient à la jeune Ariane, l’Albertine dont Simon perd le fil, qui se jette, elle de sa toute sa solitude, dans une mer d’encre noire où de son nom ne résonnent plus que les vagues qui l’emportent.

Les éditions Le Tripode ont publié en 2013 la biographie que Jean-Jacques Pauvert a consacrée à Sade. A cette occasion, Lucie Eple avait rencontré Jean-Jacques Pauvert dans sa maison du sud de la France, au Rayol. Jean-Jacques Pauvert, dont le nom est à jamais associé à toute littérature transgressant marges, codes et conventions, est mort en septembre 2014. Cet entretien vidéo est l’un de ses derniers. Sade, Pauvert, à jamais vivants.