Diacritik
Comment dire l’expérience d’un ailleurs en passe de devenir le présent globalisé quand on ressent un immédiat « sentiment d’irréalité. L’impression de ne pas être là » ? Tel pourrait être le problème qui se pose à Alexandre Labruffe pour (d)écrire son Hiver à Wuhan et (re)composer depuis des mots arrachés à l’« irréalité » comme un récit projeté et démantelé parce que l’auteur se trouve, justement, sur les lieux d’une crise mondiale venant percuter tout ce qu’il avait imaginé ou pré-vu.
Matt Arquette a déchiré le film plastique et il est parvenu à la porte qui séparait la pièce de l’atelier où Ricard fabriquait des circuits imprimés sous mes ordres, en pensant que si ma mère le voyait elle lui reprocherait à nouveau de rôder là où il n’est pas autorisé : je ne vois pas ce que ma mère venait faire dans cette histoire mais Matt a aperçu le Consul, de dos.
Alors qu’elle est enceinte, Dounia Wolteche-Bovet sent le besoin d’interroger sa mère Axelle en lutte avec un troisième cancer. La nécessité est telle que le geste cinématographique se fait fatalement dans l’urgence et une certaine économie de moyens dont le film tire un charme et une puissance indéniables.
A l’occasion de la publication de son livre Capitale Songe, publié aux éditions de l’Ogre, entretien avec Lucien Raphmaj réalisé lors d’une présentation organisée ce 24 septembre par la librairie La petite Egypte (75002).
Nous, membres de la communauté éducative du lycée Mozart du Blanc-Mesnil, devant l’insécurité sanitaire dont nous sommes quotidiennement témoins depuis la rentrée, avons été contraints de débrayer ce vendredi 25 septembre 2020 pour alerter notre direction et obtenir un certain nombre de réponses à nos questions.
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Phénoménologie de l’écoute de Günther Anders est de ces livres qui ont le pouvoir d’attirer les musiciens, tout en les tenant à distance, la plupart d’entre eux (dont je suis) ne pouvant les lire qu’en non philosophe.
La présente séquence à la maison de passe de Jupien fait partie de ces scènes fantasmatiques comme il en est plus d’une dans la Recherche.
Ne me secouez pas, je suis plein de chansons. Rien que ce matin, il n’est que 10h18, j’en ai déjà écouté sept ou huit.
Extrait de la compilation « Mes Années Godard 1964-1966 » (RCA Victor, 2020).
« La langue se souvient de toutes les phrases qu’elle a dites, de tous les mots qui sont venus la rendre vive et la parer. Chaque mot est la surface d’apparition d’un sens qui s’est constitué peu à peu, au cours de siècles et de siècles de formation. » Il en va, d’une certaine manière, de même avec l’œuvre de Jean-Christophe Bailly (dont je viens de citer deux phrases, extraites de Saisir, 2018, p. 121) : chacun de ses essais se souvient de toute une constellation de livres dont il actualise et relance la réflexion proliférante.
Le vif et subtil essai de Jérôme Meizoz prolonge des réflexions menées depuis près de quinze ans sur la posture littéraire : de Rousseau à Houellebecq, il s’agit de dessiner l’histoire de la littérature « en personne », à travers le souci de l’incarnation et de la présence médiatique de l’écrivain, depuis l’entrée dans l’ère moderne.