Elle est un peu folle, la vitesse qui nous précipite d’une lecture à l’autre. Il convient, non seulement de freiner, mais aussi, et surtout, de faire de longues pauses, avant de reprendre autrement ce qu’on croyait achevé. Au Terrain vague, il n’y a pas de clé, mais des sésames, qu’on ne découvre qu’à relecture. Nul besoin de précipitation, sinon en rêve, après avoir pris soin de glisser un carnet et un crayon sous l’oreiller.
Category Archive: Revues
Le 9 et 10 décembre se tient le premier Marché de la Poésie de Lille organisé par l’association c/i/r/c/é et le Centre littéraire Escales des lettres.
Le quinzième numéro de la revue Edwarda arrive au creux de votre boîte aux lettres dans un format cahier sous pli cellophané, comme si vous receviez miraculeusement des nouvelles de Madame Edwarda et de son créateur Georges Bataille.
Numéro R, le salon des revues de création poétique en région sud organisé par le CIPM, se tiendra à Marseille du 26 au 28 mai 2023. Ce rendez-vous annuel, consacré à ces laboratoires importants de la création que sont les revues de poésie, proposera un ensemble de rencontres et de lectures réunissant revues et poètes/poétesses.
Après la publication de deux anthologies bilingues Italie / Italia (2015) et Nouvelle poésie des Etats-Unis (2020), la revue Nioques consacre un numéro double bilingue Grèce / Ελλάδα à la poésie grecque contemporaine.
Qu’est-ce que la poésie pour vous ? C’est la question qui anime le numéro 23 de la revue Cockpit, question que Christophe Fiat et Charlotte Rolland ont posée à des dizaines d’auteurs et autrices contemporain.e.s.
Avant de me faire extraire deux racines, je commence la lecture d’Échafaudage dans les bois I d’Ivar Ch’Vavar (Le Corridor bleu / Lurlure) dans la salle d’attente. Bonne idée d’avoir emporté ce livre constamment intéressant et souvent drôle.
Les voix qu’on peut entendre le soir, une divinité africaine – l’orixa exu – et un chat que la maladie a rendu difforme (Camille Ruiz) , la chute des corps, qu’ils soient fascistes ou capitalistes (Frédéric Neyrat), les îles qui émergeront quand le réseau planétaire ira s’affaisser (Ada Loueilh), des larves de méduses qu’on propulse dans l’espace pour voir si elles naîtraient et se développeraient (Louis Haentjens), un jeu de cartes incompréhensible, tenant à la fois du poker ou du tour de magie, et qui vire au drame (Stéphane Lambion), une serre walipini sous terre et dans la tête, des signes mudras, un devenir végétal (Etienne Michelet), un rituel pour « reprendre corps avec la nuit » (Lucien Raphmaj), agitation nerveuse, rage de dents ou crise d’angoisse dans le hall des urgences d’un hôpital (Eugene Da Foz), etc.
Dans un paysage éditorial dominé par des logiques commerciales qui ont peu à voir avec la création et l’expérimentation littéraires, les espaces de liberté qui demeurent sont les revues, dont l’existence doit être préservée. Depuis plus de 30 ans, la revue Nioques est un lieu d’exploration pour de nouvelles formes d’écriture et de pensée.
Dans le cadre de leur projet de fin d’études, les étudiant.es du Master Écopoétique et création d’Aix-Marseille Université se sont lancé.es dans l’aventure d’une revue, L’Éconaute, certains côté graphisme et rédaction en chef, la majorité en choisissant un texte écrit durant leurs années de formation. « Bruxelles avec vue » de Geneviève de Bueger figure parmi ces textes publiés, elle nous en offre ici la version originale.
Dans le cadre de leur projet de fin d’études, plusieurs étudiant.es du Master Écopoétique et création d’Aix-Marseille Université se sont lancé.es dans l’aventure d’une revue. Le canevas de départ pouvait sembler simple : une revue écocritique, articulant des textes courts écrits par leur promotion dans le cadre de leurs deux années de master. Il leur a pourtant fallu tout imaginer, du titre à la charte graphique, articuler les textes, penser l’iconographie, tenir les délais — un numéro disponible pour l’ouverture du festival Le Murmure du monde. Le voici, à la date prévue.
Voici un magazine assez magnifique, très chatoyant aussi et qui porte bien son enseigne à la John Lennon. Il se réclamait du parti Écolo à l’origine puis en garda l’esprit tout en prenant quelque distance envers ce parti. C’est en ce sens que la couverture de ce bimestriel porte fièrement trois surcharges : DEMAIN LE MONDE ; la triade ÉCOLOGIE / SOCIÉTÉ / NORD-SUD ; et la mention quelque peu énigmatique SLOW PRESS (est-ce la formule employée à propos d’un vin à pression lente ou bien est-elle d’un journal à parution peu pressée — mais stressée néanmoins ?).
Très tôt, Jean-Christophe Bailly a eu la conviction qu’il serait écrivain, quelqu’un donc qui écrit, qui écrit des livres. On aurait tendance à penser qu’il s’agit principalement d’essais. Ils le sont, certes, mais des essais qui s’écriraient avec les autres genres, qui les élargiraient, qui ne désolidarisent pas le « désir de comprendre » d’une « expérience d’écriture ».
Attendu que :
vous souhaitez ardemment vous rafraîchir la mémoire quant à la Commune de Kronstadt, au Grand Jeu et aux Phrères Simplistes, à Claude Tchou (ça vous dit quelque chose), à Jean-Louis Brau, à Ali Ibn Muhammad (ça ne vous dit rien et vous allez le découvrir), à Anna Mahé (non plus, pareil), à Flora Tristan et à Clifford Donald Simack ;
Indispensable pour penser notre contemporain et en saisir, de manière neuve, les aspirations à l’intensité : tel est le constat qui vient à la lecture de ce nouveau numéro intitulé Turbulences de la Revue de Socio-anthropologie dirigé avec force par Pauline Hachette et Romain Huët. En accès gratuit, ce numéro qui rassemble notamment des textes inédits de Georges Didi-Huberman, de Cédric Mong-Hy ou encore un entretien avec Tristan Garcia, permet de penser à nouveaux frais les quêtes d’intensité innervant notre société.