Diacritik l’affirmait haut et fort de la sortie en salles des Garçons sauvages en salles, en février dernier : « l’un des plus beaux films qu’il nous sera donné de voir cette année ». Nous republions notre entretien avec Bertrand Mandico, réalisateur de cette transe spectatorielle érotique, visqueuse, poilue et fantasmagorique alors que le film sort en DVD, aujourd’hui.

La France a refusé l’année dernière la mention « intersexe » à un transgenre qui en faisait la demande sous prétexte que, d’après la Cour de cassation, cela « aurait des répercussions profondes sur les règles du droit français construites à partir de la binarité des sexes ». Le monde de la recherche scientifique, qui se veut humaniste et progressiste, témoigne, lui aussi, de sa difficulté à prendre en compte la question de la parité. Nous vivons dans un monde, force est de le constater, qui se révèle toujours victime du modèle patriarcal.

Quand des militants d’extrême droite disent avoir « raccompagné » des migrants à la frontière franco-italienne et que le parquet de Gap doit classer l’enquête sans suite faute « d’infraction constatée », et ce en une petite semaine, on se frotte les yeux d’incrédulité. Pourtant, l’information est bien là, ce n’est pas même une « mauvaise blague ».

Disponible en intégrale sur OCS, la série de Steven Soderbergh ne bénéficiera ici que d’une critique partiale et partielle. Partiale, parce que le seul nom du réalisateur de Sexe, Mensonges et Vidéo, Traffic ou la trilogie Ocean’s est un gage de qualité a priori ; partielle, parce que la mini-série développée pour HBO a été pensée comme une expérience interactive, déclinée en application mobile et pour ordinateur, mais uniquement disponible aux États-Unis.

En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec le collectif Panthère Première, pour leur épatante revue.

A cause des hésitations, des lenteurs et oppositions plus ou moins larvées de la part du gouvernement actuel – mais déjà du précédent –, la PMA pour toutes les femmes n’est toujours pas autorisée en France. L’éventualité très vague de sa mise à l’ordre du jour législatif voit revenir sur la scène médiatico-politique les agités de la mal nommée Manif pour tous. Celle-ci, tentant de réactiver les stratégies qui ont fait son succès lors de l’épisode de l’égalité des droits, envahit à nouveau l’espace public de ses affiches, de sa présence bruyante et nauséabonde, de ses discours absurdes et mensongers. La Manif pour tous a surtout retrouvé la voie des plateaux de télévision, complices euphoriques des discours pour le moins LGBTphobes que ce groupe communautariste déverse impunément depuis plusieurs années.