Palpitant et enlevé : tels sont les mots qui viennent spontanément à la lecture d’Adultère, le nouveau roman d’Yves Ravey qui paraît ces jours-ci chez Minuit. Au cœur d’un désastre financier qui l’oblige à fermer son commerce, Jean Seghers, le narrateur, est comme conduit, presque malgré lui, à s’inquiéter de son entourage et bientôt à tout vouloir liquider. Véritable page turner, Adultère se donne comme un récit qui ne cesse de nourrir une réflexion sur l’identité et l’empreinte spectrale des images dans nos vies. Autant de raisons pour que Diacritik aille à la rencontre du romancier le temps d’un grand entretien.

Nous voudrions beaucoup de calme pour lire, écrire, contempler les photographies… :

Une image, à condition qu’elle nous poursuive, souligne chaque heure qui passe. Certaines, on ne peut s’en détacher. D’autres vous accompagnent de loin. En silence. Accompagner, c’est signifier.

D’abord, si j’observe les photos Berlin 2005, c’est une question de surfaces nettement découpées, aplats homogènes, parcelles géométriques ajustées par contraste, idée de l’équilibre à atteindre.

Matt Arquette a déchiré le film plastique et il est parvenu à la porte qui séparait la pièce de l’atelier où Ricard fabriquait des circuits imprimés sous mes ordres, en pensant que si ma mère le voyait elle lui reprocherait à nouveau de rôder là où il n’est pas autorisé : je ne vois pas ce que ma mère venait faire dans cette histoire mais Matt a aperçu le Consul, de dos.