Le cinquième numéro de La tête et les cornes poursuit ce qui fait la singularité de cette revue de poésie : privilégier les traductions, élargir le champ de notre perception et compréhension de la poésie contemporaine, ouvrir la poésie à sa pluralité, l’interroger comme espace commun de cette pluralité irréductible – la poésie étant alors le contraire d’une langue composée de mots d’ordre, l’inverse d’une langue surplombante et unifiée.

Le cours de Pise rassemble les notes préparatoires d’un enseignement dispensé par Emmanuel Hocquard aux étudiants de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux entre 1993 et 2005. Dans un premier temps intitulé l’A.R.C Langage & Écriture, les enseignements auront lieu par la suite sous l’appellation de p.i.s.e : Procédures, image, son, écriture, l’activité d’Emmanuel Hocquard se rapportant à la dernière lettre de l’appellation.

La République à l’ombre des épées, oyez oyez c’est le Printemps qui revient !

On ne sait si l’on doit s’esclaffer ou trembler devant cette absurde photo sur laquelle on reconnaît notre Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, et le gentil-très-cool-sans-cravate comédien Jean-Marc Barr, propulsé parrain de la 20è édition du Printemps des Poètes, grande opération annuelle pour la promotion et la visibilité des poètes au sein généreux de notre start-up préférée, mesdames-messieurs levez-vous s’il vous plaît : la France !

L’année 2018 s’est ouverte avec la parution de l’un des plus beaux recueils de poèmes de Philippe Beck, Dictées publié chez Flammarion dans la collection “poésie” d’Yves di Manno. Si, depuis Garde-manche hypocrite jusqu’à Opéradiques en passant par Chants populaires, la correspondance de la poésie avec les arts a toujours tenu chez Beck une place reine, jamais peut-être la musique, jouée au piano, n’avait-elle aussi étroitement dialogué que dans Dictées où, vers après vers, résonnent Bach, Scarlatti et La Fontaine. Diacritik a rencontré Philippe Beck le temps d’un grand entretien pour évoquer avec le poète ce nouveau et puissant recueil où la musique ne cesse plus de dicter des poèmes.

nous voulons dire de ne pas pleurer

tout le monde meurt

l’heure vient pour tout le monde

nous ne sommes pas les personnes malveillantes que vous pensez

nous sommes des enfants dans un monde d’adultes

il faut que vous trouviez un moyen de vous débarrasser de la haine

nous tuer ne vous donnera pas la paix

le meurtre n’est pas une bonne chose

toute forme de meurtre n’est pas une bonne chose

Entretien avec Marie de Quatrebarbes autour de Gommage de tête qui vient de paraître chez Eric Pesty éditeur : il y est question de boîte verte et tête coupée, de boules de billard cosmiques, de robinets, soit d’un usage sérieux comme ludique de référents cinématographiques ou artistiques, d’« emprunts et empreintes », de la composition même de ce livre depuis « des forces plastiques qu’on ne peut pas contraindre : C’est une matière dynamique, engagée dans de multiples essais de formes ».