La parution du premier numéro d’Apulée. Revue de littérature et de réflexion avait été une fête, sous le signe des « Galaxies identitaires ». La naissance d’une nouvelle revue indépendante est toujours une joie, mais la puissance des textes et l’ampleur du sommaire de celle-ci ne pouvait que forcer le respect. L’on attendait avec impatience la seconde livraison et l’on ne peut qu’être comblé : avec ce second opus, Apulée prouve qu’elle est devenue une revue incontournable du paysage de la création contemporaine, ouverte au monde et aux langues, foisonnante, politique, inventive.
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Ce soir, à partir de 19h, aura lieu à La Colonie, nouveau lieu ouvert par Kader Attia en octobre, le lancement du troisième numéro de Terrain Vague, la revue queer et bordeline, et sans conteste l’une des meilleures revues du moment emmenée notamment par Anne Pauly, Adam Richards Love, Pierre Andreotti et Antoine Pietrobelli.
Depuis jeudi se tiennent les 10è Enjeux contemporains de la Maison des écrivains et de la littérature, Appels d’air.
Samedi 28 janvier, de 9 h30 à 10 h 15, aura lieu une table ronde « En revues », présentée par Alain Nicolas, avec Dominique Dupart (Vacarme), Jean Lacoste (En attendant Nadeau) et Johan Faerber (Diacritik).
Offrir un espace et une tribune à la narrative non-fiction et au New Journalism littéraire, telle est la tâche à laquelle s’emploient, inlassablement, la revue Feuilleton comme les éditions du Sous-Sol.
Nadine Agostini et François Bladier viennent de faire paraître le numéro 0 de la revue Bébé, qui interroge : « Dis-moi c’est quoi la poésie ? ». Évidemment, il ne s’agit pas de répondre mais, à travers les textes de quatorze auteurs, de réitérer la question, la réponse ne pouvant être autre chose que la répétition de « c’est quoi la poésie ? ».
Amandine André et A.C. Hello font partie des nouvelles écritures du champ poétique contemporain, un champ où elles s’inscrivent et qu’elles redéfinissent de manière singulière – quitte à s’interroger sur leur appartenance à quelque chose qui serait la poésie.
Rencontre et entretien fait de croisements entre la littérature, la politique, la performance, la langue et ses dehors, la danse, la lecture, Danielle Collobert, la bibliothèque verte, Deleuze ou Bukowski.
La revue Terrain Vague et à La Folie s’associent, ce dimanche 25 septembre, pour présenter « Volumes », la première édition d’une nouvelle rencontre consacrée aux revues indépendantes et aux fanzines queer, féministes et alliés.
Le premier numéro de RIP vient de paraître. « Revue critique et clinique de poésie », RIP est un objet littéraire non identifiable. Rencontre et entretien avec ses créateurs, Antoine Dufeu et Frank Smith.
En hommage à l’immense Michel Butor qui vient de mourir, Diacritik republie cet entretien de 1993, paru dans nos colonnes le 29 février dernier.
« Génie du lieu », « inventeur d’Amérique » et « découvreur d’écriture : de La Modification à Transit, en passant par Mobile et Matière de rêves, Michel Butor auquel Frédéric-Yves Jeannet adressait la semaine dernière sa lettre anthume, n’a cessé, au gré de ses voyages au Japon, aux États-Unis, en Australie, de faire bouger l’écriture, de la mener, elle aussi, aux antipodes.
Dans sa cinquantième livraison, la revue Lignes, qui a sympathiquement son siège social à Fécamp, propose un ensemble remarquable de textes ayant pour thème commun le retour traumatique et fantomatique au sein de notre présent des grandes commotions qui ont marqué le XXe siècle. L’idée est que différents symptômes indiquent que notre époque est bien loin d’avoir procédé à la mise au clair utile s’agissant des réalités sinistres que furent le fascisme (nazisme compris), la collaboration, l’antisémitisme, le colonialisme.
« Nous avons la sensation qu’une limite a été atteinte », écrit John Jefferson Selve, en ouverture du numéro V de Possession immédiate. Le constat est à la fois politique et linguistique, il est celui d’une tentative de dépossession, de mots vidés de leur sens, aplatis, ternis par leur usage politique ou médiatique — ainsi « courage » et résistance » devenus des « identifiants idéologiques propres au pouvoir ».
Si on a grandi loin de la mer, d’un lac, d’une rivière, on n’a pu apprendre à nager que dans une piscine, et si on a débuté dans l’écriture loin de tout milieu littéraire, la seule chance de se faire éditer restait souvent d’envoyer ses textes à des revues. Un grand nombre d’auteurs leur doivent leurs premières publications, et ce, de tout temps. Ainsi notre révérence et notre reconnaissance s’adressent ici aux revues littéraires (Diacritik les aime et leur consacre une rubrique du journal) et à La piscine en particulier. Dans La piscine, cinquante-six auteurs et artistes, qui pour la plupart n’en sont pas à leur coup d’essai, ont participé à la création de cette nouvelle revue graphique et littéraire tout à fait prometteuse.
Lancée en juillet 2015 par un somptueux et riche premier numéro, Terrain Vague s’affirme comme une revue borderline explorant, selon ses propres dires, les lisières du genre, du féminisme, de la pop culture et de l’art contemporain. Créant des rencontres inattendues entre plasticiens et philosophes, critiques d’art et graphistes notamment, Terrain Vague ne cesse d’interroger avec force expérimentations les identités queer dans leur multiplicité à l’instar du deuxième numéro paru il y a peu où la drag queen terroriste Christeene côtoie les hommes enceints de l’Antiquité. Diacritik a voulu revenir le temps d’un grand entretien sur le projet de la revue avec ses fondateurs et directeurs Anne Pauly, Antoine Pietrobelli, Pierre Andreotti et Adam Love qui se sont prêtés collectivement au jeu des questions.
Le premier numéro de Pandora, toute nouvelle revue estampillée 100% BD éditée par Casterman, a paru le 13 avril dernier. Entretien avec Benoît Mouchart, Directeur éditorial de Casterman à l’initiative de ce projet collectif qui célèbre la diversité de la bande dessinée dans ses styles et sous toutes ses formes.