Christian Dior aimait les roses, elles entrent dans la composition de nombre de ses parfums et sont au centre d’une exposition qui a ouvert le 5 juin 2021 et se poursuit jusqu’au 31 octobre, dans sa maison d’enfance, la villa Les Rhumbs à Granville, elle-même « crépie d’un rose très doux, mélangé avec du gravier gris, et ces deux couleurs sont demeurées en couture mes teintes de prédilection »
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Les expositions, en France, ailleurs dans le monde, en textes et en images.
Deux fois Bilal. Double exposition pour l’artiste, dessinateur, auteur, cinéaste avec DéconstruKt chez Artcurial et RECONSTRUKT ? à la galerie Barbier. Enki Bilal expose originaux et portraits spécialement créés pour ces accrochages présentés au public parisien en ce début juillet 2021.
Mieux qu’une rétrospective, le musée Carnavalet propose un choix judicieux et révélateur d’images d’Henri Cartier-Bresson, l’ensemble allant des débuts du photographe jusqu’aux dessins qu’il réalise jusqu’à la fin de sa vie.
Amoureux de la poésie, Jean-François Guillon déploie la polysémie des mots dans le champ des arts plastiques et du spectacle vivant. Ses performances sont des partitions visuelles comme l’annonce le titre de l’une d’entre elles : « Tout dire du rien, rien dire du tout ».
Villeglé est un poète, flâneur urbain, qui découpe les affiches, cadre et lacère le papier. Il associe des fragments de sens, détourne les messages et ce faisant révèle l’époque.
Avec « Je te rends ce qui m’appartient, tu me rends ce qui t’appartient », Sara Ouhaddou semble transformer la galerie Polaris en réserve d’un musée archéologique, à moins qu’il ne s’agisse d’une boutique qui vendrait des blocs de savon brut. A l’entrée, une enseigne lumineuse et kitsch fait défiler un message écrit avec des caractères qui ressemblent à des caractères arabes mais que même les arabophones, pourtant, ne peuvent déchiffrer. Dès le premier abord, donc, la logique esthétique qui est à l’œuvre dans cette exposition est déployée pour troubler l’évidence du visible comme la clarté du dicible, pour suspendre le sens en le pluralisant.
Prévue au départ du 21 novembre 2020 au 16 janvier 2021 et repoussée pour cause de “deuxième confinement”, la sixième exposition personnelle de Pierre Mabille à la Galerie Jean Fournier se tiendra finalement du 16 janvier au 13 mars 2021. Sous le titre Variété, elle présentera divers aspects du travail du peintre né en 1958 à Amiens : des peintures récentes, comme toujours construites par la couleur ; ainsi que des dessins au lavis “renouant avec la figuration de ses débuts dans les années 1980, et avec les motifs de ses poèmes”.
Il y a dans le rapport à l’archive une « façon passionnée de construire un récit, d’établir une relation au document et aux personnes qu’il révèle », écrivait Arlette Farge dans Le Goût de l’archive (1989). Ainsi de deux valises fermées, en couverture et 4e de couverture du livre d’Albert Dichy : le livre déploie les archives de Jean Genet comme si nous ouvrions nous-mêmes ces valises, à défaut de voir ces documents exposés à l’Abbaye d’Ardenne en ces mois où la culture semble interdite — au moins au sens de stupéfaite d’être ainsi dérobée au public dans tout ce qui fait d’elle un espace de rencontres, de dialogues, du vivant.
Dessinatrice, caricaturiste, illustratrice, scénariste, reporter, Catherine Meurisse est une artiste complète. Depuis le 30 septembre 2020 et jusqu’au 25 janvier 2021, la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou lui consacre une grande exposition qui met son œuvre en lumière : Catherine Meurisse, La vie en dessin.
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Phénoménologie de l’écoute de Günther Anders est de ces livres qui ont le pouvoir d’attirer les musiciens, tout en les tenant à distance, la plupart d’entre eux (dont je suis) ne pouvant les lire qu’en non philosophe.
Les éditions de l’Œil ont entrepris depuis quelques années de republier l’œuvre complète de Jean-Daniel Pollet (1936-2004) ; une œuvre à laquelle la Cinémathèque française s’apprêtait à rendre hommage du 11 au 29 mars 2020 avant d’en suspendre provisoirement la rétrospective en raison de la crise sanitaire. En attendant la réouverture des salles de cinéma, les livres-dvd permettent de découvrir ou d’appréhender ce cinéaste en marge de l’industrie cinématographique.
Comment émanciper le spectateur de théâtre, se demandait Jacques Rancière en 2008 ? Comment émanciper le spectateur de musée (et d’exposition), s’est demandé Chris Dercon à la tête de la Tate Modern ou de la Volksbühne de Berlin ? Dans un cas comme dans l’autre, le problème est double.
Le 12 mars dernier a eu lieu chez Jean Fournier le vernissage de l’exposition Ensecrètement de Bernard Moninot, la troisième personnelle de l’artiste dans cette galerie, après Entre-temps en 2015 et Chambre d’écho en 2018.
Cet hiver 2020, la rétrospective consacrée à Francis Bacon au Centre Georges Pompidou suscite une polémique au sujet de l’absence de cartels. Seules des vidéos projetées en fin de parcours constituent de la documentation en appui des œuvres exposées.