Paru peu de temps après le décès de Jean-Marie Gleize survenu ce 12 mars 2026, L’atelier invisible de Jean-Marie Gleize est une conversation au long cours menée par Cécile Sans avec Jean-Marie Gleize.
poésie
Il y a quelque chose de tonifiant dans la poésie de Gabriel Dufay, une attention au monde, un regard à la fois doux et ferme, moins une invitation au voyage qu’une déclaration d’amour adressée au monde.
Roberto Juarroz écrivait : « Le poète est un homme vulnérable, comme tout un chacun. C’est pourquoi il est extraordinaire que de sa précarité puisse s’élever une force que l’on n’attend guère du terreau où elle naît. Qu’en dépit de sa débilité et de toutes les résistances qui s’y opposent, l’homme soit capable de créer certaines formes qui témoignent de son être ».
À l’occasion de la parution de les dires, entretien entre Lénaïg Cariou et Laure Gauthier.
Si désormais les arts poétiques paraissent des plus insuffisants pour définir aussi bien une esthétique qu’une éthique, il nous reste cependant des questions procédant comme des machettes, promptes à défricher les chemins parmi de denses végétations, comme la hache destinée à briser la glace.
Entretien avec Véronique Pittolo à l’occasion de la sortie récente de deux livres : Elle raconte toujours des histoires (de l’art) et Casanova.
L’acte poétique d’Elke de Rijcke dans Paradisiaca. Un Lac-Opéra relève autant de l’inédit que de l’audace.
Le poète Jordi Gallizia s’est prêté au jeu du grand entretien autour de son ouvrage Brasucade. Il y est question de mémoire, de goûts, de mots, dans un parler propre aux milieux des étangs et des garrigues occitanes. L’auteur nous invite au festin de la brasucade, un plat de moules marinées et braisées typique de l’étang de Thau dans l’Hérault. De la langue comme des rives de l’étang surgissent des racines occitanes, dont Jordi Gallizia se fait la voix renouvelée. Le texte se donne à lire comme la brasucade, les mots sont grillés et décortiqués par l’auteur qui nous convie à un banquet aussi populaire que littéraire.
Sandra Moussempès publie Chambre Obscura, une anthologie augmentée réunissant plus de trente années d’écriture, de présences fantomatiques et de performances sonores.
Rompue à l’écriture des « choses » et du « monde », et plus généralement à ce que d’aucuns appellent « paysage », c’est-à-dire à l’ensemble des formes, essences, phénomènes et modalités selon lesquels le monde extérieur se présente à nous, Virginie Gautier a pris cette fois, pour objet et sujet, la nuit.
« Les hommes politiques ne lisent pas de livres », a coutume de répéter Pacôme Thiellement. Sans doute ne lisent-ils pas du tout. À tel point que leur fréquentation du langage, de la parole, se trouve biaisée dès lors qu’ils l’utilisent, qu’ils la profèrent.
Nous sommes des milliardes, aux éditions Lanskine, est un livre à mettre entre toutes les mains et de manière urgente.
Deux livres de Forough Farrokhzâd viennent de paraître simultanément dans une nouvelle traduction : l’un rassemble des textes en prose (principalement des lettres, avec des nouvelles, un récit de voyage en Europe, le scénario de la Maison est noire, quelques articles et des entretiens) ; l’autre, l’œuvre poétique complète, qui comprend cinq recueils, La Prisonnière (1954), Le Mur (1955), Rébellion (1956), Une autre naissance (1964) et Croyons à l’approche de la saison froide (posthume).
« Quand j’étais un enfant / Un dieu souvent me retirait / Des cris et du fouet des hommes. / Je m’amusais alors en sûreté / Et bien avec les fleurs du bois, / Et les brises menues du ciel / S’amusaient avec moi. »
L’écriture de Véronique Pittolo s’appuie sur une logique sérielle et sur le montage entre séries, des sortes de greffes.