Alice et Artémis sont ses muses. La mythologie entremêlée aux sciences de la botanique, la géologie, la minéralogie sont ses sujets. Depuis 60 ans, l’œuvre de Paul Armand Gette se déploie au travers de livres, de dessins, de sculptures, de photographies, voire de traces de ces photos. L’érotisme y a une place maitresse tout en laissant aux modèles l’initiative et la liberté de leurs poses.
art contemporain
Avec « Je te rends ce qui m’appartient, tu me rends ce qui t’appartient », Sara Ouhaddou semble transformer la galerie Polaris en réserve d’un musée archéologique, à moins qu’il ne s’agisse d’une boutique qui vendrait des blocs de savon brut. A l’entrée, une enseigne lumineuse et kitsch fait défiler un message écrit avec des caractères qui ressemblent à des caractères arabes mais que même les arabophones, pourtant, ne peuvent déchiffrer. Dès le premier abord, donc, la logique esthétique qui est à l’œuvre dans cette exposition est déployée pour troubler l’évidence du visible comme la clarté du dicible, pour suspendre le sens en le pluralisant.
Alors que la terre entière n’a jamais eu autant la tête rivée sur Netflix, j’ai eu le plaisir de découvrir parmi les choix proposés par la plateforme un film made in USA qui, à mon goût, est passé bien inaperçu lors de sa sortie : Velvet Buzzsaw de Dan Gilroy, distribué début 2019 exclusivement sur le géant du streaming.
La typographie allongée jusqu’à la limite de la lisibilité est sa marque de fabrique. Artiste engagée dont les textes, issus de la littérature, dénoncent la société de consommation, lancent des cris de révolte, ou militent contre l’oubli des artistes-femmes. Tania Mouraud s’est emparée de l’espace urbain, en 1977, par le détournement de panneaux publicitaires, aussi est-elle considérée par certains comme la marraine des Street Artists.
La confrontation de l’art contemporain aux œuvres classiques est devenue un exercice de prédilection de bon nombre de musées. Le musée de l’Orangerie a été plus audacieux encore, en invitant une artiste franco-suisse, Agnès Thurnauer, à installer de façon pérenne une série de sculptures-bancs.
Le 12 mars dernier a eu lieu chez Jean Fournier le vernissage de l’exposition Ensecrètement de Bernard Moninot, la troisième personnelle de l’artiste dans cette galerie, après Entre-temps en 2015 et Chambre d’écho en 2018.
Depuis 2012, le musée Guggenheim met en ligne la version numérique gratuite de nombre de ses catalogues. Ces archives gratuites en ligne regroupent désormais 205 titres, que vous pouvez tranquillement feuilleter en attendant la réouverture des musées.
L’exposition Désidération, qui se tient actuellement à la galerie des Filles du Calvaire, est initiée par le photographe et artiste pluridisciplinaire SMITH. Mais Désidération réunit et mobilise aussi un ensemble d’autres intervenants comme le musicien Akira Rabelais, l’écrivain et critique Lucien Raphmaj, ou le studio Diplomates.
J’ai rencontré Florent Audoye dans les bas-fonds festifs de Marseille, artiste en résidence à Triangle France – Astérides, à la Friche Belle de Mai en hiver dernier. Florent Audoye est né en 1985 à Montpellier et sa recherche actuelle se veut une critique de la bureaucratie et de l’administration comme antagonistes du vivant, une réflexion pertinente sur le corps contemporain. Rencontre et entretien.
En prélude au 29e Salon de la Revue qui se tiendra le 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec la dynamique et passionnante revue Gros Gris.
Lorsqu’ils se rencontrent, Bruno Gibert, auteur et narrateur des Forçats, et Édouard Levé sont deux inconnus. Leur œuvre est devant eux, double quête, celle d’une forme singulière, celle d’un nom à faire connaître au monde. Peu à peu tout s’ébauche et tout se déséquilibre : Bruno devient le spectateur à la fois fasciné et irrité d’Édouard. Les forçats est tout autant le portrait de deux jeunes hommes en artistes que celui d’une génération qui se cherche, tout autant une autofiction qu’une exofiction, avec Édouard Levé pour centre et attraction/désastre.
Il y a quelques semaines, le 6 novembre, Diacritik a publié un article tournant notamment autour des écrits d’Éric Suchère et de la personnalité de Jean Fournier (1922-2006), dont la galerie, toujours en activité, contribue depuis quelques temps à publier la plus que recommandable collection Beautés.
« Mon cœur pareil à une flamme renversée
Les rois qui meurent tour à tour naissent au cœur des poètes
Dans ce miroir je suis enclos vivant et vrai comme on imagine les anges et non comme sont les reflets » (Guillaume Apollinaire)
Eroica s’inspire de la vie de Jean-Michel Basquiat, et pourtant on aurait tort d’y lire simplement la narration d’une vie d’artiste.