Arnaud Labelle-Rojoux est un artiste que je connais depuis longtemps. Je le connais personnellement et artistiquement, ce qui est la même chose, si on suit la logique de l’art dans la vie, l’art comme moyen de rendre la vie plus intéressante que l’art (citation de Robert Filliou).
art contemporain
Comment hériter de la mémoire de l’Institut für Sexualwissenschaft, dit Institut de sexologie, lancé par Magnus Hirschfeld en 1919 ?
Frank Smith présente « Juste après même si » à la galerie parisienne Même si, exposition qui déploie plusieurs projets complémentaires, cinématographiques, plastiques, littéraires.
Jusqu’au 30 Juin 2024, le Palais de Tokyo accueille sous le commissariat de François Piron une exposition collective sur le thème de la psychothérapie institutionnelle qui rassemble le travail d’artistes concevant le collectif et l’art comme un idéal social aspirant à l’épanouissement et à l’émancipation des personnes placés dans divers établissements de santé mentale. Cette manifestation réunit également la parole de praticiens, de soignants et d’éducateurs partageant le désir de continuer à transformer ces lieux d’isolement.
En 51 ans, cette foire est devenue un label qui s’est implanté à Miami en 2002 et à Hong Kong en 2013. Elle est également un marqueur de notoriété pour les galeries participantes. Reconnue comme le lieu de rendez-vous incontournable des collectionneurs, Art Basel est la foire d’art contemporain à laquelle toutes les galeries aspirent à être élues… Plus de 250 galeries se disputent le privilège d’exposer et plus de 4000 artistes y sont représentés.
Parmi les boites de bouquinistes sur le bord de la Seine, il en est une, « La Boite 31 », qui se démarque des autres car elle est l’œuvre d’une artiste. Marie-Ange Guilleminot l’a conçue comme une expérience dans l’espace public : boite volante qui peut se déplacer à l’étranger, boite-valise qui contient des livres d’artistes (les siens et ceux de ses amis artistes), boite-rencontre où le public peut parfois devenir acteur de ses installations.
Comme son titre l’indique, l’exposition « Quelque part entre le silence et les parlers », concerne le langage, les langues, leur pluralité mais aussi le fait de parler, une parole plurielle, des énonciations diverses, objectives et subjectives.
Artiste nomade, Maral Bolouri quitte l’Iran post-révolutionnaire à l’âge de 26 ans pour la Malaisie puis s’installe au Kenya. En 2017, elle y remporte le prestigieux prix sud-africain Absa L’Atelier, en 2017, associé à une résidence à la Cité internationale des arts à Paris. La France l’a choisie, dit-elle. Elle s’y installe et obtient son permis de séjour.
Amoureux de la poésie, Jean-François Guillon déploie la polysémie des mots dans le champ des arts plastiques et du spectacle vivant. Ses performances sont des partitions visuelles comme l’annonce le titre de l’une d’entre elles : « Tout dire du rien, rien dire du tout ».
Post-it, bouts de papier griffonnés, morceaux de nappe raturés : c’est toute une collection de mots qui dessine le monde silencieux de Joseph Grigely. Il nous donne à voir la matérialisation du langage. Étant devenu sourd à l’âge de 10 ans, il utilise principalement l’écrit pour communiquer avec autrui, ceux qui entendent et ne connaissent pas la langue des signes. Son œuvre, ses conversations sont des échanges qui débordent le langage, il crée une esthétique de la trace.
L’illusion onirique, l’imitation ambiguë, la fantaisie humoristique habitent les œuvres de Martine Aballéa, qu’il s’agisse d’installations, de photographies ou de contes. La perception du monde qu’elle restitue est empreinte de jeux de lumières, d’images colorisées et de typographies variées car le texte est souvent présent dans ses propositions visuelles.
Frank Smith est un artiste du langage. Guantanamo est élu, en 2014, meilleur livre de poésie par Le Huffington Post. Entre poésie contemporaine et film-manifeste se loge son œuvre. Il questionne l’actualité, le pouvoir, la violence des hommes, il décortique le sens des mots et compose le mirage des images.
Villeglé est un poète, flâneur urbain, qui découpe les affiches, cadre et lacère le papier. Il associe des fragments de sens, détourne les messages et ce faisant révèle l’époque.